Les opposants ultras, résidents ou exilés, déploient actuellement des contacts fébriles pour tenter d’adopter une position unifiée par rapport aux élections, en tenant compte des nouvelles donnes que la libération introduit sur l’échiquier. Les discussions portent sur les alternatives suivantes, défendues par les uns ou par les autres : – Mobilisation pour une participation électorale massive des partisans. Formation de listes cohérentes politiquement. Plan d’action pour mener une campagne de dénonciation efficace, au cas où le scrutin ne serait ni libre ni régulier. Une condition essentielle, car elle touche à la légitimité d’une législature qui sera appelée à élire le prochain chef de l’État. – Limitation de la participation au vote, sans présentation de candidats. Le front radical soutenant en pareil cas les candidats qui se rapprochent le plus de ses vues et s’efforçant de faire échouer là où c’est possible les postulants qui à ses yeux ne suivent pas une ligne juste. La réussite d’une telle stratégie permettrait d’installer place de l’Étoile un noyau de figures assez représentatives, capables, le moment venu, de dynamiser le changement national souhaité. – Opter comme en 1992 pour un boycott total. Et organiser, pour en assurer le succès, une vaste campagne d’information en direction de l’opinion publique, sur le thème de l’illégitimité forcée d’une Chambre parachutée. La législature à venir ne bénéficierait de la sorte d’aucune crédibilité quand il s’agira de ratifier une éventuelle paix avec Israël ou d’élire le prochain chef de l’État. – Réclamer un report des élections, jusqu’à ce que les conditions politiques ou sécuritaires permettent d’organiser un scrutin vraiment national, libre, régulier et démocratique. Ce qui revient à attendre le départ des forces syriennes, condition nécessaire pour le rétablissement de la souveraineté nationale. Les listes seraient alors formées en fonction de la seule volonté des Libanais et la représentativité des élus ne pourrait plus être contestée. Parallèlement, la normalisation implique le désarmement de la population résidente, libanaise ou non-libanaise, des élections valables ne pouvant se faire sous la pression ou la menace des armes. D’une façon générale, estiment les défenseurs de cette thèse, la libération du Sud comme de la Békaa-Ouest ne suffit pas pour assurer des élections saines, tant que des franges entières d’électeurs continuent à vivre dans la peur et dans l’intimidation, certains n’osant plus quitter leurs demeures. – N’accepter de participer que si l’on donne effectivement le droit de vote aux émigrés ainsi qu’aux déplacés de l’intérieur. Ce qui semble exclu pour le moment, ne serait-ce qu’en raison du fait qu’il ne reste plus assez de temps pour organiser les listes d’électeurs et délivrer les cartes d’électeurs. En tout état de cause, pour que l’opinion soit fixée sur le véritable degré de représentativité de la nouvelle Chambre, les taux obtenus par les candidats doivent être calculés en base du nombre d’inscrits et non du nombre de votants. Quoi qu’il en soit, les discussions entre les ultras de l’opposition sur les choix précités vont bon train. Il faudra voir, dans les prochaines semaines, s’ils vont réussir à s’entendre pour former un front uni. Ce qui en laisse plus d’un sceptique…
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les opposants ultras, résidents ou exilés, déploient actuellement des contacts fébriles pour tenter d’adopter une position unifiée par rapport aux élections, en tenant compte des nouvelles donnes que la libération introduit sur l’échiquier. Les discussions portent sur les alternatives suivantes, défendues par les uns ou par les autres : – Mobilisation pour une participation électorale massive des partisans. Formation de listes cohérentes politiquement. Plan d’action pour mener une campagne de dénonciation efficace, au cas où le scrutin ne serait ni libre ni régulier. Une condition essentielle, car elle touche à la légitimité d’une législature qui sera appelée à élire le prochain chef de l’État. – Limitation de la participation au vote, sans présentation de candidats. Le front radical soutenant en...