Arconada, Zubizarreta, Molina, la malédiction espagnole
le 15 juin 2000 à 00h00
Une malédiction semble s’acharner sur les gardiens de but de la sélection espagnole après les erreurs devenues historiques de Luis Arconada à Paris à l’Euro84, d’Andoni Zubizarreta un 13 juin au Mondial-98 en France, et enfin, un même 13 juin, de José Molina face à la Norvège (0-1) à Rotterdam (groupe C), lors de l’Euro2000 de football. Arconada, l’ancien rempart de la Real Sociedad (D1 espagnole), ne s’est jamais remis du coup franc réussi par le Français Michel Platini en finale de l’Euro84 au Parc des Princes (2-0 pour la France). L’action est devenue un standard. «Une Arconada» est désormais un ballon qui passe sous le ventre du gardien de but. Luis Maria Arconada n’a jamais voulu s’exprimer sur ce but malheureux. Aujourd’hui encore, l’ancien joueur se mure dans le silence. «S’il avait déposé cette marque («une Arconada»), il serait devenu milliardaire», avance un joueur de l’équipe d’Espagne avec ironie. Un autre Basque a marqué l’histoire du football espagnol : Andoni Zubizarreta, le gardien aux 126 sélections, record toutes catégories. Joueur de base du sélectionneur Javier Clemente, «Zubi» jouait, qu’il soit en forme ou pas, et parfois même blessé. Le 13 juin 1998 à Nantes, souffrant pourtant d’une légère contracture à un mollet, Clemente décide de le titulariser lors du premier match du Mondial-98. Erreur fatale : un centre du Nigérian Lawal et Zubizarreta fait une faute énorme qui coûte un but à son équipe (3-2 pour le Nigeria). Il y avait eu une Arconada, il y aura désormais une Zubi, avant que Molina ne rejoigne ses illustres prédécesseurs au panthéon des responsables de buts idiots. « Dans l’histoire » Premier match de l’Espagne, considérée comme l’une des favorites de l’Euro, et première bourde qui plonge dans le doute tout un pays qui se voyait déjà champion. Comme d’habitude. «La première chose que j’ai faite en rentrant dans ma chambre d’hôtel c’est de téléphoner à mon ami Aguilera (joueur de l’Atletico Madrid)», a indiqué Molina avant d’enchaîner dans un long monologue en forme d’aveu : «Mon erreur restera dans l’histoire du football espagnol. C’est comme ça. Même ma mère a dû voir que je ne pouvais pas avoir le ballon. La grandeur du football c’est ça, voir qu’une erreur, comme la mienne, fait autant de remous au sein même du gouvernement espagnol. Mais cela fait mal quand on sait la somme des efforts qu’il faut faire pour être là. Il faudra du temps pour oublier». Jouera-t-il dimanche à Amsterdam contre la Slovénie ? Le sélectionneur José Antonio Camacho a maintenu le suspense en déclarant qu’il y aurait deux à trois changements pour ce match déjà décisif, mais sans citer de nom.
Une malédiction semble s’acharner sur les gardiens de but de la sélection espagnole après les erreurs devenues historiques de Luis Arconada à Paris à l’Euro84, d’Andoni Zubizarreta un 13 juin au Mondial-98 en France, et enfin, un même 13 juin, de José Molina face à la Norvège (0-1) à Rotterdam (groupe C), lors de l’Euro2000 de football. Arconada, l’ancien rempart de la Real Sociedad (D1 espagnole), ne s’est jamais remis du coup franc réussi par le Français Michel Platini en finale de l’Euro84 au Parc des Princes (2-0 pour la France). L’action est devenue un standard. «Une Arconada» est désormais un ballon qui passe sous le ventre du gardien de but. Luis Maria Arconada n’a jamais voulu s’exprimer sur ce but malheureux. Aujourd’hui encore, l’ancien joueur se mure dans le silence. «S’il avait...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.