Albright appelle à une action internationale contre le trafic sexuel
le 10 juin 2000 à 00h00
La secrétaire d’État américain Madeleine Albright a appelé à une action internationale pour mettre fin au trafic des êtres humains qui touche des millions de femmes et d’enfants. «J’invite chacun ici à se joindre à un effort multinational de plusieurs années pour gagner le combat contre le trafic», a-t-elle dit sous les applaudissements de centaines de déléguées réunies pour une conférence de l’Onu sur les femmes. Elle a souligné que «cette activité criminelle en croissance rapide était devenue mondiale». Le trafic des être humains a trait à la prostitution et au travail clandestin. Les responsables américains à la conférence de l’Onu ont indiqué que quelque 700 000 personnes étaient victimes chaque année d’un trafic, et que 50 000 d’entre elles entraient aux États-Unis. Les principales victimes sont des femmes d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, selon des sources onusiennes. Les Nations unies et des organisations non-gouvernementales ont estimé que le trafic des êtres humains avait grandi ces cinq dernières années pour devenir une industrie de 8 milliards de dollars par an. Le trafic «fausse le jeu des économies, dégrade les sociétés, accroît l’insécurité dans les quartiers et vole des millions de personnes de leurs rêves, principalement des femmes et des enfants», a déclaré Mme Albright. Le secrétaire d’État a affirmé que l’administration américaine travaillait avec le Congrès pour renforcer les lois punissant les responsables de ce trafic et mieux protéger les victimes. Elle a ajouté que les États-Unis établissaient des liens avec les gouvernements étrangers pour échanger leurs informations, coordonner leurs actions et démasquer les réseaux. «Si nous sommes divisés, nous n’avons pas d’espoir, mais si nous agissons ensemble, nous gagnerons», a-t-elle dit. Dans son discours devant l’Assemblée générale, Mme Albright a souligné que depuis Pékin, il n’était plus possible de dissocier les droits des femmes des droits de l’homme en général, et de considérer les violences contre les femmes comme une spécificité culturelle. «Quand une femme est violée, battue ou mutilée, ce n’est pas culturel, c’est criminel», a-t-elle dit, applaudie par les déléguées. «Aucun gouvernement, après Pékin, ne peut nier sa responsabilité pour stopper ces crimes», a-t-elle ajouté.
La secrétaire d’État américain Madeleine Albright a appelé à une action internationale pour mettre fin au trafic des êtres humains qui touche des millions de femmes et d’enfants. «J’invite chacun ici à se joindre à un effort multinational de plusieurs années pour gagner le combat contre le trafic», a-t-elle dit sous les applaudissements de centaines de déléguées réunies pour une conférence de l’Onu sur les femmes. Elle a souligné que «cette activité criminelle en croissance rapide était devenue mondiale». Le trafic des être humains a trait à la prostitution et au travail clandestin. Les responsables américains à la conférence de l’Onu ont indiqué que quelque 700 000 personnes étaient victimes chaque année d’un trafic, et que 50 000 d’entre elles entraient aux États-Unis. Les principales...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.