À Paris, la «Cinémathèque française» vient de lui consacrer une rétrospective «intégrale» de son œuvre (pas loin de 25 longs métrages !). Accessoirement, il était, tout récemment, sur l’écran du Vidéo-Club de l’Iesav (toujours dans l’actualité, d’une manière ou d’une autre !). Avec Apocalypse Now (79), un film démentiel, à la fois onirique et réaliste – vrai, si vous préférez. Le grand Francis Ford Coppola est en activité permanente, et tous ceux qui, partout dans le monde, aiment le cinéma ont bien raison de s’en réjouir. Bien sûr, Coppola n’a pas signé que des chefs-d’œuvre, mais il a fait beaucoup d’excellents films, et il en a raté très peu (Jack, par exemple, en 96). Ses premiers essais, au début des années 60, ne laissaient guère présager (sauf peut-être The Rainpeople, en 69) l’évolution sidérante qui allait aboutir à la naissance d’un chef-d’œuvre : l’épopée en trois films – tous de la même stature – du Godfather (72, 74 et 90). Exemple unique de «suites» égales en qualité au «modèle» magnifique du Parrain. Deux autres films relèvent de la veine intimiste, quasi secrète, chère à Coppola : The Conversation (74) et Gardens of Stone (87). Le premier devance – prophétiquement – notre époque, alors que les progrès de la technique permettent d’espionner (son et vision) tout le monde et n’importe qui. Le second – à propos d’Apocalypse Now – en dit plus long, et plus fort, sur les douleurs, révélées ou retenues, engendrées par la guerre du Vietnam. N’oublions pas les recherches «virtuelles» de One From the Heart (82) et rappelons The Rainmaker (97), un film de commande mais un «sans faute» impeccable. À bientôt d’autres nouvelles de Francis Ford Coppola ! Un autre cinéaste américain de la génération – et de la trempe – de Coppola, Brian De Palma, vient d’être accueilli à Cannes. Son dernier film, Mission to Mars, est prévu chez nous : on en reparlera.
À Paris, la «Cinémathèque française» vient de lui consacrer une rétrospective «intégrale» de son œuvre (pas loin de 25 longs métrages !). Accessoirement, il était, tout récemment, sur l’écran du Vidéo-Club de l’Iesav (toujours dans l’actualité, d’une manière ou d’une autre !). Avec Apocalypse Now (79), un film démentiel, à la fois onirique et réaliste – vrai, si vous préférez. Le grand Francis Ford Coppola est en activité permanente, et tous ceux qui, partout dans le monde, aiment le cinéma ont bien raison de s’en réjouir. Bien sûr, Coppola n’a pas signé que des chefs-d’œuvre, mais il a fait beaucoup d’excellents films, et il en a raté très peu (Jack, par exemple, en 96). Ses premiers essais, au début des années 60, ne laissaient guère présager (sauf peut-être The Rainpeople, en 69)...
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