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Actualités - Chronologie

Les vingt mois les plus longs de Gates n'entament pas sa combativité(photo)

Les vingt mois les plus longs de Bill Gates, soit la durée du procès antitrust contre Microsoft, n’ont pas entamé sa combativité et, à 45 ans, le fondateur du leader mondial des logiciels part en guerre pour remporter une revanche en appel. En réagissant mercredi à la décision attendue du juge fédéral Thomas Jackson de diviser le groupe en deux, Bill Gates a relancé la bataille, estimant que ce jour «était le premier d’une nouvelle phase devant la justice». Sweat-shirt et col de chemise ouvert, arborant un visage confiant avec un demi-sourire, le patron de Microsoft à l’air d’éternel étudiant avait tenu à réagir depuis son fief de Redmond, dans la banlieue de Seattle (nord-ouest), siège de Microsoft. Bill Gates a réaffirmé ses arguments. Microsoft n’a rien fait de mal et la condamnation est «une intrusion sans motif du gouvernement», a-t-il plaidé, assurant que l’affaire serait gagnée en appel. Depuis le début du procès en 1998, le patron de Microsoft a adopté différentes réactions et stratégies d’image. Lors des premières audiences où il a été appelé à témoigner pour répondre à l’accusation d’abus de position dominante, Bill Gates n’a pas daigné venir en personne à Washington et a préféré témoigner par vidéo. Il apparaissait alors cassant, peu coopératif, prenant plusieurs minutes pour lâcher un «oui» ou un «non» aux questions de l’avocat du gouvernement de la justice. Hautain et parfois méprisant dans ses réponses, le patron de Microsoft a laissé une mauvaise impression. En janvier 2000, Bill Gates a pris du recul. Il a cédé les rênes du groupe à son second Steve Ballmer pour se consacrer à ce qu’il «aime le plus», l’architecture des logiciels. Mais il reste toujours président du conseil d’administration et on le voit au Congrès ou à la Maison-Blanche défendre les intérêts de sa compagnie qui a été l’un des moteurs de la croissance des technologies de l’information dans l’économie américaine et mondiale. Il lui faut aussi rassurer les 35 000 employés du groupe sur la capacité de Microsoft à innover et garder sa place de leader sur le marché des logiciels, qui se tourne toujours plus vers l’Internet, les terminaux portables et l’électronique de grande consommation. «Il faut resserrer les rangs autour d’un seul Microsoft», a plaidé M. Gates à l’adresse de son personnel. «Nous avons un tas d’idées formidables et de nouveaux produits sur lesquels travailler dans les mois qui viennent», a-t-il insisté. À cause du procès, Microsoft a dû retarder de près d’un mois l’annonce de sa stratégie et de ses nouveaux produits dans l’Internet, intitulée «Services Windows de prochaine génération». Elle sera finalement présentée le 22 juin. Dans l’État de Washington (ouest), la saga du groupe de logiciels a un impact sur l’économie régionale. Les employés, payés en partie en stock-options, ont vu leur portefeuille fondre. Alors que le titre Microsoft cotait encore au-dessus de 100 dollars en mars, il a touché des planchers sous les 70 dollars jusqu’à la veille du jugement. Selon la chaîne CNBC, l’impact du procès sur le niveau moyen des revenus individuels dans la région est évalué à 5 milliards de dollars. La fortune en Bourse de Bill Gates est passée des sommets de près de 100 milliards de dollars à quelque 50 milliards aujourd’hui.
Les vingt mois les plus longs de Bill Gates, soit la durée du procès antitrust contre Microsoft, n’ont pas entamé sa combativité et, à 45 ans, le fondateur du leader mondial des logiciels part en guerre pour remporter une revanche en appel. En réagissant mercredi à la décision attendue du juge fédéral Thomas Jackson de diviser le groupe en deux, Bill Gates a relancé la bataille, estimant que ce jour «était le premier d’une nouvelle phase devant la justice». Sweat-shirt et col de chemise ouvert, arborant un visage confiant avec un demi-sourire, le patron de Microsoft à l’air d’éternel étudiant avait tenu à réagir depuis son fief de Redmond, dans la banlieue de Seattle (nord-ouest), siège de Microsoft. Bill Gates a réaffirmé ses arguments. Microsoft n’a rien fait de mal et la condamnation est «une intrusion...