Les grosses écuries de l’Euro-2000 n’ont pas loupé leur départ, même si les victoires de l’Italie et des Pays-Bas ont été plus difficiles à obtenir que celles des champions du monde en titre, la France, pour la première journée des groupes B et D. Les Pays-Bas (groupe D) et l’Italie (groupe B), respectivement contre la République tchèque et la Turquie, peuvent notamment dire un grand merci à l’homme en noir car, dans les deux cas, un penalty, aussi salvateur que contesté, leur a permis de franchir sans anicroche un premier match très délicat. Après l’Angleterre face au Portugal et l’Allemagne devant la Roumanie (groupe A), L’Espagne contre la Norvège (groupe C) connaîtra mardi à son tour les affres de cet examen de passage contre des nations aux dents longues. Super Pipo L’Italie de Dino Zoff, privée de Gianluigi Buffon et Christian Vieri blessés, était attendue au tournant. Mais, sous la baguette d’un remarquable Antonio Conte, les azzuri ont fait jouer à fond leur expérience (2-1) devant des Turcs, forts bien sûr, mais encore un peu naïfs au niveau international. Les coéquipiers d’Hakan Sukur ont certes réussi l’exploit de remonter un but aux Italiens. Mais ils ont sans doute eu le tort d’être trop gourmands en voulant prendre le jeu à leur compte (59 % de possession de balle), permettant ainsi à la Squadra azzura de jouer en contre, une situation qui fait les délices de Pipo Inzaghi. Effleuré par Ogun, le frère aîné des Inzaghi n’a pas manqué de s’écrouler dans la surface, comme il sait si bien le faire à la Juventus. L’affaire était alors dans le sac. On ne remonte pas deux fois un but dans le même match aux Italiens. Zoff peut respirer. La lame de la guillotine est remontée de quelques centimètres. D’autant que la Belgique a assuré le strict minimun (2-1) devant une équipe suédoise solide, mais au jeu très aseptisé. Certes, la victoire des Diables rouges aurait pu être encore plus nette sans la bourde de Filip de Wilde, qui a sans doute voulu lâcher un ballon de plus après la cérémonie d’ouverture. Mais on attendait la victoire et la manière de la part des hommes de Robert Waseige. Or, il n’y a eu que la victoire. Ouf ! Le cri de soulagement des Néerlandais a ébranlé les Pays-Bas. Frank Rijkaard peut dire un grand merci aux frères De Boer. Frank a vengé son frère Ronald, accroché par Nemec dans la surface, en transformant le penalty qui a permis d’enjamber péniblement (1-0) l’obstacle tchèque. Les artistes bataves étaient aux abonnés absents et même le bûcheron Jaap Stam, malmené par le surpuissant Jan Koller, était pris physiquement. Mais, comme les poteaux étaient en bois néerlandais, les Tchèques ont dû finalement s’incliner, contre le cours du jeu, pour la première fois en match officiel depuis leur finale perdue face à l’Allemagne en 1996. Pour jouer les champions du monde français, le 16 juin à Bruges, ils seront privés une nouvelle fois de Patrick Berger, toujours suspendu, mais aussi de Radoslav Latal, qui a écopé d’un rouge, de colère, sur le banc. Mais, la France est désormais trop expérimentée pour partir la fleur au fusil, en se laissant porter par son nouveau réalisme offensif. Les Bleus ont laissé une grande impression (3-0) sur le plan offensif face à des Danois, courageux mais limités. Contre leurs vainqueurs de la demi-finale de l’Euro-96, ils n’auront pas droit au joker du début de match difficile, même s’ils ont entamé l’Euro2000 comme le Mondial-98. Tous ces favoris, rassurés d’avoir engrangé trois précieux points, ont au moins obtenu le droit de suivre, rassérénés, les débuts de leurs probables futurs rivaux.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les grosses écuries de l’Euro-2000 n’ont pas loupé leur départ, même si les victoires de l’Italie et des Pays-Bas ont été plus difficiles à obtenir que celles des champions du monde en titre, la France, pour la première journée des groupes B et D. Les Pays-Bas (groupe D) et l’Italie (groupe B), respectivement contre la République tchèque et la Turquie, peuvent notamment dire un grand merci à l’homme en noir car, dans les deux cas, un penalty, aussi salvateur que contesté, leur a permis de franchir sans anicroche un premier match très délicat. Après l’Angleterre face au Portugal et l’Allemagne devant la Roumanie (groupe A), L’Espagne contre la Norvège (groupe C) connaîtra mardi à son tour les affres de cet examen de passage contre des nations aux dents longues. Super Pipo L’Italie de Dino Zoff,...