L’Odeur du savon, adaptation d’une nouvelle d’Élias Khoury sur les planches du Gulbenkian, ce soir et demain dimanche à 20h30. Conception, mise en scène et scénographie de Lina Abiad. Autant le dire tout de suite : il ne s’agit pas d’une pièce de théâtre conventionnelle. Une mise en scène à plusieurs niveaux et des coupures ne tenant compte d’aucune unité temporelle avec projections d’un film et de diapos en parallèle à l’action qui se déroule sur les planches. Adel et sa petite amie sont au cinéma. Dans la pénombre de la salle, Adel s’ennuie, ne comprend rien au film. Il se désintéresse du grand écran pour faire les doux yeux à sa dulcinée. Mais cette dernière n’a d’yeux que pour le film. Après plusieurs tentatives de flirt avortées, Adel sombre dans les méandres de ses souvenirs. Trois espaces scéniques se confondent. D’un côté on a Adel et son flirt assis sur des sièges de cinéma. D’un autre, un écran où est projeté le film auquel ils assistent. Puis, sur les planches, les scènes en flash-back. On y voit Adel milicien, puis «bodyguard» d’un agent de change. Tout se mêle. Le temps, l’espace, les personnages, les histoires. Tantôt on est dans une maison close au temps du mandat français, une seconde plus tard, on se retrouve dans un cimetière sous les bombes en compagnie de combattants communistes. Enterrements, messes funéraires et viol de caveaux se succèdent. Inutile de préciser que ce n’est pas la joie qui prime dans cette pièce à l’humour volontairement noir et glauque. Si cela vous intéresse…
L’Odeur du savon, adaptation d’une nouvelle d’Élias Khoury sur les planches du Gulbenkian, ce soir et demain dimanche à 20h30. Conception, mise en scène et scénographie de Lina Abiad. Autant le dire tout de suite : il ne s’agit pas d’une pièce de théâtre conventionnelle. Une mise en scène à plusieurs niveaux et des coupures ne tenant compte d’aucune unité temporelle avec projections d’un film et de diapos en parallèle à l’action qui se déroule sur les planches. Adel et sa petite amie sont au cinéma. Dans la pénombre de la salle, Adel s’ennuie, ne comprend rien au film. Il se désintéresse du grand écran pour faire les doux yeux à sa dulcinée. Mais cette dernière n’a d’yeux que pour le film. Après plusieurs tentatives de flirt avortées, Adel sombre dans les méandres de ses souvenirs. Trois...
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