On en parle peu de cette maladie de la peau répandue pourtant assez largement dans tous les pays. Il semble qu’en France on compte un million et demi d’individus atteints de cette affection. Elle se caractérise par des plaques rouges sur lesquelles on observe des squames blanches. Dans 90 % des cas, les lésions sont limitées aux coudes, aux genoux, au cuir chevelu, parfois au bas du dos, mais dans 10 % des cas elles peuvent s’étendre sur l’ensemble du corps. Le retentissement psychologique de la maladie, cependant, ne dépend pas de son étendue. Un psoriasis du cuir chevelu qui déborde sur le front, même s’il épargne tout le reste du corps, devient source d’importantes perturbations psychologiques. La thérapie au cortisone est à la base du traitement. Si les lésions toutefois sont étendues, l’organisme s’habitue et l’efficacité de ce remède diminue. Or dès qu’on arrête la corticothérapie, les lésions réapparaissent au bout de quelques jours. Un dérivé de la vitamine D reste efficace même si les lésions s’étendent. Mais il est mal toléré par un nombre de patients à cause d’une réaction cutanée qu’il provoque de manière sélective. Un dérivé de la vitamine A, utilisé localement, limite les effets indésirables des autres et s’applique même dans les cas de lésions étendues. Son avantage supplémentaire consiste dans le fait qu’en cas d’arrêt du traitement, son action se prolonge deux à trois mois. Avantage appréciable pour les patients auxquels il offre ainsi un répit. Malheureusement lui aussi, comme les autres remèdes, entraîne des irritations. La voie thérapeutique qui associe toutes les molécules existantes donne de bons résultats en conjuguant les avantages et en limitant les effets irritants. Les lésions disparaissent assez rapidement et les rechutes sont moins fréquentes. Nouvelles données Un traitement consistant à la prise de psoralènes, préalablement à l’exposition aux rayons ultraviolets, est indiqué pour les cas à lésions étendues. L’inconvénient majeur reste la crainte qu’à la longue les rayons UV pourraient favoriser des cancers de la peau. L’application de corticoïdes locaux, en association avec la puvathérapie (rayons ultraviolets), est aussi une orientation thérapeutique qui a ses partisans, soucieux de limiter la dose des UV. Une vaste enquête entreprise récemment a permis certaines nouvelles notions concernant cette maladie : – La fréquence de la survenue du poriasis est plus grande chez les personnes accusant un excès de poids (20 % des cas contre 12 %). Quatre-vingt-dix pour cent des patients modifient leur train de vie radicalement lors des poussées, en s’isolant et en modifiant leurs activités.
On en parle peu de cette maladie de la peau répandue pourtant assez largement dans tous les pays. Il semble qu’en France on compte un million et demi d’individus atteints de cette affection. Elle se caractérise par des plaques rouges sur lesquelles on observe des squames blanches. Dans 90 % des cas, les lésions sont limitées aux coudes, aux genoux, au cuir chevelu, parfois au bas du dos, mais dans 10 % des cas elles peuvent s’étendre sur l’ensemble du corps. Le retentissement psychologique de la maladie, cependant, ne dépend pas de son étendue. Un psoriasis du cuir chevelu qui déborde sur le front, même s’il épargne tout le reste du corps, devient source d’importantes perturbations psychologiques. La thérapie au cortisone est à la base du traitement. Si les lésions toutefois sont étendues, l’organisme...
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