Laissez-passer indispensable pour se rendre au Sud
le 30 mai 2000 à 00h00
Fini la kermesse politique. Pour prévenir des débordements aux conséquences imprévisibles, illustrés par les affrontements de dimanche, au cours desquels les soldats israéliens ont utilitsé leurs armes, l’armée a restreint hier le flux de civils se rendant dans l’ancienne zone occupée. Désormais, seuls les habitants originaires de cette région et les titulaires de laissez-passer sont autorisés à s’y rendre. Même les journalistes sont obligés d’obtenir désormais un coupe-fil du ministère de la Défense pour se rendre dans l’ancienne bande frontalière. Hier, aux barrages de la troupe établis aux anciens points de passage menant vers cette zone, les soldats vérifiaient le lieu de naissance sur les cartes d’identité, renvoyant fermement ceux qui venaient «célébrer la victoire». À Mansouri, au sud du port de Tyr, sur une vingtaine de voitures faisant la queue en matinée devant le barrage, huit seulement ont pu poursuivre leur chemin, selon un correspondant de l’AFP. Dans l’est, à l’ancienne «porte» de Zemraya, les soldats vérifiaient rapidement les chargements des camionnettes en provenance des villages libérés, confisquant le matériel volé, témoigne un correspondant de presse. Après les embouteillages monstres des cinq derniers jours, l’ancienne zone occupée semblait hier déserte. Quelques dizaines de jeunes, de femmes et d’enfants continuaient à jeter par intermittence des pierres en direction de la guérite de l’armée israélienne, au niveau de la porte de Fatmé, sur la frontière libano-israélienne.
Fini la kermesse politique. Pour prévenir des débordements aux conséquences imprévisibles, illustrés par les affrontements de dimanche, au cours desquels les soldats israéliens ont utilitsé leurs armes, l’armée a restreint hier le flux de civils se rendant dans l’ancienne zone occupée. Désormais, seuls les habitants originaires de cette région et les titulaires de laissez-passer sont autorisés à s’y rendre. Même les journalistes sont obligés d’obtenir désormais un coupe-fil du ministère de la Défense pour se rendre dans l’ancienne bande frontalière. Hier, aux barrages de la troupe établis aux anciens points de passage menant vers cette zone, les soldats vérifiaient le lieu de naissance sur les cartes d’identité, renvoyant fermement ceux qui venaient «célébrer la victoire». À Mansouri, au sud du port...
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