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Actualités - Opinion

En gros plan Brian De Palma, cinéaste en mission ...

En mission à Cannes ? Oui, d’une certaine manière, puisqu’il était venu présenter au festival (hors compétition) son tout dernier film, Mission to Mars. Et aussi en «mission de reconnaissance personnelle» sur la Croisette, où il apparaissait pour la première fois de sa vie. Avec Coppola, Scorsese et quelques autres, Brian De Palma est un des grands cinéastes du temps présent à Hollywood. Dans ses débuts déjà lointains (années 60/70), l’influence d’Hitchcock était manifeste : voir Obsession (76), dont le modèle avoué est bel et bien Vertigo ; sur ce point, De Palma est très clair : «Pour le suspense, vous devez composer avec Hitchcock : il a eu toutes les meilleures idées ; ce qu’a fait Gus Van Sant avec son remake de Psycho n’a pas de sens». Pour en venir à Mission to Mars, on a voulu comparer avec le film de Kubrick (2 001, bien sûr). De Palma n’est pas d’accord : Mission to Mars se veut plus simple et plus humain ; alors que 2 001 : A Space Odyssey est un grand film très froid, très élégant, abstrait et symbolique avec une mystique très profonde dont le sens est difficile à découvrir. «Il faut d’ailleurs reconnaître que le film de De Palma a reçu un accueil mitigé. Attendons de voir...». De Palma n’a cessé d’évaluer en suivant des directions souvent très différentes. Il s’est essayé au fantastique (Phantom of the Paradise en 74, Carrie en 76, The Fury en 78) ; il a donné un nouvel éclairage au film de gangsters (son remake de Scarface en 83, ses réussites des Untouchables en 87, de Carlito’s Way en 93, de Snake Eyes en 98) et au film d’espionnage (Mission : Impossible, en 96). En enregistrant quelques échecs : The Bonfire of the Vanities (90) – Raising Cain (92). Avec Mission to Mars, De Palma aborde, pour la première fois, la science-fiction. On est impatient d’apprécier.
En mission à Cannes ? Oui, d’une certaine manière, puisqu’il était venu présenter au festival (hors compétition) son tout dernier film, Mission to Mars. Et aussi en «mission de reconnaissance personnelle» sur la Croisette, où il apparaissait pour la première fois de sa vie. Avec Coppola, Scorsese et quelques autres, Brian De Palma est un des grands cinéastes du temps présent à Hollywood. Dans ses débuts déjà lointains (années 60/70), l’influence d’Hitchcock était manifeste : voir Obsession (76), dont le modèle avoué est bel et bien Vertigo ; sur ce point, De Palma est très clair : «Pour le suspense, vous devez composer avec Hitchcock : il a eu toutes les meilleures idées ; ce qu’a fait Gus Van Sant avec son remake de Psycho n’a pas de sens». Pour en venir à Mission to Mars, on a voulu comparer avec le...