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Actualités - Chronologie

RDCongo Au moins 50 civils tués dans les combats ougando-rwandais de Kisangani

L-es combats qui se poursuivaient hier depuis trois jours entre soldats rwandais et ougandais à Kisangani (nord-est de la RDC), ont fait au moins 50 morts parmi les habitants, selon le CICR. «Selon nos estimations, les combats, depuis lundi, ont fait au moins 50 morts et une centaine de blessés parmi la population civile», a déclaré Alexander Liebeskind, responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Kisangani. À Kinshasa, la mission d’observation de l’Onu en République démocratique du Congo (Monuc) a fait état de 16 morts au moins. «Nous avons commencé à faire le tour des centres de santé, mais les combats nous empêchent de circuler», a ajouté le responsable du CICR, précisant que ces chiffres «ne sont qu’une estimation» au vu de la durée et de l’intensité des combats. Plus tôt hier, le gouverneur de Kisangani Amici Baruji, du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, rébellion soutenue par le Rwanda), avait indiqué que «rien que dans la commune de la Tshopo (quartier où se déroule l’essentiel des combats), il y a au moins 18 morts qui attendent d’être enterrés». Hier, l’Armée patriotique rwandaise (APR) et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), censées être alliées contre Kinshasa aux côtés des rebelles congolais, se battent pour le contrôle de la troisième ville de RDC. Ces combats se poursuivent malgré un accord de cessez-le-feu conclu mardi soir par les deux armées, sous l’égide de la Monuc. «Un nouveau cessez-le-feu a été conclu mercredi matin entre les deux armées, censé commencer à 07h00, mais il n’a pas non plus été respecté», a même assuré le colonel Danilo Paiva, responsable de la Monuc à Kisangani. Les derniers habitants encore présents tentaient de trouver un abri tandis que les balles sifflaient au-dessus de leurs têtes. La Monuc a précisé également que les combats avaient occasionné des «destructions massives» dans la ville. En fin de matinée, un obus est tombé sur la cathédrale de la ville et l’a incendiée, provoquant d’importants dégâts. Une grande partie de la toiture a pris feu et des officiers de la Monuc essayaient de circonscrire le sinistre avec des moyens rudimentaires. Selon une source militaire rwandaise, l’APR contrôle presque la totalité de la ville, exceptée la partie située au-delà de la rivière Tshopo, où le pont reliant les deux rives est contrôlé par l’UPDF, ainsi que jusqu’à 700 mètres en ville à partir de la rivière. Ougandais et Rwandais s’accusent mutuellement d’être à l’origine de la reprise des hostilités. Un accord de démilitarisation, signé le 22 mai sous les auspices de la Monuc, prévoyait le retrait des troupes dans un rayon de 100 km autour de la ville. Les deux armées avaient évacué certaines de leurs positions à la périphérie de Kisangani et devaient commencer à quitter la ville lundi lorsque les combats ont éclaté.
L-es combats qui se poursuivaient hier depuis trois jours entre soldats rwandais et ougandais à Kisangani (nord-est de la RDC), ont fait au moins 50 morts parmi les habitants, selon le CICR. «Selon nos estimations, les combats, depuis lundi, ont fait au moins 50 morts et une centaine de blessés parmi la population civile», a déclaré Alexander Liebeskind, responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Kisangani. À Kinshasa, la mission d’observation de l’Onu en République démocratique du Congo (Monuc) a fait état de 16 morts au moins. «Nous avons commencé à faire le tour des centres de santé, mais les combats nous empêchent de circuler», a ajouté le responsable du CICR, précisant que ces chiffres «ne sont qu’une estimation» au vu de la durée et de l’intensité des combats. Plus tôt hier, le...