Trois médecins russes ont été tués et trois autres personnes blessées hier à Grozny lors d’une attaque attribuée aux indépendantistes, au lendemain de la décision du président russe Vladimir Poutine de placer la République directement sous son contrôle. Les médecins, accompagnés d’officiers du ministère des Situations d’urgence, circulaient à bord d’une jeep dans le centre de la capitale tchétchène lorsqu’ils ont été la cible de tirs, a indiqué le ministère des Situations d’urgence, cité par les agences. Selon l’agence AVN d’informations militaires, la voiture a entièrement brûlé et deux des corps étaient impossibles à identifier. Deux officiers grièvement blessés ont été transportés hier par hélicoptère à Mozdok (Ossétie) et samedi à Moscou. Les médecins de l’antenne russe du ministère des Situations d’urgence du territoire de Stavropol (sud) avaient pour mission d’examiner la situation sanitaire et épidémiologique de Grozny où plus de 1 200 cas d’infections intestinales ont été enregistrés, selon AVN. C’est la première fois que des médecins sont tués dans un attentat en Tchétchénie (Caucase du Nord) depuis le début de l’actuel conflit en octobre. Le 31 mai, le numéro deux de l’administration russe en Tchétchénie a été tué à Grozny, dans un attentat revendiqué par les indépendantistes. Après plus de huit mois de guerre, la République est toujours le théâtre d’opérations des indépendantistes. Deux policiers ont été tués et un autre blessé jeudi à Grozny, lors de l’explosion d’une bombe. Hier, des engins explosifs de forte puissance ont été désamorcés sur le marché de Kourtchaloï (est), à Grozny et sur la voie ferrée à Argoun (17 km à l’est de Grozny), indique-t-on de source russe. Le chef de l’administration présidentielle en Tchétchénie, désormais placée sous contrôle du Kremlin, sera nommé «dans deux ou trois jours», a annoncé hier le représentant du président pour le Caucase du Nord, le général Viktor Kazantsev. «Il ne s’agit pas de la fin de l’opération antiterroriste en Tchétchénie, mais du début d’un long chemin que nous devons faire ensemble avec le peuple tchétchène, a déclaré le général Kazantsev. La population tchétchène doit vivre dans la paix et dans le calme, elle l’a mérité». À Goudermès (est de la Tchétchénie), le général russe Ivan Babitchev a indiqué que la milice anti-indépendantiste, longtemps dirigée par Bislan Gantamirov, qui a démissionné en avril, avait été «démantelée». Parallèlement à ces mesures militaires et administratives, les autorités russes semblent avoir entrepris une campagne discrète de valorisation de la culture et du peuple tchétchènes dans la fédération russe. Jeudi soir à Moscou, le gouvernement russe a donné le coup d’envoi d’un programme «Caucase du troisième millénaire» visant à familiariser les Russes avec le patrimoine tchétchène (cinéma, danses, chants). Un ensemble de jeunes danseurs tchétchènes, le groupe Nokhtcho, a été ovationné par un public moscovite trié sur le volet.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Trois médecins russes ont été tués et trois autres personnes blessées hier à Grozny lors d’une attaque attribuée aux indépendantistes, au lendemain de la décision du président russe Vladimir Poutine de placer la République directement sous son contrôle. Les médecins, accompagnés d’officiers du ministère des Situations d’urgence, circulaient à bord d’une jeep dans le centre de la capitale tchétchène lorsqu’ils ont été la cible de tirs, a indiqué le ministère des Situations d’urgence, cité par les agences. Selon l’agence AVN d’informations militaires, la voiture a entièrement brûlé et deux des corps étaient impossibles à identifier. Deux officiers grièvement blessés ont été transportés hier par hélicoptère à Mozdok (Ossétie) et samedi à Moscou. Les médecins de l’antenne russe du...