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Actualités - Chronologie

Asmara se défendra si l'Ethiopie dit non à l'OUA

L’Érythrée se réserve le droit de défendre sa souveraineté territoriale, si l’Éthiopie répond négativement à la demande de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) de redéploiement des troupes hors de Zala Anbesa, a déclaré le chef de la diplomatie érythréenne. «Il incombe à l’Éthiopie de prendre ses responsabilités et d’accepter le plan de paix de l’OUA, pour éviter davantage de pertes de vies humaines, sinon, nous nous garderons l’option de nous défendre», a déclaré Haile Woldensae lors d’une conférence de presse à Asmara. «L’OUA appelle maintenant à des mesures pour arrêter l’escalade de la guerre. C’est à l’Éthiopie de l’accepter ou de la rejeter», a-t-il souligné. Le chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika, président en exercice de l’OUA, est arrivé jeudi à Asmara en provenance d’Addis-Abeba, pour une visite de quelques heures. Le but de sa visite est de «s’assurer que l’Érythrée a accepté cet appel (de l’OUA) et d’ouvrir le chemin pour l’application du plan de paix», a expliqué le responsable érythréen. M. Bouteflika a été accueilli à l’aéroport par le président érythréen Issaias Afeworki. Les deux dirigeants n’ont fait aucune déclaration avant le début de leurs entretiens. M. Woldensae a indiqué que la décision érythréenne de retirer ses forces de Zala Anbesa, sur le front central, n’avait pas été suivie d’une mesure similaire de la part des Éthiopiens qui détiennent des territoires érythréens. L’Érythrée a annoncé mercredi qu’elle acceptait «pour le bien de la paix» l’appel de l’OUA de redéployer ses forces à partir de jeudi à minuit sur les positions qu’elles occupaient avant le début de la guerre, le 6 mai 1998. «Jusqu’à présent, nos troupes se redéploient unilatéralement», a-t-il précisé. Interrogé sur ce retrait qui se déroule sous les tirs d’artillerie éthiopiens, M. Woldensae a répliqué : «Nous étions prêts à redéployer nos troupes sous de pires conditions». Il a rappelé qu’Asmara avait accepté le plan de l’OUA en février 1999 et «était prête à l’appliquer, mais que jusqu’à présent l’autre partie ne s’était pas montrée enthousiaste». M. Woldensae a refusé d’admettre que son pays n’a accepté le plan de l’OUA qu’en raison de la défaite militaire essuyée par son armée sur le terrain. «Le 12 mai (2000), l’armée éthiopienne a été capable de pénétrer (sur) notre territoire. Toutefois, nous ne basons pas nos engagements sur des développements militaires», a-t-il déclaré. «Le 19 mai, l’Érythrée s’était montrée prête à accepter le redéploiement. Ceci n’est pas nouveau, et ça n’émane pas d’une situation militaire», a-t-il ajouté. Interrogé sur le fait de savoir si Asmara envisageait de demander un déploiement de forces de l’Onu dans les zones contestées, M. Woldensae a souligné que le plan de paix de l’OUA «prévoit une force monitrice de l’OUA et de ses partenaires».
L’Érythrée se réserve le droit de défendre sa souveraineté territoriale, si l’Éthiopie répond négativement à la demande de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) de redéploiement des troupes hors de Zala Anbesa, a déclaré le chef de la diplomatie érythréenne. «Il incombe à l’Éthiopie de prendre ses responsabilités et d’accepter le plan de paix de l’OUA, pour éviter davantage de pertes de vies humaines, sinon, nous nous garderons l’option de nous défendre», a déclaré Haile Woldensae lors d’une conférence de presse à Asmara. «L’OUA appelle maintenant à des mesures pour arrêter l’escalade de la guerre. C’est à l’Éthiopie de l’accepter ou de la rejeter», a-t-il souligné. Le chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika, président en exercice de l’OUA, est arrivé jeudi à...