Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Irak Washington inquiet d'une reprise du trafic de brut irakien via l'Iran

Les États-Unis se sont déclarés inquiets face à des informations sur une reprise du trafic de brut irakien, en violation des sanctions des Nations unies, par les eaux territoriales iraniennes. Le département d’État américain a affirmé être informé d’une reprise de départs de navires sur Chatt el-Arab, qui sépare l’Irak et l’Iran et donne sur le golfe Persique. «Nous ne connaissons pas précisément le rôle que joue l’Iran», a déclaré un porte-parole du département d’État, Philip Reeker, tout en soulignant que «l’Irak a pendant longtemps utilisé les eaux territoriales iraniennes pour exporter illégalement du pétrole». Téhéran avait annoncé en avril l’arraisonnement de plusieurs tankers transportant du brut irakien, traduisant pour la première fois sa volonté de lutter activement contre ce trafic, sur lequel Washington l’accuse de fermer les yeux depuis l’embargo décrété par l’Onu contre l’Irak en août 1990. Le Los Angeles Times, citant des sources américaines non identifiées, a affirmé mardi que l’Iran avait apparemment changé de politique et venait d’ouvrir ses eaux à des dizaines de tankers transportant illégalement du brut irakien. «Nous considérerions toute reprise du soutien iranien à la contrebande de brut irakien comme une évolution négative, qui n’est certainement pas dans l’intérêt des pays de la région», a déclaré M. Reeker, sans faire état de possibles réactions plus fermes de Washington en cas de violation prolongée de l’embargo. Washington affirme régulièrement que ces exportations effectuées hors du contrôle des Nations unies servent à alimenter les caisses du président irakien Saddam Hussein. Les États-Unis font également fait valoir que Téhéran a en fin de compte beaucoup à perdre en fermant les yeux sur ce trafic, qui permet à Bagdad de financer l’opposition armée iranienne des Moudjahidines du peuple, basée en Irak. Washington a dans le passé accusé les Gardiens de la révolution, la garde prétorienne du régime islamique placée sous l’autorité du guide suprême du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, d’être impliquée dans ce trafic. Les États-Unis ont toutefois amorcé une politique prudente d’ouverture en direction de Téhéran après l’élection du président réformateur Mohammad Khatami il y a trois ans, notamment en allégeant partiellement en mars dernier leur embargo économique contre l’Iran.
Les États-Unis se sont déclarés inquiets face à des informations sur une reprise du trafic de brut irakien, en violation des sanctions des Nations unies, par les eaux territoriales iraniennes. Le département d’État américain a affirmé être informé d’une reprise de départs de navires sur Chatt el-Arab, qui sépare l’Irak et l’Iran et donne sur le golfe Persique. «Nous ne connaissons pas précisément le rôle que joue l’Iran», a déclaré un porte-parole du département d’État, Philip Reeker, tout en soulignant que «l’Irak a pendant longtemps utilisé les eaux territoriales iraniennes pour exporter illégalement du pétrole». Téhéran avait annoncé en avril l’arraisonnement de plusieurs tankers transportant du brut irakien, traduisant pour la première fois sa volonté de lutter activement contre ce...