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Actualités - Chronologie

La presse parisienne : la mort qui change tout au Proche-Orient

L’ensemble de la presse parisienne s’interrogeait hier sur l’après-Assad, et se demandait si son fils Bachar el-Assad suivrait les traces de son père. L’Humanité (communiste) titrait : «Après la mort de Hafez el-Assad, Proche-Orient : le doute. Le président syrien était l’un des acteurs incontournables du dialogue avec les pays voisins et Israël». Le quotidien se demandait «si le processus de paix, toujours au point mort dans la région, peut être relancé» «L’occupation israélienne du Sud du Liban avait en son temps amené la Syrie à déployer son armée au Pays des cèdres et à le maintenir sous tutelle au nom des liens historiques traditionnels», a écrit l’Humanité qui poursuivait : «Depuis la fin mai, ce prétexte est levé. Bachar serait tout inspiré en annonçant, vite, très vite, que ses troupes se retirent, ouvrant ainsi la restauration de la souveraineté pleine et entière du Liban». «Cette décision spectaculaire...» poursuit le quotidien «...marquerait l’histoire et pousserait Ehud Barak dans ses contradictions. Le premier ministre israélien aurait alors toutes les peines du monde à refuser de négocier avec la Syrie le retour aux frontières de 1967 sur le plateau du Golan». «Ce serait un acte majeur pour relancer véritablement le processus de paix qui aboutira un jour, inévitablement, à la création d’un État palestinien», a ajouté l’Humanité. Le Figaro (conservateur), quant à lui, écrivait en première page : «La mort qui change tout au Proche-Orient». «Combien de Libanais de toutes obédiences...» a écrit le journal «...rêvent-ils de secouer le joug, de renvoyer chez lui le “grand frère” avec ses tanks ? Mais le grand frère est un occupant ombrageux». «Pour briser les chaînes il faudrait à l’État multiconfessionnel une énergie qu’il n’a pas su manifester quand Israël a évacué en quelques heures le sud du pays», a ajouté le quotidien. «C’est un parti religieux, le Hezbollah – et non pas l’armée –», relève-t-il, «qui a repris le contrôle du terrain. Incapable d’occuper le vide territorial laissé par Tsahal, l’État libanais saura-t-il tirer profit du vide politique créé par la mort d’Assad ? On peut, hélas, en douter». «La question d’Orient : un nouveau chapitre s’ouvre. Israël a réglé ses contentieux territoriaux avec l’Égypte et la Jordanie. Pas avec les Palestiniens et la Syrie. Le dialogue avec Arafat est difficile, mais il progresse à tout petits pas. Avec Assad, le blocage était total», a estimé le Figaro. De son côté, Libération (gauche indépendante) titrait : «Tel père, tel fils» et se demandait si «Bachar aura la même poigne de dictateur». «Les écueils qui menacent le «pied tendre» Bachar el-Assad sont multliples», a écrit le quotidien. «Ils vont des rivalités et des jalousies familiales et claniques, à la soif de revanche d’une majorité sunnite dont on ne sait exactement jusqu’à quel point elle est travaillée par l’intégrisme. Ce sont des obstacles que la volonté de modernisation qu’on prête à Bachar ne suffira pas à contourner. Bien au contraire. La Syrie est l’un de ces pays où l’ouverture sans prise du contrôle de tous les pouvoirs condamne à une rapide élimination. Même chose sur les fronts extérieurs, au moins à court terme s’il ne veut pas fournir des armes à ceux qui n’acceptent pas sa montée au pinacle, le nouveau président devra assumer l’héritage paternel au Liban comme face à Israël», a ajouté Libération. Enfin, France Soir (Informations générales) titrait : «La Syrie dans l’inconnu». «Le décès d’Hafez el-Assad laisse un grand vide. Son fils Bachar, propulsé aux affaires, manque d’expérience pour diriger cet État, dominé par l’armée et les services secrets, et plongé dans une grave crise économique», a relevé le journal qui a ajouté : «Tout le Proche-Orient retient son souffle, et les capitales occidentales observent avec attention les premiers faits et gestes du dauphin».
L’ensemble de la presse parisienne s’interrogeait hier sur l’après-Assad, et se demandait si son fils Bachar el-Assad suivrait les traces de son père. L’Humanité (communiste) titrait : «Après la mort de Hafez el-Assad, Proche-Orient : le doute. Le président syrien était l’un des acteurs incontournables du dialogue avec les pays voisins et Israël». Le quotidien se demandait «si le processus de paix, toujours au point mort dans la région, peut être relancé» «L’occupation israélienne du Sud du Liban avait en son temps amené la Syrie à déployer son armée au Pays des cèdres et à le maintenir sous tutelle au nom des liens historiques traditionnels», a écrit l’Humanité qui poursuivait : «Depuis la fin mai, ce prétexte est levé. Bachar serait tout inspiré en annonçant, vite, très vite, que ses...