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Actualités - Chronologie

Le syndrome de la prolongation

Les champions du monde ont mis un terme au syndrome de la demi-finale perdue en prolongation en se qualifiant pour la finale de l’Euro2000 de football, hier à Bruxelles, contre le Portugal (2-1) au terme d’un match à sensation et haletant jusqu’au bout. La France disputait en effet sa sixième demi-finale dans un tournoi majeur depuis 1982. À deux reprises, elle avait été contrainte à la prolongation. À chaque fois, elle avait perdu. Cela avait notamment été le cas contre la République tchèque à l’Euro de 1996 en Angleterre, à ce même stade de la compétition. Pourtant, misant sur la règle du but en or pour éviter l’épreuve des tirs au but, les Bleus ont pris cette prolongation à bras le corps, comme s’ils n’avaient pas disputé un match au couteau contre l’Espagne trois jours plus tôt. Pour essayer de faire la différence, Roger Lemerre dérogeait même à sa légendaire prudence en faisant entrer ses trois remplaçants, comme par hasard, deux attaquants, Wiltord, Trezeguet et un milieu à vocation offensive, Robert Pires. Cette prolongation était à l’image du reste du match, complètement débridée avec des renversements de situation continuels malgré une domination des Tricolores qui se créaient un plus grand nombre d’occasions. Après une bonne demi-douzaine d’occasions, le dénouement avait lieu dans les dernières minutes. David Trézéguet s’engageait en force au centre de la défense mais Vitor Baia intervenait une nouvelle fois. Pourtant, il relâchait le ballon. Sylvain Wiltord en embuscade ne laissait pas passer l’occasion et plaçait un tir en force au premier poteau. Abel Xavier, très discrètement, le détournait de la main. L’action échappait à l’arbitre autrichien Guenter Benko, mais pas à son assistant, le Belge Roland Van Nylen, qui restait figé le drapeau en l’air. Après consultation, M. Benko sifflait le penalty, provoquant la colère des Portugais. Zidane ne se laissait pas troubler par la confusion ambiante et trouvait la concentration nécessaire pour projeter la France en finale.
Les champions du monde ont mis un terme au syndrome de la demi-finale perdue en prolongation en se qualifiant pour la finale de l’Euro2000 de football, hier à Bruxelles, contre le Portugal (2-1) au terme d’un match à sensation et haletant jusqu’au bout. La France disputait en effet sa sixième demi-finale dans un tournoi majeur depuis 1982. À deux reprises, elle avait été contrainte à la prolongation. À chaque fois, elle avait perdu. Cela avait notamment été le cas contre la République tchèque à l’Euro de 1996 en Angleterre, à ce même stade de la compétition. Pourtant, misant sur la règle du but en or pour éviter l’épreuve des tirs au but, les Bleus ont pris cette prolongation à bras le corps, comme s’ils n’avaient pas disputé un match au couteau contre l’Espagne trois jours plus tôt. Pour essayer de...