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Actualités - Chronologie

Préparation : à chacun sa méthode (photos)

L’Extrême-Orient pour la Yougoslavie, le Maroc pour la France, les Baléares pour les Allemands, les seize protagonistes du Championnat d’Europe des nations de football ont suivi des itinéraires et des méthodes multiples pour préparer l’événement qui se déroule en Belgique et aux Pays-Bas. La Yougoslavie, adversaire au 1er tour de l’Espagne, la Norvège et la Slovénie, a décroché la palme de l’exotisme avec une tournée en Chine, en Corée du Sud et à Hong Kong. Peut-être grâce à la distance, le sélectionneur Vujadin Boskov a pu faire la sourde oreille aux critiques des médias de Belgrade qui n’ont apprécié ni les deux matches nuls (0-0) contre la Corée du Sud, ni même la victoire (2-0) contre la Chine. Les Français comme en 1998 On ne change pas un programme qui gagne. Les Français, champions du monde en titre, préparent donc l’Euro exactement de la même façon qu’ils avaient révisé leur Mondial il y a deux ans. Comme son prédécesseur, Aimé Jacquet, le sélectionneur Roger Lemerre et ses 22 joueurs – dont 18 champions du monde – avaient repris le chemin du Maroc pour participer au tournoi Hassan II, avec le Maroc, la Jamaïque et le Japon. L’Allemagne, tenante du trophée européen, avait besoin d’une bonne cure de soleil aux Baléares pour se refaire une santé. «Je rentre avec plus de réponses que de questions», s’était félicité le sélectionneur Erich Ribbeck. Le soleil d’Espagne, les formations nordiques – Norvège, Suède et Danemark – l’avaient goûté dès le mois de février à l’occasion d’un tournoi triangulaire à La Manga, sur la côte méditerranéenne. Pour sa préparation, l’Angleterre s’est offert en match amical à Wembley les deux géants sud-américains, l’Argentine en février (0-0) et le Brésil (1-1). Après ces hors-d’œuvre de choix, le sélectionneur Kevin Keagan et ses hommes ont cédé à l’appel du soleil avant l’Euro en s’envolant vers Malte pour y rencontrer la modeste sélection locale. Comme l’Angleterre, l’Allemagne et l’Espagne se sont offert de simples faire-valoir en match amical à quelques jours de l’Euro, en jouant respectivement contre le Liechtenstein et le Luxembourg. Récupération fondamentale Les Pays-Bas, favoris de la compétition qu’ils coorganisent avec la Belgique, ont préféré l’air des montagnes suisses pour procéder aux derniers réglages en affrontant la Pologne, à Genève. Comme d’habitude en Espagne, l’actualité des clubs aura prévalu jusqu’au dernier moment sur les impératifs de la sélection. Les internationaux du Real Madrid et de Valence, finalistes de la Ligue des champions le 24 mai, n’ont été mis qu’au dernier moment à la disposition du sélectionneur José Antonio Camacho. Une si longue saison laisse des traces : Raul Gonzalez, 74 matches à son actif. Cet actif, souffrant d’une inflammation de la jambe droite, a déclaré forfait pour un match amical contre la Suède. En espérant que le stratège du Real reviendra en forme avant la première rencontre face à la Norvège le 13 juin. En Italie, où les joueurs de la Lazio et ceux de la Juve se sont disputé le Scudetto jusqu’au dernier moment, la récupération est également fondamentale. «Nous espérons préparer les joueurs pour qu’ils soient à leur meilleur niveau pour le deuxième match face à la Belgique le 14 juin. C’est le match que nous devons absolument gagner», estime le médecin de la Squadra Azzurra, Andrea Ferreti.
L’Extrême-Orient pour la Yougoslavie, le Maroc pour la France, les Baléares pour les Allemands, les seize protagonistes du Championnat d’Europe des nations de football ont suivi des itinéraires et des méthodes multiples pour préparer l’événement qui se déroule en Belgique et aux Pays-Bas. La Yougoslavie, adversaire au 1er tour de l’Espagne, la Norvège et la Slovénie, a décroché la palme de l’exotisme avec une tournée en Chine, en Corée du Sud et à Hong Kong. Peut-être grâce à la distance, le sélectionneur Vujadin Boskov a pu faire la sourde oreille aux critiques des médias de Belgrade qui n’ont apprécié ni les deux matches nuls (0-0) contre la Corée du Sud, ni même la victoire (2-0) contre la Chine. Les Français comme en 1998 On ne change pas un programme qui gagne. Les Français, champions du...