Equateur Le Parlement amnistie les instigateurs du coup d'Etat de janvier dernier
le 02 juin 2000 à 00h00
Le Parlement équatorien a voté une loi d’amnistie en faveur des militaires, des policiers et des civils impliqués dans l’insurrection qui a conduit au renversement du président Jamil Mahuad le 21 janvier dernier. Selon le secrétaire du Parlement, Guillermo Astudillo, la loi a été approuvée par 90 voix sur les 115 députés présents. Quelque 115 membres de l’armée, dont 17 en détention (dont 11 colonels parmi lequels Lucio Gutierrez considéré comme le chef de l’insurrection) sont concernés par l’amnistie. M. Mahuad, qui avait accédé au pouvoir le 10 août 1998, avait été renversé par une rébellion des Indiens soutenus par un groupe d’officiers de l’armée. Les vingt-huit nations indiennes, baptisées «indigènes» en Équateur, regroupent quelque 4 millions des 12,5 millions d’habitants, étaient à l’origine du renversement du président démocrate-chrétien Jamil Mahuad le 21 janvier dernier. La plus grave récession du siècle, avec une croissance négative de -7,2%, une inflation de 61%, une appréciation du dollar par rapport au sucre, alors la monnaie nationale, de 197 %, et une dette extérieure de 13,6 milliards de dollars en 1999 avaient suscité la chute du chef de l’État et son remplacement par le vice-président Gustavo Noboa (apolitique). Provoqué par le soulèvement de 10 000 Indiens descendus sur Quito pour protester contre la dollarisation de la monnaie, à l’origine de la dégradation de leur niveau de vie, le putsch était censé conduire à un changement de cap pour lutter contre leur appauvrissement. Dans un pays où 5,1 des 12,5 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale, la nouvelle politique économique n’a jusqu’à présent rien changé à leurs conditions de vie. Le remplacement du sucre par le dollar le 9 janvier par l’ex-président Mahuad, à un taux fixe de un dollar pour 25 000 sucres, a pris force de loi le 13 mars après avoir été confirmé par le nouveau président dès sa prise de fonctions. Le pouvoir d’achat en Équateur, où le salaire minimum plafonne à moins de 50 dollars par mois, a continué de s’effondrer face à l’inflation, et une hausse de quelque 60 % du prix des carburants a été décidé en mai.
Le Parlement équatorien a voté une loi d’amnistie en faveur des militaires, des policiers et des civils impliqués dans l’insurrection qui a conduit au renversement du président Jamil Mahuad le 21 janvier dernier. Selon le secrétaire du Parlement, Guillermo Astudillo, la loi a été approuvée par 90 voix sur les 115 députés présents. Quelque 115 membres de l’armée, dont 17 en détention (dont 11 colonels parmi lequels Lucio Gutierrez considéré comme le chef de l’insurrection) sont concernés par l’amnistie. M. Mahuad, qui avait accédé au pouvoir le 10 août 1998, avait été renversé par une rébellion des Indiens soutenus par un groupe d’officiers de l’armée. Les vingt-huit nations indiennes, baptisées «indigènes» en Équateur, regroupent quelque 4 millions des 12,5 millions d’habitants, étaient à...
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