Le Real Madrid a sauvé sa saison en accrochant une huitième Ligue des champions de football à son palmarès, au détriment d’une équipe de Valence qui a raté sa finale faute d’avoir pu déployer son jeu, mercredi, au Stade de France de Saint-Denis (3-0). Très irréguliers ces derniers mois, les équipiers de Raul se sont réveillés au bon moment. Ils devaient absolument remporter la finale pour participer à la prochaine édition de la Ligue des champions puisqu’ils n’avaient fini qu’à la cinquième place en championnat d’Espagne, au terme d’une saison mouvementée. Six mois avant de redevenir le roi de l’Europe, le Real avait même touché le fond en Liga en flirtant pour la première fois de son histoire avec les postes de descente en deuxième division, après une défaite 5-1 à domicile contre Saragosse. L’entraîneur Vicente Del Bosque, qui a succédé à John Toshack en novembre dernier, est l’homme du redressement. «Quand il est arrivé, l’union entre les joueurs et l’entraîneur était très mauvaise. Il a su imposer une très bonne discipline dans le vestiaire. Les joueurs le respectent et il respecte les joueurs», a rappelé José Martinez Pirri, directeur général du Real Madrid, à la veille de la finale, quand le Real a officiellement annoncé que Del Bosque restait un an de plus. Homme de la maison, Del Bosque n’a pas hésité à pousser doucement vers la sortie des cadres vieillissants de l’équipe – le gardien allemand Bodo Illgner, Fernando Hierro et Manolo Sanchis, souvent blessés – pour composer une défense inédite, avec le tout jeune gardien Iker Casillas (19 ans) et Ivan Helguera, qui s’est visiblement épanoui au poste de libéro. Impassible face à la pression parfois agressive des médias, l’homme aux moustaches a su gérer une saison en dents de scie, où son équipe a alterné le pire (défaite contre le Bayern 4-2 à domicile, en match de poule) et le meilleur (victoire 3-2 à Manchester). Valence hors sujet Les joueurs du Real, qui n’étaient pas nés au moment des six premières victoires «merengue» en Coupes des champions entre 1956 et 1966, ont été sensibles à la culture d’entreprise du club, qui sait toujours préparer les grands rendez-vous. Mercredi, contre Valence, le Real a toujours été en surnombre au centre du terrain, grâce à la débauche d’énergie des Fernando Redondo, Steve McManaman et Raul Gonzalez, et le travail de titan de Roberto Carlos et Michel Salgado dans les couloirs. En face, Valence n’a pas pu déployer le jeu rapide et offensif qui avait fait des ravages contre la Lazio Rome et Barcelone aux tours précédents. «Nous ne sommes jamais entrés dans le match. Nous avons laissé jouer le Real et ça fait mal. Valence est une équipe qui fait le pressing et cela n’a pas été le cas ce soir», commentait le défenseur français Jocelyn Angloma, l’un des meilleurs de son équipe, mercredi soir. «La rencontre a été équilibrée», estimait pour sa part le capitaine Gaizka Mendieta. «Nous avons dominé en première mi-temps mais nous n’avons pas su concrétiser les occasions, et devant le Real Madrid, cela ne pardonne pas». Visiblement marqué, l’entraîneur de Valence Hector Cuper échouait pour la deuxième année consécutive en finale de Coupe d’Europe, après avoir perdu l’année dernière la dernière Coupe des coupes avec Majorque contre la Lazio Rome. Tout n’est cependant pas perdu pour Valence, troisième du championnat d’Espagne, et qui participera à ce titre à la prochaine édition de la Ligue des champions, en passant comme l’année dernière par le stade du troisième tour préliminaire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Real Madrid a sauvé sa saison en accrochant une huitième Ligue des champions de football à son palmarès, au détriment d’une équipe de Valence qui a raté sa finale faute d’avoir pu déployer son jeu, mercredi, au Stade de France de Saint-Denis (3-0). Très irréguliers ces derniers mois, les équipiers de Raul se sont réveillés au bon moment. Ils devaient absolument remporter la finale pour participer à la prochaine édition de la Ligue des champions puisqu’ils n’avaient fini qu’à la cinquième place en championnat d’Espagne, au terme d’une saison mouvementée. Six mois avant de redevenir le roi de l’Europe, le Real avait même touché le fond en Liga en flirtant pour la première fois de son histoire avec les postes de descente en deuxième division, après une défaite 5-1 à domicile contre Saragosse....