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Actualités - Chronologie

Jazz Un été chaud au Blue Note (photos)

La saison estivale démarre en force dans ce temple beyrouthin du jazz qu’est le Blue Note de la rue Makhoul, où un programme de haute qualité, faisant abondamment appel aux artistes étrangers de renommée internationale, est en cours de préparation. Dès la semaine prochaine (5, 6, 7, 8 puis 12, 13, 14 et 15 juillet), on pourra applaudir le guitariste Thierry Paul qui, à moins de 40 ans, s’affirme comme un des grands noms du jazz français. Aussi à l’aise dans la bossa nova que dans la fusion, le funk ou le swing, Thierry Paul est aussi un des interprètes les plus talentueux du répertoire du mythique Django Reinhardt. Originaire de l’est de la France et de souche espagnole, Thierry Paul est installé à Paris où il a participé à de nombreuses formations dans divers styles de musique ; il est également compositeur et arrangeur. Du 25 au 29 juillet, c’est le chanteur Joe Lee Wilson qui se produira au Blue Note, où il sera entouré de musiciens déjà bien connus du public libanais puisqu’ils sont installés depuis quelques années dans notre pays, tels le pianiste Arthur Satian, le bassiste Jack Gregg et le batteur Steve Phillips. Né en 1935 dans l’Oklahoma dans une famille de fermiers – sa grand-mère était une Indienne Creek – Wilson, comme bien des vocalistes célèbres, a d’abord chanté dans les églises. Après une sérieuse formation au conservatoire de Los Angeles, il ne tarde pas à faire ses débuts aux côtés de pointures aussi grosses que les trompettistes Miles Davis, Freddie Hubbard et Lee Morgan ou les saxophonistes Sonny Rollins, Frank Foster et Jacky MacLean ; mais on le remarquera surtout dans les orchestres formés dans les années 70 par Archie Shepp, dont le fameux Attica Blues. Installé à Paris puis à Brighton (Grande-Bretagne), Joe Lee Wilson est continuellement en tournée dans les régions les plus diverses du globe, le plus souvent entouré de son propre groupe, le très bien nommé Joy of Jazz. Sa voix de baryton richement timbrée, aux exclamations aussi puissantes que chaleureuses, lit-on dans le Dictionnaire du Jazz (Éd. Robert Laffont), font de Joe Lee Wilson «un des improvisateurs les plus convaincants, capable d’étendre son répertoire à tous les confins du jazz, du gospel à l’aimable ballade, déployant une aisance particulière dans les pièces fortement rythmées : tout cela sans jamais se départir de l’âpreté ni de la force suggestive du blues, ce qui, allié à un solide optimisme dans l’intonation, donne à toutes ses chansons un entrain peu commun». Tout aussi enthousiaste est ce commentaire de Francis Marmande dans Le Monde/Culture : «Il chante en force, fait un usage de vieux routier du micro et des effets, ménage d’excellents rôles à ses partenaires et monte un répertoire avec la rigueur invisible d’une comédie américaine. Il chante, proclame, crie, célèbre Billy Eckstine, Big Joe Turner, Chaplin. Il décline avec joie les grandes villes du monde entier, sur un “Summertime” revisité…»
La saison estivale démarre en force dans ce temple beyrouthin du jazz qu’est le Blue Note de la rue Makhoul, où un programme de haute qualité, faisant abondamment appel aux artistes étrangers de renommée internationale, est en cours de préparation. Dès la semaine prochaine (5, 6, 7, 8 puis 12, 13, 14 et 15 juillet), on pourra applaudir le guitariste Thierry Paul qui, à moins de 40 ans, s’affirme comme un des grands noms du jazz français. Aussi à l’aise dans la bossa nova que dans la fusion, le funk ou le swing, Thierry Paul est aussi un des interprètes les plus talentueux du répertoire du mythique Django Reinhardt. Originaire de l’est de la France et de souche espagnole, Thierry Paul est installé à Paris où il a participé à de nombreuses formations dans divers styles de musique ; il est également compositeur et...