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Actualités - Conferences De Presse

Festival de Baalbeck - Annonce du programme 2000 Grandes vibrations(photos)

Dans les locaux du syndicat de la presse, May Arida, présidente du festival de Baalbeck, a annoncé le programme 2000, entièrement sponsorisé par L’Oréal International : – Vendredi 7 et samedi 8 juillet, temple de Jupiter : Fadia Tomb el-Hage, Zad Moultaka et Marcel Khalifé dans Anachid. Soirée d’Orient en deux actes, avec la participation de Abdelkarim Chaar, de l’Orchestre de Boulogne-Billancourt et du chœur de l’Université de Louaizé. La scénographie est de Nidal Achkar. Fadia Tomb el-Hage, chanteuse orientale, a acquis une réputation mondiale avec le groupe Sarband, dont elle est la première soliste depuis 1989, interprétant les musiques médiévales, européenne et moyen-orientale. Elle maintient une forte collaboration avec des musiciens et compositeurs libanais. Elle a d’ailleurs institué une troupe spécialisée pour faire revivre les airs médiévaux. Dans Anachid, elle sera présente dans les deux parties de la soirée. La première est une adaptation pour voix et orchestre du Cantique des Cantiques, par le musicien et compositeur Zad Moultaka. Élève du Conservatoire de Paris, il se produit à la salle Gaveau, à Pleyel, à Radio-France. Depuis le début des années 90, il a signé une vingtaine d’œuvres pour le cinéma et le théâtre. La seconde partie, intitulée Mounajat (invocation), est une composition du chanteur et compositeur Marcel Khalifé, à partir de poèmes de al-Hallaj, d’Adonis, d’Ounsi el-Hajj, de Mahmoud Darwich, de Chawki Bzeih, de Kassem Haddad, de Habib Younés et de Joseph Harb. – Jeudi 13 et samedi 15 juillet, temple de Jupiter : Merce Cunningham Dance Company. Le danseur et chorégraphe américain a fêté ses 80 ans en 1999. Élève de Marta Graham, il fonde sa propre compagnie en 1953, puis son école en 1959, avant de créer ses propres chorégraphies. Il associe toujours son travail aux expériences novatrices du moment : théâtre, peinture ou musique (John Cage est son partenaire musical fidèle). Tout au long de ses 150 chorégraphies, il intègre la photo, la vidéo et l’ordinateur. Merce Cunningham ne considère pas «une chorégraphie comme un objet, mais plutôt comme une courte étape sur la route». – Vendredi 21 juillet : rythmes africains et jazz, avec Anouar Brahem, Jean-Luc Ponty et Papa Wemba, temple de Jupiter. Adepte des mélanges musicaux, le Tunisien joueur de oud Anouar Brahem a collaboré avec Jan Garbarek, Maurice Béjart et Gabriel Yared. Il se produira en formation traditionnelle avec le clarinettiste Barbaros Erkose et le percussionniste Lassaad Hosni. Jean-Luc Ponty a posé les jalons du violon électrique dans le jazz et le rock. Le musicien français né en 1942 enregistre à 21 ans son premier album solo. Avec un son mat, rugueux et puissant, sans le moindre vibrato, il se distingue de François Grappelli et crée un style de violon électrique qui relance l’intérêt pour cet instrument dans la musique de jazz. Il s’installe en Californie et travaille avec Frank Zappa, George Duke, John McLaughlin et Elton John. Au début des années 90, il s’intéresse aux rythmes africains et enregistre avec les musiciens qu’il a découvert à Paris deux albums. À Baalbeck, il sera accompagné d’un quartet africain, avec percussions, batterie, basse et orchestre. Papa Wemba est un des représentants de la «world music» représentée par le label Real World de Peter Gabriel. Il est l’un des interprètes de la rumba zaïroise, appelée «soukouss », qui fait la part belle aux polyphonies vocales. – Samedi 29 juillet, temple de Bacchus : orchestre de chambre Franz Liszt. Créé en 1962-63 au sein de l’Académie de Musique Franz Liszt de Budapest, l’orchestre a enregistré avec des solistes de renommée mondiale tels que Maurice André, Martha Argerich, Jean-Pierre Rampal et Rostropovich. À l’occasion de la 250e année de la mort de Jean-Sébastien Bach, l’orchestre interprétera des extraits de l’Art de la fugue, le Concerto Brandebourgeois n° 3 et une Suite en si mineur. – Vendredi 4 et samedi 5 août, temple de Jupiter : Tosca, opéra en trois actes de Giacomo Puccini. Avec José Cura (ténor), Tiziana Fabbricini (soprano) et Michele Porcelli (baryton). L’Orchestre philharmonique d’Italie est dirigé par Piergiorgio Morandi, ainsi que le chœur Ambrosiano de Milan. Tiziana Fabbricini a été proclamée «la Traviata des années 90», après l’avoir interprétée, en 1990, à la Scala de Milan, sous la direction de Riccardo Muti. Elle a repris depuis le rôle près d’une quinzaine de fois. Elle est connue du public libanais, puisqu’elle a accompagné, en 1997 à Beiteddine, Andrea Bocelli. Piergiorgio Morandi a été l’assistant de Riccardo Muti et de Guiseppe Patane et a étudié auprès de Leonard Bernstein et de Seji Ozawa. En 1990, il enregistre Don Quichotte avec l’Opéra de Rome et est, depuis cette date, chef d’orchestre au Théâtre de l’Opéra de Budapest. Il a récemment dirigé José Cura dans La forza del destino à Marseille, dans Otello à Buenos Aires et à Palerme. – Lundi 7 août, temple de Jupiter : Buena Vista Social Club présente Compay Segundo. En première partie : Orquestra Aragon. Compay Segundo a 93 ans et termine sa tournée mondiale à Baalbeck, avant de rentrer à Cuba. Au début des années 50, il devient le chanteur attitré de Buena Vista Social Club, club musical du centre de La Havane et véritable pépinière des talents musicaux locaux. Lorsqu’arrive la révolution de Fidel Castro, le club ferme ses portes et Compay Segundo continue sa carrière tout en travaillant comme rouleur de cigares dans une fabrique étatique. En 1997, Ry Cooder, célèbre guitariste américain, part à la recherche des musiciens du Buena Vista Social Club. En 1998, il publie l’album de leurs retrouvailles, qui sera vendu à plus de 6 millions d’exemplaires à travers le monde. L’Orquestra Aragon est une «charanga» (formation sans cuivres avec violons, flûtes rythmiques et chœurs) née en 1939, à Cienfuegos, à Cuba. Son nom et son répertoire se sont transmis de génération en génération. Le son populaire des 15 musiciens est très distinctif à cause de la superposition de rythmes cubains et d’instruments africains, sur lesquels sont ajoutés plusieurs violons. – Jeudi 10, vendredi 11 et samedi 12 août, temple de Jupiter : Tourace Wa Hanine, avec Wadih el-Safi, la troupe folklorique de Fahed abdallah et Rafic Ali Ahmad. La scénographie est de Berge Fazilian. – Vendredi 18 et samedi 19 août, temple de Bacchus : l’ensemble al-Kindi et les grandes voix du chant classique arabe. Fondé en 1983 par Julien Jalal Eddine Weiss, cet ensemble, qui comprend un qanun, un oud, un nay et un riqq, ressuscite l’art du «takht», formation instrumentale qui menace de se perdre. Accompagné par les chanteurs Hamza Chakour, Sabri Moudallal et Omar Sarmini, il interprétera le répertoire du chant classique et religieux. Les billets sont en vente à partir du 1er juin dans les bureaux de Trading Places : à Beyrouth (01 611 600-4), Zouk (09 226 220 et 03 872 505), Tripoli (03 347 068), Saïda (03 772 039), Chtaura (08 544 830 et 03 772 051) et Baalbeck (03 771 853). Ventes Internet : www.tradingplaces.com.lb Livraison à domicile.
Dans les locaux du syndicat de la presse, May Arida, présidente du festival de Baalbeck, a annoncé le programme 2000, entièrement sponsorisé par L’Oréal International : – Vendredi 7 et samedi 8 juillet, temple de Jupiter : Fadia Tomb el-Hage, Zad Moultaka et Marcel Khalifé dans Anachid. Soirée d’Orient en deux actes, avec la participation de Abdelkarim Chaar, de l’Orchestre de Boulogne-Billancourt et du chœur de l’Université de Louaizé. La scénographie est de Nidal Achkar. Fadia Tomb el-Hage, chanteuse orientale, a acquis une réputation mondiale avec le groupe Sarband, dont elle est la première soliste depuis 1989, interprétant les musiques médiévales, européenne et moyen-orientale. Elle maintient une forte collaboration avec des musiciens et compositeurs libanais. Elle a d’ailleurs institué une troupe...