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Actualités - Chronologie

Notre lion est mort

«Notre lion est mort», éclate Sahar en sanglots en apprenant la mort de son président Hafez el-Assad. Sahar, la trentaine, a appris la nouvelle annoncée en milieu d’après-midi alors qu’elle vaquait à ses occupations dans le centre de Damas, où des habitants, la stupeur passée, ont commencé à se résigner à la disparition de celui dont le nom signifie lion en arabe. «Je suis bouleversé, on ne s’y attendait pas du tout, surtout maintenant», déclare de son côté Hicham, un tailleur de 31 ans, en tirant le rideau de sa boutique. Mouna, une orthopédiste d’une quarantaine d’années, dit craindre pour l’avenir. «Je suis inquiète, nous avions longtemps vécu dans un pays stable politiquement et maintenant cela risque de changer». Comme beaucoup de ses concitoyens, Mouna a appris la nouvelle de la disparition de Hafez el-Assad en regardant la télévision satellitaire qatariote al-Jazira, qui a interrompu ses programmes pour annoncer le décès de l’une des grandes figures politiques arabes de la deuxième moitié du XXe siècle. Pour Moustapha, médecin cardiologue de 70 ans, «il s’agit d’une grande perte, surtout dans les circonstances actuelles». «Il était notre chef, il était populaire et il avait réuni l’unanimité notamment sur sa politique étrangère», ajoute-t-il. Hafez el-Assad est décédé à sept jours d’une réunion du commandement du parti Baas, qu’il dirigeait depuis 1970 et qui devait consacrer l’entrée de son fils Bachar, 34 ans, dans les hautes instances du parti. Badia, 72 ans, pleure à chaudes larmes : «Je suis triste», dit-elle. «Je n’ai pas oublié Bassel», ajoute-t-elle en allusion au fils aîné du président mort en 1994 dans un accident de voiture. Dans le centre de Damas, des centaines de personnes ont manifesté leur soutien à Bachar el-Assad. «Par notre âme et par notre sang nous nous sacrifierons pour toi Bachar», ont scandé les manifestants qui ont défilé notamment place des Omeyyades, dans le centre de Damas.
«Notre lion est mort», éclate Sahar en sanglots en apprenant la mort de son président Hafez el-Assad. Sahar, la trentaine, a appris la nouvelle annoncée en milieu d’après-midi alors qu’elle vaquait à ses occupations dans le centre de Damas, où des habitants, la stupeur passée, ont commencé à se résigner à la disparition de celui dont le nom signifie lion en arabe. «Je suis bouleversé, on ne s’y attendait pas du tout, surtout maintenant», déclare de son côté Hicham, un tailleur de 31 ans, en tirant le rideau de sa boutique. Mouna, une orthopédiste d’une quarantaine d’années, dit craindre pour l’avenir. «Je suis inquiète, nous avions longtemps vécu dans un pays stable politiquement et maintenant cela risque de changer». Comme beaucoup de ses concitoyens, Mouna a appris la nouvelle de la disparition de...