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Actualités - Chronologie

Formule 1 - GP de Monaco Un tourniquet impitoyable

Le Grand Prix de Monaco de Formule 1 ne laisse personne indifférent, on aime ou on déteste, mais au-delà du côté glamour et jet-set de l’épreuve, le tourniquet monégasque constitue chaque année un exercice à part pour les pilotes. «Courir à Monaco, c’est comme faire de la bicyclette dans sa salle de bains», disait Nelson Piquet avec humour. «Faire courir des F1 ici est un non-sens, de la folie. Mais c’est Monaco, le Grand Prix que chaque pilote rêve de remporter un jour», reconnaissent chaque année les conquérants de l’impossible. Etroitesse de la piste, bordée d’une succession continue de glissières qui n’en finissent pas, avec une visibilité réduite. Alternance de virages inclinés vers l’intérieur et vers l’extérieur, freinages violents comme à Sainte-Dévote où les pilotes passent de 270 km/h en deuxième vitesse avant deréaccélérer vers le Casino. Ou à la sortie du tunnel quand à 280 km/h, éblouis par la lumière du jour, les pilotes doivent enclencher la première pour aborder la chicane. Le challenge est énorme pour couvrir les 3,370 km à plus de 150 km/h de moyenne en qualifications. Pour parcourir les 78 tours de la course sans jamais commettre la moindre erreur. «Le challenge est de flirter constamment avec les glissières sans jamais les toucher», remarquait Michael Schumacher (Ferrari), hier. «Il faut de la chance mais aussi rester calme, consistant. Et surtout ne pas faire une seule faute», renchérissait Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes). Le circuit des grands Ainsi, Monaco a souvent couronné les plus grands. Hier le Brésilien Ayrton Senna victorieux à six reprises sur le tracé monégasque, le Britannique Graham Hill et le Français Alain Prost respectivement quintuple et quadruple vainqueur... Aujourd’hui, Michael Schumacher, qui a déjà remporté le Grand Prix de Monaco quatre fois, peut marcher sur les traces de «Magic» qui avait fait de la Principauté son royaume. À défaut d’y gagner, beaucoup de pilotes vivent en Principauté. Ils sont en effet treize à avoir élu domicile sur le Rocher. Et s’ils connaissent tous les moindres recoins du circuit, chaque année c’est une découverte que chacun fait lors des premiers essais du jeudi. «Nous avons besoin ici d’une voiture bien équilibrée pour une bonne adhérence mécanique et un moteur souple», note Ralf Schumacher (Williams-BMW). «C’est l’un de mes circuits préférés parce que j’y vis et que j’aime y courir», ajoute le frère cadet de Michael. «Monaco est la course la moins prévisible du calendrier de F1. Il est pratiquement impossible de simuler le tracé, l’état de l’asphalte, indique Gerhard Berger, hier pilote, maintenant directeur de BMW Motorsport. Aucune écurie ne sait vraiment à l’avance si ce tracé urbain convient à sa monoplace». Cette fin de semaine encore les pilotes devront rivaliser d’adresse, d’audace pour tirer le meilleur parti de l’impressionnante cavalerie qui propulse leurs montures, maîtriser 800 chevaux dans des rues réservées habituellement aux balades touristiques.
Le Grand Prix de Monaco de Formule 1 ne laisse personne indifférent, on aime ou on déteste, mais au-delà du côté glamour et jet-set de l’épreuve, le tourniquet monégasque constitue chaque année un exercice à part pour les pilotes. «Courir à Monaco, c’est comme faire de la bicyclette dans sa salle de bains», disait Nelson Piquet avec humour. «Faire courir des F1 ici est un non-sens, de la folie. Mais c’est Monaco, le Grand Prix que chaque pilote rêve de remporter un jour», reconnaissent chaque année les conquérants de l’impossible. Etroitesse de la piste, bordée d’une succession continue de glissières qui n’en finissent pas, avec une visibilité réduite. Alternance de virages inclinés vers l’intérieur et vers l’extérieur, freinages violents comme à Sainte-Dévote où les pilotes passent de 270 km/h...