Amnesty relève toujours de graves violations en Syrie
le 15 juin 2000 à 00h00
Le rapport annuel de l’organisation internationale des droits de l’homme, Amnesty International, publié hier, souligne que de «graves violations» des droits de l’homme sont toujours en cours en Syrie, malgré quelques améliorations. L’édition 2000 de ce rapport relève des centaines d’arrestations de personnes pour des motifs politiques. Amnesty souligne que ces arrestations concernent «des membres de partis islamiques non autorisés», dont 500 personnes membres de deux mouvements, al-Ikhwan al-muslim (frères musulmans) et Hizb al-Tahrir (parti de la libération), interpellées dans les villes de Homs (centre), Damas et Alep (nord). Elles sont détenues «sans moyens de communication» à Damas. Toujours selon le rapport, l’ancien secrétaire général adjoint du parti al-Ikhwan al-muslim «a été tué par balle en décembre 1999». Des centaines de prisonniers, dont des prisonniers de conscience, demeuraient en prison «sans jugement ou après un procès sommaire» devant la Cour suprême de sécurité de l’État (CSSE), ajoute le rapport, citant les noms de Mohammad Ghanim, médecin, et Fayçal Allouch, étudiant, condamnés tous deux à 15 ans de travaux forcés. Un porte-parole d’Amnesty a estimé ce chiffre à 1 500. Le rapport révèle également que «torture et mauvais traitement demeurent une routine, spécialement au début de la détention des prisonniers», notamment à la prison militaire de Tadmor (Palmyre en arabe, dans le centre du pays). Amnesty indique aussi qu’un ressortissant libanais est décédé en détention en 1999, à la prison de Seydnaya, à environ 30 kilomètres au nord de Damas, «mettant ainsi en évidence les graves défaillances des autorités syriennes à améliorer les conditions de détention». Par ailleurs, le rapport ajoute qu’au moins une personne a été portée disparue en 1999 alors que «des cas d’un certain nombre de personnes disparues n’avaient toujours pas été réglés». Amnesty a toutefois relevé des améliorations, notamment la libération d’un «nombre indéterminé» de prisonniers, pour la plupart accusés de délits économiques et l’assouplissement des restrictions de voyager imposées aux Syriens. Après la mort samedi du président syrien Hafez el-Assad, Amnesty International avait appelé lundi le futur gouvernement syrien à «tourner la page» en libérant «immédiatement» tous les détenus politiques emprisonnés sans jugement. «Nous appelons le nouveau gouvernement à tourner la page sur le passé et de libérer immédiatement les prisonniers politiques et les prisonniers de conscience qui ont été emprisonnés sans jugement», avait déclaré un porte-parole.
Le rapport annuel de l’organisation internationale des droits de l’homme, Amnesty International, publié hier, souligne que de «graves violations» des droits de l’homme sont toujours en cours en Syrie, malgré quelques améliorations. L’édition 2000 de ce rapport relève des centaines d’arrestations de personnes pour des motifs politiques. Amnesty souligne que ces arrestations concernent «des membres de partis islamiques non autorisés», dont 500 personnes membres de deux mouvements, al-Ikhwan al-muslim (frères musulmans) et Hizb al-Tahrir (parti de la libération), interpellées dans les villes de Homs (centre), Damas et Alep (nord). Elles sont détenues «sans moyens de communication» à Damas. Toujours selon le rapport, l’ancien secrétaire général adjoint du parti al-Ikhwan al-muslim «a été tué par balle en...
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