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Actualités - Chronologie

Courts-métrages Cinq jeunes réalisateurs libanais invités à Amsterdam

Nadine Labaki, Akram Zaatari, Mahmoud Hojeij, Talal Khoury et Karim Fakhry : ces cinq jeunes réalisateurs libanais ont été invités à présenter leurs courts-métrages à Amsterdam, dans le cadre de «Nouvelle Arabe», une semaine cinématographique consacrée aux productions du Moyen-Orient. Organisée par Stichting Fil Mazaken, une société événementielle hollandaise, en collaboration avec l’académie de cinéma et de télévision d’Amsterdam, cette manifestation, qui s’est tenue du 14 au 21 mai, a permis de découvrir des œuvres intéressantes réalisées en Égypte, en Jordanie, au Liban ou dans les territoires palestiniens. Elle a également offert aux réalisateurs invités des occasions de rencontres avec des cinéastes européens, hollandais ou d’origine orientale installés aux Pays-Bas, (comme l’Algérien Karim Traïda, réalisateur de The Polish Bride, prix du public au Festival international du film de Rotterdam, ou la documentariste marocaine, Fatima Jebli Ouzzani). Cela a donné lieu à des tables rondes et des débats sur des thèmes aussi divers que le regard des Occidentaux sur le Proche-Orient, les moyens techniques de productions de films dans cette région du monde, ou encore la question du rôle du cinéma en tant que vecteur d’identité. Les courts-métrages des 12 réalisateurs ont d’ailleurs mis l’accent sur les problèmes de société, les mœurs, les aspirations, les préoccupations particulières à chacun des quatre pays. Mis à part, les Palestiniens (Raed el-Hélou et Suhair Ismael Farraj) qui ont présenté exclusivement des documentaires sur la réalité de la situation dans les territoires occupés, les films visionnés se répartissaient entre vidéos expérimentales et fiction. La production libanaise s’est distinguée par sa qualité –notamment les films d’Akram Zaatari – et par l’évocation implicite de la guerre, à travers n’importe quel sujet. Que ce soit le milieu «viril» de la musculation traité par Talal Khoury, les interrogations sur la sexualité abordées dans Crazy For You par Akram Zaatari, les tribulations des habitants d’un quartier (11, rue Pasteur de Nadine Labaki) vues à travers le viseur d’un franc-tireur, ou les leçons des ombres de la révolution russe (Shadows of Yesterday de Karim Fakhry, tout juste 17 ans et déjà prix de l’International Greenlight Film Festival de Vancouver, section film expérimental !), les séquelles de la guerre marquent les images des films libanais. Par ailleurs, cette rencontre d’Amsterdam devrait en principe donner lieu à un travail collectif qui réunirait les regards des 12 réalisateurs-participants sur un même sujet, sur le point d’être fixé.
Nadine Labaki, Akram Zaatari, Mahmoud Hojeij, Talal Khoury et Karim Fakhry : ces cinq jeunes réalisateurs libanais ont été invités à présenter leurs courts-métrages à Amsterdam, dans le cadre de «Nouvelle Arabe», une semaine cinématographique consacrée aux productions du Moyen-Orient. Organisée par Stichting Fil Mazaken, une société événementielle hollandaise, en collaboration avec l’académie de cinéma et de télévision d’Amsterdam, cette manifestation, qui s’est tenue du 14 au 21 mai, a permis de découvrir des œuvres intéressantes réalisées en Égypte, en Jordanie, au Liban ou dans les territoires palestiniens. Elle a également offert aux réalisateurs invités des occasions de rencontres avec des cinéastes européens, hollandais ou d’origine orientale installés aux Pays-Bas, (comme l’Algérien...