Chine Pékin s'oriente vers une médecine à deux vitesses
le 26 mai 2000 à 00h00
La Chine va abolir d’ici à trois ans son système de santé publique hérité du collectivisme, le divisant en deux secteurs, lucratif et non lucratif, ont annoncé jeudi des hauts responsables du gouvernement. Les Chinois seront désormais libres de choisir leur hôpital, a expliqué Song Xiaowu, de l’Office gouvernemental pour la restructuration économique. «La concurrence entre les hôpitaux doit permettre d’améliorer la qualité des soins tout en faisant baisser les coûts», a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse. Le système de santé collectif, mis en place par le régime communiste depuis les années 1950, obligeait jusqu’à présent les Chinois à se faire soigner dans l’hôpital le plus proche de chez eux, quelle que soit la qualité des soins. Avec la réforme, les patients auront désormais le choix entre un secteur non lucratif, «qui bénéficiera d’un traitement fiscal préférentiel et devra suivre la politique de facturation des soins fixée par le gouvernement», et un secteur lucratif, «autorisé à fixer ses prix, mais qui payera des impôts comme n’importe quelle entreprise», a annoncé M. Song. «Le profit a le droit d’exister dans la santé publique», a estimé pour sa part Wu Mingjiang, un haut responsable du ministère de la Santé, avant d’appeler les entreprises étrangères à investir dans le secteur médical chinois, à la faveur de l’adhésion en vue du pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La réforme vise à rationaliser un secteur à la traîne de la modernisation du pays. «Certaines institutions médicales souffrent de sureffectifs, de manque d’efficacité, de mauvaise gestion, et leur personnel n’est pas suffisamment qualifié», a reconnu M. Song.
La Chine va abolir d’ici à trois ans son système de santé publique hérité du collectivisme, le divisant en deux secteurs, lucratif et non lucratif, ont annoncé jeudi des hauts responsables du gouvernement. Les Chinois seront désormais libres de choisir leur hôpital, a expliqué Song Xiaowu, de l’Office gouvernemental pour la restructuration économique. «La concurrence entre les hôpitaux doit permettre d’améliorer la qualité des soins tout en faisant baisser les coûts», a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse. Le système de santé collectif, mis en place par le régime communiste depuis les années 1950, obligeait jusqu’à présent les Chinois à se faire soigner dans l’hôpital le plus proche de chez eux, quelle que soit la qualité des soins. Avec la réforme, les patients auront désormais le...
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