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Actualités - Chronologie

La faible représentation aux obsèques reflète la méfiance entre l'Occident et Damas

L’absence de nombreux chefs d’État, notamment occidentaux, aux obsèques aujourd’hui du président syrien Hafez el-Assad, reflète la méfiance mutuelle que l’Occident et la Syrie ont toujours entretenue, estiment des diplomates occidentaux à Damas. «Je ne suis pas surpris outre mesure de la faible représentation occidentale, car la Syrie n’a jamais entretenu de liens étroits avec l’Occident, contrairement au roi Hussein de Jordanie», décédé en février 1999, a déclaré un diplomate en poste à Damas. La Syrie figure toujours sur la liste des pays soutenant le terrorisme, publiée chaque année par le Département d’État américain, et Hafez el-Assad n’a jamais fait le déplacement jusqu’aux États-Unis, contrairement à de nombreux autres dirigeants arabes. Bill Clinton, en revanche, est venu à Damas en octobre 1994. Les États-Unis ne seront donc représentés que par la secrétaire d’État Madeleine Albright et la Grande-Bretagne par le secrétaire au Foreign Office Robin Cook. Le régime syrien a toutefois toujours récusé ces accusations et insisté dans toutes les instances internationales sur la différence qui existe, selon Damas, entre le terrorisme et le droit des peuples à lutter, les armes à la main, contre l’occupation. Damas réfute par ailleurs toutes les accusations de violations des droits de l’homme lancées par les organisations internationales. Les autorités syriennes ont toujours estimé être victimes d’une campagne internationale de dénigrement en raison du refus de Damas d’accepter tout compromis territorial avec Israël sur la question du Golan. Plus surprenant en revanche est le faible niveau de la représentation russe, alors que Moscou a toujours entretenu des liens très étroits avec la Syrie, alliée privilégiée dans le monde arabe de l’ex-URSS durant toute la guerre froide. C’est grâce à l’armement et aux experts soviétiques que la Syrie avait pu lancer une offensive contre Israël lors de la guerre d’octobre 1973. L’exception Chirac Lors des funérailles du roi Hussein de Jordanie, qui était plutôt considéré comme «l’enfant chéri» de l’Occident, Moscou avait été représenté au plus haut niveau par le président Boris Eltsine. Les médias russes ont d’ailleurs annoncé, dans un premier temps, dimanche matin, la venue de son successeur, Vladimir Poutine, démentie quelques heures plus tard. C’est finalement le président du Parlement, Guennadi Seleznev, qui sera présent. Seule la France s’est singularisée dans le monde occidental en dépêchant son président Jacques Chirac. «Je trouve normal que le président Chirac vienne, en raison de l’étroitesse des relations que Paris entretient avec Damas», a commenté un autre diplomate occidental. Le président Assad s’était rendu en 1998 à Paris, pour sa première visite en Occident depuis dix ans, et le fils du président, Bachar, avait lui-même été reçu en novembre 1999 par le chef de l’État français à l’Élysée, alors qu’il n’assumait aucune responsabilité officielle. Alors que la Ligue arabe compte 22 membres, dont la Syrie, sept chefs d’État arabes seulement ont jusqu’à présent annoncé leur présence aux obsèques. Le président iranien Mohammad Khatami et le président de la Commission européenne Romano Prodi seront à Damas pour rendre un dernier hommage au président défunt.
L’absence de nombreux chefs d’État, notamment occidentaux, aux obsèques aujourd’hui du président syrien Hafez el-Assad, reflète la méfiance mutuelle que l’Occident et la Syrie ont toujours entretenue, estiment des diplomates occidentaux à Damas. «Je ne suis pas surpris outre mesure de la faible représentation occidentale, car la Syrie n’a jamais entretenu de liens étroits avec l’Occident, contrairement au roi Hussein de Jordanie», décédé en février 1999, a déclaré un diplomate en poste à Damas. La Syrie figure toujours sur la liste des pays soutenant le terrorisme, publiée chaque année par le Département d’État américain, et Hafez el-Assad n’a jamais fait le déplacement jusqu’aux États-Unis, contrairement à de nombreux autres dirigeants arabes. Bill Clinton, en revanche, est venu à Damas en...