La France s’est qualifiée difficilement pour la finale du tournoi Hassan II de football, en s’imposant 4 tirs au but à 2 devant le Japon (2-2) hier à Casablanca, à l’issue d’un match assez décevant, notamment en première période. Dans le cadre de sa préparation pour l’Euro qui débute dans une semaine, les champions du monde ont préservé l’essentiel, à savoir leur invincibilité et par conséquent leur confiance. Mais ils ont montré quelques signes inquiétants notamment en défense. Elle a souvent été prise à défaut par la vitesse d’exécution des Nippons. Malgré deux buts, son système de jeu qui s’est effiloché pendant les 45 premières minutes n’a pas donné non plus tous les gages d’efficacité. Surtout son milieu de terrain s’est souvent englué dans son homologue à cinq têtes et aucune action construite n’a débouché sur une véritable occasion avant la pause. Pourtant, l’équipe présentée au coup d’envoi est, selon les propos du sélectionneur national Roger Lemerre, celle qui devrait débuter le 11 juin contre le Danemark. Lemerre va donc devoir encore travailler pour régler tous les automatismes et mettre au point un système de jeu plus compétitif. Deux fois menés au score, après un but plein d’opportunisme de Morishima (34e) et une splendide reprise de Nishizawa (70e), les Tricolores ont néanmoins eu le mérite d’égaliser deux fois. La première grâce à un exploit de Zinédine Zidane et la seconde par Youri Djorkaeff qui a ainsi réussi sa 23e réalisation en 61 sélections. Enfin, autre élément favorable, les Bleus ont montré qu’ils avaient toujours des nerfs solides. Contrairement aux tirs au but victorieux des quarts de finale de la Coupe du monde en 1998 contre l’Italie où Bixente Lizarazu avait manqué son essai, cette fois Djorkaeff, Anelka, Henry et Lebœuf ont trompé Seigo Narazaki. Cette solidité peut servir. L’Italie fait pâle figure à Oslo et perd Buffon L’Italie a perdu bien plus qu’un simple match amical samedi à Oslo contre la Norvège (1-0) dont l’appétit grandit après cette rencontre de football. La sélection de Dino Zoff devra en effet se passer au Championnat d’Europe des nations de son gardien de but titulaire Gianluigi Buffon, blessé à la main gauche. Après le forfait de l’attaquant Christian Vieri, le groupe italien commence à se croire maudit par le sort. Le gardien de Parme souffre d’une fracture du troisième métacarpe de la main gauche. Cette blessure nécessite au moins un mois de repos. C’est en tentant d’arrêter la tête victorieuse de John Carew (53e), que le gardien parmesan s’est blessé. Alors que le Championnat d’Europe des nations de football (Euro-2000) n’est pas encore entamé, l’Italie traîne sa peine. Zoff a beau avancer qu’il a trouvé son équipe «bonne» et qu’il est dommage qu’elle «n’ait pas marqué de but», la vérité est ailleurs. Les joueurs de la Squadra Azzurra ne voulaient pas risquer une blessure à quelques jours de l’Euro. Leur sélectionneur doit pourtant déplorer deux blessés au lendemain de ce match, Antonio Conte et Gianluigi Buffon, dont le second est forfait pour l’Euro. De plus, les Italiens ont laissé aux Norvégiens la maîtrise du jeu. Ainsi, Filippo Inzaghi s’est retrouvé trop souvent seul. Francesco Totti a livré une grande partie, mais l’écart le séparant des milieux récupérateurs l’a finalement épuisé. Débordée par l’enthousiasme des joueurs de Nils Johan Semb, la formation italienne a finalement craqué sur un coup de tête de Carew. Même si l’Italie est redoutable dans les grandes compétitions, il ne reste plus que six jours à Dino Zoff pour trouver la bonne formule avant son premier match de l’Euro, contre la Turquie, le 11 juin à Arnhem (groupe B). La bonne formule, le sélectionneur de la Norvège l’a trouvée depuis longtemps. Avec Carew et Tore-André Flo, il possède deux attaquants d’une densité physique sans pareille. Dans l’entre jeu, l’homogénéité fait merveille tout comme en défense, rarement déséquilibrée par des Italiens qui ne sont, il est vrai, jamais allés au bout de leurs intentions. «L’Euro c’est autre chose qu’un simple match amical. Les Italiens ont l’expérience de ces grands rendez-vous. Nous, elle nous fait défaut. C’est toute la différence entre une grande nation du football et une (autre) qui cherche à le devenir», a cependant rappelé Tore-André Flo. L’Allemagne retrouve rythme et confiance L’Allemagne a battu la République tchèque (3-2) samedi soir à Nuremberg (sud), au terme d’un match amical enlevé, en préparation de l’Euro-2000, une victoire qui lui redonne confiance après une série de prestations médiocres, en dernier lieu un match nul (1-1) contre la Suisse, à Kaiserlautern, le 26 avril. Le onze allemand, revenu d’une semaine de préparation à Majorque (Espagne), attaquait la rencontre animé des meilleurs intentions offensives : le milieu de terrain de 1860 Munich, Thomas Haessler, de retour dans la Mannschaft deux ans après sa retraite prématurée, donnait il est vrai le tempo. Carsten Jancker (5e), Mehmet Scholl (9e, tir sur le poteau) et Paulo Rink (22e) en profitaient pour inquiéter Pavel Srnicek, alors que, derrière, Jens Nowotny faisait bonne impression. Côté tchèque, Pavel Nedved (21e) et Jan Koller (23e), dont le tir était repoussé du bout du gant par Oliver Kahn, se mettaient aussi en évidence. Après une vingtaine de minutes à haut régime, la rencontre baissait soudain de ton. Jusqu’au but de Jancker, associé d’entrée à Rink : sur une passe en profondeur de Nowotny, l’avant-centre du Bayern, en pivot, inscrivait son premier but en sélection (38e). Pavel Kula, en début de seconde période, remettait les Tchèques en piste : entré en jeu depuis quatre minutes, l’ancien joueur de Kaiserlautern et Nuremberg, lancé par une tête de Koller en milieu de terrain, prenait de vitesse la défense allemande, notamment Carsten Ramelow, titularisé en l’absence de Matthaeus, pour battre Kahn (54e). Oliver Bierhoff redonnait ensuite l’avantage à l’Allemagne, sur un penalty consécutif à une faute de Jiri Nemec sur Marco Bode (62e). L’attaquant du Milan AC, laissé sur le banc d’entrée, inscrivait là son premier but en sélection depuis... 616 minutes. Un bail, qui lui avait valu de sérieuses critiques de la part de la presse allemande. Dans le sillage de Koller et Nedved, la République tchèque n’abdiquait pas. Et Patrick Berger, dix secondes après son entrée en jeu (!), inscrivait le but égalisateur (80e) sur coup franc. Grâce, il est vrai, au dos de l’infortuné Michael Ballack placé dans le mur. Mais le remuant Christian Ziege, d’un long centre venu de la gauche, trouvait à la dernière minute la tête de Bierhoff. Un signe de croix et un baiser à l’attention du public à la clé : le «butteur en or» de la finale de l’Euro 96 contre la République tchèque venait à nouveau d’emporter la décision. La défense et les remplaçants, talon d’Achille du Danemark Le Danemark, qui a concédé le nul (2-2) face à la Belgique, samedi en match amical à Copenhague, devra se montrer plus consistant en défense pour espérer jouer un rôle à l’Euro-2000 de football, du 10 juin au 2 juillet en Belgique et aux Pays-Bas. Le gardien Peter Schmeichel et ses équipiers, qui débuteront le tournoi face à la France (11 juillet), ont démontré devant les Diables rouges qu’ils disposent d’un potentiel offensif intéressant et d’un moral au zénith. Mais d’évidentes lacunes défensives laissent penser que face à leurs adversaires du groupe D (France, République tchèque et Pays-Bas) les Danois connaîtront des difficultés. «Les Belges disposent d’attaquants très dangereux et nous avons connu des moments de flottement derrière. En l’absence de Jens Hogh, laissé au repos, son substitut Martin Laursen a eu des problèmes en raison de son inexpérience», a concédé Bo Johansson, le sélectionneur du Danemark. Sceptiques sur la solidité de leur défense, les supporters danois sont repartis du stade Parken, samedi soir, rassurés sur les possibilités offensives de leurs favoris. À juste titre. Ebbe Sand, l’attaquant de Schalke 04, et son compatriote de Feyenoord, Jon Dahl Tomasson, ont donné le tournis à la défense belge. Jesper Gronkjaer fut le meilleur homme sur le terrain : l’ailier de l’Ajax a été dans tous les bons coups, dégoûtant au passage les arrières latéraux adverses, Philippe Léonard et surtout Eric Deflandre. Bo Johansson a pourtant constaté que son équipe a perdu consistance en seconde période en raison de plusieurs changements. Miklos Molnar et Thomas Gravesen, qui ont remplacé Sand et Tomasson, ne sont à l’évidence pas du même niveau que les titulaires. Mais les adversaires du Danemark lors de l’Euro-2000 devront se méfier. Déroutants car imprévisibles, les champions d’Europe 1992 ont toujours l’art d’être présents là où on ne les attend pas forcément. Robert Waseige, le sélectionneur belge, a d’ailleurs prévenu : «Le Danemark sera difficile à battre, quel que soit son adversaire». Kluivert écœure la Pologne Un doublé de Patrick Kluivert a permis aux Pays-Bas d’obtenir une confortable victoire (3-1) sur la Pologne hier en match amical de préparation à l’Euro 2000 de football. Les deux buts de l’attaquant du Barça, décidément en forme, sont venus en seconde période. Avant la pause, Pawel Kryszalowicz avait, d’une reprise à la 38e, annulé le bénéfice du premier but hollandais inscrit par Frank De Boer sur coup franc. Des interrogations subsistent cependant sur la solidité défensive de la sélection orange, qui débutera dimanche contre la République tchèque, le championnat d’Europe des nations qu’elle organise conjointement avec la Belgique. «Il y avait trop peu de communications entre les lignes arrières», a jugé l’entraîneur Frank Rijkaard. Ce dernier s’est cependant déclaré plutôt satisfait du stage d’une semaine en Suisse qui s’est achevé dimanche. Les joueurs néerlandais retournent aujourd’hui aux Pays-Bas et se rassemblent mardi pour la dernière ligne droite. Outre les Tchèques, ils affronteront le Danemark et la France au premier tour.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La France s’est qualifiée difficilement pour la finale du tournoi Hassan II de football, en s’imposant 4 tirs au but à 2 devant le Japon (2-2) hier à Casablanca, à l’issue d’un match assez décevant, notamment en première période. Dans le cadre de sa préparation pour l’Euro qui débute dans une semaine, les champions du monde ont préservé l’essentiel, à savoir leur invincibilité et par conséquent leur confiance. Mais ils ont montré quelques signes inquiétants notamment en défense. Elle a souvent été prise à défaut par la vitesse d’exécution des Nippons. Malgré deux buts, son système de jeu qui s’est effiloché pendant les 45 premières minutes n’a pas donné non plus tous les gages d’efficacité. Surtout son milieu de terrain s’est souvent englué dans son homologue à cinq têtes et aucune...