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Actualités - Chronologie

JO-Sydney à J-100 Les organisateurs comptent sur un regain d'enthousiasme

À 100 jours du début des Jeux olympiques de Sydney, les organisateurs attendent un regain d’enthousiasme de l’opinion après deux années d’affaires et de maladresses diverses qui ont terni l’image des jeux. Un sondage, réalisé le mois dernier, a révélé que l’intérêt des Australiens pour les jeux n’avait jamais été aussi bas, à 49 %, une baisse de 17 % par rapport à l’année passée. «Depuis la mise en vente des billets, la demande est très forte, ce qui démontre le manque de pertinence de ce genre de sondage», s’est défendu un porte-parole du comité d’organisation des Jeux olympiques (SOCOG). Les relations entre le SOCOG et l’opinion publique australienne ont viré à l’aigre depuis deux ans, après cinq ans d’euphorie depuis l’attribution des jeux à la grande ville australienne. L’image des jeux a pâti des affaires de corruption qui ont touché le Comité international olympique (CIO). Celui-ci a été obligé de renvoyer dix de ses membres soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin lors de la procédure d’attribution des Jeux d’hiver 2002 à Salt Lake City. Les Australiens n’ont pas été épargnés par les soupçons. Phil Coles, représentant australien au CIO, a notamment été accusé d’avoir transmis à Salt Lake City un dossier sur les membres du CIO. S’il a conservé sa place au CIO, il a été renvoyé du SOCOG et du Comité olympique australien. Un autre Australien, Kevan Gosper, vice-président du CIO, soupçonné d’avoir bénéficié de séjours de faveur de la part de Salt Lake City, a finalement été lavé de tout soupçon par la commission d’éthique du CIO, mais son prestige a subi un rude coup, d’autant que sa fille de onze ans a été une des premières relayeuses de la torche en Grèce, ce qui a de nouveau été perçu en Australie comme du favoritisme. Maladresses du SOCOG Mises à part les mésaventures du CIO, les maladresses du SOCOG ont approfondi la brouille avec l’opinion. La liste est longue, depuis les dysfonctionnements de la billetterie, jusqu’à la restauration des spectateurs. Le public australien a été furieux de découvrir que les meilleures places étaient réservées à des clients privilégiés comme les parraineurs; les spectateurs qui avaient demandé des places pour la finale du 100 mètres se retrouvaient avec un ticket pour le tir à l’arc. Le SOCOG a fait amende honorable comme il a dû battre en retraite plus récemment sur le projet d’interdire aux spectateurs d’apporter leurs sandwiches lors des compétitions pour accorder un monopole de la restauration aux partenaires à prix d’or. Autre souci des organisateurs, les leaders des Aborigènes, mécontents de l’attitude du Premier ministre australien, John Howard, qui refusait de s’excuser pour le traitement infligé aux Aborigènes dans le passé, ont menacé de perturber le déroulement des jeux. L’heure semble pourtant être à l’apaisement avec les Aborigènes, et les travaux sont pratiquement achevés. Économies Les spectateurs, sans rancune, ont continué d’acheter des places et le SOCOG peut raisonnablement espérer vendre 9 millions de tickets dans le monde entier, ce qui constituerait un record. Les dégâts financiers pourraient ainsi être limités. Les parraineurs ayant quelque peu traîné les pieds en raison des «affaires», le SOCOG a enregistré un manque à gagner de 60 millions USD sur les recettes initialement prévues et s’est lancé dans un programme d’économies sur un budget total pesant 1,56 milliard de dollars. Le gouvernement local de la Nouvelles Galles du Sud, le Comité olympique australien et le CIO ont de leur côté renoncé à environ 52 millions de dollars de redevances. Si le bilan financier des organisateurs reste incertain, les experts gouvernementaux estiment que les jeux devraient apporter un point de croissance au Produit intérieur brut australien au quatrième trimestre 2000.
À 100 jours du début des Jeux olympiques de Sydney, les organisateurs attendent un regain d’enthousiasme de l’opinion après deux années d’affaires et de maladresses diverses qui ont terni l’image des jeux. Un sondage, réalisé le mois dernier, a révélé que l’intérêt des Australiens pour les jeux n’avait jamais été aussi bas, à 49 %, une baisse de 17 % par rapport à l’année passée. «Depuis la mise en vente des billets, la demande est très forte, ce qui démontre le manque de pertinence de ce genre de sondage», s’est défendu un porte-parole du comité d’organisation des Jeux olympiques (SOCOG). Les relations entre le SOCOG et l’opinion publique australienne ont viré à l’aigre depuis deux ans, après cinq ans d’euphorie depuis l’attribution des jeux à la grande ville australienne. L’image...