On prend les mêmes et on recommence. La politique économique du Japon, cocktail de plans de relance et protections savamment accordées à certains secteurs, est peu susceptible de varier en dépit du camouflet infligé par l’électorat au camp conservateur au pouvoir. Fondamentalement, «il n’y a aucun changement : on a le même gouvernement, la même politique, les mêmes bonnes vieilles recettes», a résumé Russel Jones, chef économiste chez Lehman Brothers. Le Parti libéral démocrate (PLD) qui domine la vie politique depuis 50 ans, a perdu 38 sièges lors du scrutin législatif de dimanche mais, grâce à l’appoint du Komeito et du Parti conservateur, il dispose encore d’une confortable majorité de 271 députés sur 480. Cet assemblage hétéroclite ne changera pas d’orientation, selon les économistes, et continuera de recourir à des programmes massifs de dépenses publiques (ponts, routes et autres grands travaux ou aides aux petites entreprises) afin de stimuler une économie encore chancelante (0,5 % de croissance en 1999-2000). «Le nouveau gouvernement va maintenir sa politique expansionniste sur l’exercice 2000 (jusqu’en mars 2001) et peut-être l’année suivante», a indiqué Shunji Shirota, chef économiste de SG Securities. Compte tenu de la dépendance accrue du PLD vis-à-vis des sièges du Komeito lui-même soutenu par la puissante secte bouddhiste Soka Gakkai, il est probable qu’une partie de la manne publique se déversera aussi sur les personnes âgées et les familles, grands protégés de la secte. Le scrutin a en tout cas éloigné la perspective d’un Japon mené par une équipe de réformateurs, soucieux d’ouvrir rapidement le pays sur le reste du monde et de libéraliser des secteurs encore largement protégés comme le bâtiment, l’énergie, le commerce ou la téléphonie fixe. Le Premier ministre Yoshiro Mori a averti aussi qu’il n’y aurait pas de resserrement de la politique budgétaire avant que l’économie n’atteigne 2 % de croissance, hypothèse prévue au plus tôt pour 2001-2002. Un nouveau plan de relance de 5 000 à 10 000 milliards de yens (51 à 102 millions d’euros) est d’ores et déjà prévu à l’automne pour donner un «dernier coup de pouce», malgré un endettement qui frise les 150 % du PIB, selon certains économistes.
On prend les mêmes et on recommence. La politique économique du Japon, cocktail de plans de relance et protections savamment accordées à certains secteurs, est peu susceptible de varier en dépit du camouflet infligé par l’électorat au camp conservateur au pouvoir. Fondamentalement, «il n’y a aucun changement : on a le même gouvernement, la même politique, les mêmes bonnes vieilles recettes», a résumé Russel Jones, chef économiste chez Lehman Brothers. Le Parti libéral démocrate (PLD) qui domine la vie politique depuis 50 ans, a perdu 38 sièges lors du scrutin législatif de dimanche mais, grâce à l’appoint du Komeito et du Parti conservateur, il dispose encore d’une confortable majorité de 271 députés sur 480. Cet assemblage hétéroclite ne changera pas d’orientation, selon les économistes, et...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.