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Actualités - Chronologie

Les donateurs veulent apporter leur contribution économique à la paix

Des bailleurs de fonds internationaux réunis à Lisbonne ont affirmé leur volonté de favoriser le développement d’une économie palestinienne autonome, afin de conforter les espoirs d’un accord de paix israélo-palestinien. «La meilleure chose que la communauté internationale puisse faire c’est d’aider la croissance économique dans les territoires palestiniens», a déclaré à la presse le ministre norvégien des Affaires étrangères, Thorbjorn Jagland, en marge d’une réunion du Comité de liaison ad hoc d’aide aux Palestiniens, qu’il présidait. Ce comité a réuni jeudi et hier à Lisbonne les pays donateurs, Israël et l’Autorité palestinienne. «L’Autorité palestinienne a fortement besoin d’une aide économique durant le processus et bien entendu après qu’un accord de paix aura été conclu», a souligné M. Jagland. Il faut aider les Palestiniens «à parvenir à l’indépendance non seulement vis-à-vis d’Israël mais vis-à-vis de l’aide internationale», a pour sa part souligné Jaime Gama, le ministre portugais des Affaires étrangères, dont le pays préside l’Union européenne. La réunion s’est ouverte dans un climat d’optimisme sur les chances de conclusion prochaine des négociations de paix israélo-palestiniennes, après le chassé-croisé diplomatique organisé par les États-Unis dans la foulée du retrait israélien du Liban-Sud. «Nous allons très bientôt voir la conclusion du processus de paix», a déclaré le ministre du Plan et de la Coopération internationale de l’Autorité palestinienne Nabil Chaath. «J’espère que le 13 septembre nous verrons la conclusion complète du processus de paix», a-t-il ajouté. Le représentant israélien Victor Harel, directeur général adjoint pour les affaires économiques au ministère des Affaires étrangères, s’est déclaré «en complet accord avec les opinions, la confiance et l’optimisme» du responsable palestinien. Les pays donateurs veulent apporter leur contribution au processus de paix en favorisant la croissance de l’économie palestinienne et notamment du secteur privé. «Nous entrons dans une phase décisive pour une économie palestinienne autoalimentée, passant de l’assistance à un développement endogène, où le secteur privé jouera un rôle décisif», a indiqué M. Gama. Le ministre portugais a cependant souligné que «l’État de droit», l’établissement d’un cadre budgétaire et fiscal étaient désormais des problèmes «cruciaux». «L’État de droit est une nécessité pour l’investissement privé», a insisté le ministre norvégien, qui a noté qu’il y avait «un besoin urgent de croissance du secteur privé». «Le problème n’est pas celui du niveau de l’aide» internationale, a estimé M. Gama. Tout en se félicitant des avancées accomplies, le ministre portugais a réclamé dans son discours d’ouverture de «nouveaux progrès substantiels» dans le domaine des réformes légales et institutionnelles afin de favoriser le «développement de la bonne gouvernance, de la démocratie, du respect des droits de l’homme et de la prospérité économique». M. Chaath a répondu que l’Autorité palestinienne s’était engagée à faire des progrès en termes de transparence, d’État de droit, de démocratie et d’amélioration de la gouvernance. Il a souligné que les territoires palestiniens connaissaient actuellement une croissance de 7 %. «D’importantes poches de pauvreté» subsistent, a-t-il cependant ajouté. Selon une étude de la Banque mondiale, 610 000 personnes, soit 20,3 % de la population, vivaient avec moins de 2 dollars par jour en 1998 dans les territoires palestiniens. La communauté internationale s’était engagée en 1993 à apporter 5,5 milliards de dollars aux Palestiniens, dont 3,9 milliards ont été versés et 2,6 effectivement déboursés, la part de l’Union européenne s’élevant à 54 % du total, a rappelé M. Gama.
Des bailleurs de fonds internationaux réunis à Lisbonne ont affirmé leur volonté de favoriser le développement d’une économie palestinienne autonome, afin de conforter les espoirs d’un accord de paix israélo-palestinien. «La meilleure chose que la communauté internationale puisse faire c’est d’aider la croissance économique dans les territoires palestiniens», a déclaré à la presse le ministre norvégien des Affaires étrangères, Thorbjorn Jagland, en marge d’une réunion du Comité de liaison ad hoc d’aide aux Palestiniens, qu’il présidait. Ce comité a réuni jeudi et hier à Lisbonne les pays donateurs, Israël et l’Autorité palestinienne. «L’Autorité palestinienne a fortement besoin d’une aide économique durant le processus et bien entendu après qu’un accord de paix aura été conclu», a...