Cinéma - Protestation contre l'industrie publicitaire Les stars en grève
le 17 juin 2000 à 00h00
Au cri de «nous vaincrons !», une cinquantaine de stars du cinéma et de la télévision ont apporté cette semaine à Los Angeles leur soutien aux milliers d’acteurs en grève depuis plus de six semaines contre l’industrie publicitaire. «Nous sommes à l’aube d’un monde nouveau», a lancé Richard Dreyfus à une foule de quelque 500 grévistes réunis au siège du Syndicat d’acteurs (SAG) et de la Fédération américaine d’artistes de la radio et la télévision (AFTRA). La grève a été décidée après la suspension le 31 mars par l’industrie publicitaire du système du «paiement à la diffusion», qui garantissait aux acteurs une rémunération à chaque fois qu’une même publicité était diffusée sur l’une des quatre grandes chaînes de télévision. Alors qu’Elliot Gould, Frances Fisher, Billy Waldin, Shari Belafonte, Harry Hamlin, Noah Wyle et tant d’autres encourageaient leurs camarades grévistes, des dirigeants du SAG et de l’AFTRA étaient réunis avec des représentants de l’industrie publicitaire à New York. «L’avenir de cette négociation est en jeu en ce moment même», a déclaré Frances Fisher, qui a joué le rôle de la mère de Kate Winslett dans Titanic. «L’avenir des acteurs est en jeu», a-t-elle poursuivi. «Ce qu’ils nous proposent est ridicule : nous ne céderons pas». Depuis le 1er mai, des milliers d’acteurs refusent de participer à des tournages de spots publicitaires afin de faire pression sur l’industrie publicitaire pour qu’elle accepte leurs conditions. Les milieux publicitaires assurent que l’impact de cette grève est nul et que «les affaires continuent comme d’habitude» alors que les syndicats, qui représentent plus de 135 000 personnes, soulignent que «la production de spots a été ralentie, voire arrêtée dans certains cas». Selon les chiffres de l’organisme qui octroie les autorisations pour des tournages en extérieurs, l’Entertainement Industry Development Corp (EIDC), la production de publicités a été réduite de moitié en raison de la grève. Un responsable de l’EIDC a par ailleurs estimé que la grève coûte à l’économie de la ville de Los Angeles 1 million de dollars par jour. Le journal Daily Variety a calculé de son côté que le SAG et l’AFTRA ont jusqu’à 2 millions de dollars par jour de manque à gagner. Les acteurs demandent désormais non seulement le rétablissement de l’ancien système de rémunération mais également qu’il soit étendu aux chaînes câblées et à l’Internet. «Les acteurs ne demandent aucun favoritisme, ils veulent la justice sociale», a résumé l’acteur comique Steve Allen. Les grévistes, qui portent des T-shirts sur lesquels on peut lire : «La publicité paie, pas les publicitaires», font valoir que le coût du travail d’un acteur ne représente que 2% d’une campagne publicitaire. Les négociations ont été rompues le 14 avril, lorsque les publicitaires ont présenté leur dernière offre : 4 200 dollars par jour de travail pour toute publicité diffusée sur toutes les chaînes y compris câblées et sur l’Internet pendant 13 semaines. Les deux parties se sont retrouvées à New York pour évaluer la possibilité d’un retour à la table de négociations.
Au cri de «nous vaincrons !», une cinquantaine de stars du cinéma et de la télévision ont apporté cette semaine à Los Angeles leur soutien aux milliers d’acteurs en grève depuis plus de six semaines contre l’industrie publicitaire. «Nous sommes à l’aube d’un monde nouveau», a lancé Richard Dreyfus à une foule de quelque 500 grévistes réunis au siège du Syndicat d’acteurs (SAG) et de la Fédération américaine d’artistes de la radio et la télévision (AFTRA). La grève a été décidée après la suspension le 31 mars par l’industrie publicitaire du système du «paiement à la diffusion», qui garantissait aux acteurs une rémunération à chaque fois qu’une même publicité était diffusée sur l’une des quatre grandes chaînes de télévision. Alors qu’Elliot Gould, Frances Fisher, Billy Waldin,...
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