Plus de 300 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées au cours d’un massacre dans la nuit du 14 au 15 mai dans l’est de la République démocratique du Congo, a annoncé l’agence d’information des missionnaires Misna, basée à Rome. Ce massacre est attribué à des rebelles banyamulenges du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, principal mouvement rebelle) et des soldats rwandais et burundais, selon l’agence. Il s’est déroulé à Katogota (60 km au sud de Bukavu), dans le Sud-Kivu, province frontalière du Rwanda, de l’Ouganda et de la Tanzanie, contrôlée depuis le début du conflit en cours en août 1998 par les forces de la coalition rebelle. Selon l’agence Misna, des hommes, des femmes, dont des vieillards, ainsi que des enfants ont été tués par balles ou à l’arme blanche. Les corps de nombreuses victimes ont ensuite été jetés à la rivière. «Certains des cadavres, qui étaient disséminés sur une vaste zone à l’intérieur et à l’extérieur du village, ont été traînés à la rivière et certains abandonnés dans l’eau», a ajouté un témoin. Il y a deux jours, la presse de Kinshasa avait rapporté que trente et un habitants de ce village du Sud-Kivu avaient été tués, dimanche dernier, par des soldats rwandais en représailles d’une attaque de miliciens Maï-Maï. Les villageois ont été tués après une attaque menée près du village par des miliciens Maï-Maï, qui soutiennent les forces gouvernementales de République démocratique du Congo (RDC) contre les rebelles appuyés par le Rwanda et l’Ouganda. Quatre soldats et un officier de la coalition rebelle ont été tués lorsque des Maï-Maï ont tendu une embuscade à leur véhicule, avait alors indiqué le journal indépendant La référence plus. Quelques heures plus tard, un détachement de l’armée rwandaise est arrivé dans le village et a abattu 31 civils, selon cette même source. Le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi soutiennent la Rébellion congolaise dans l’est de la RDC contre le régime du président Laurent Désiré Kabila. Le Conseil de sécurité a donné son feu vert en février au déploiement d’une force de 5 500 hommes en RDC pour aider à la mise en œuvre d’un accord de paix signé en juillet et août 1999 à Lusaka entre les six pays belligérants et les rebelles. L’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Richard Holbrooke, a affirmé mercredi qu’il était primordial d’envoyer «dans les semaines à venir» des troupes de l’Onu en RDC afin d’éviter une reprise de la guerre.
Plus de 300 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées au cours d’un massacre dans la nuit du 14 au 15 mai dans l’est de la République démocratique du Congo, a annoncé l’agence d’information des missionnaires Misna, basée à Rome. Ce massacre est attribué à des rebelles banyamulenges du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, principal mouvement rebelle) et des soldats rwandais et burundais, selon l’agence. Il s’est déroulé à Katogota (60 km au sud de Bukavu), dans le Sud-Kivu, province frontalière du Rwanda, de l’Ouganda et de la Tanzanie, contrôlée depuis le début du conflit en cours en août 1998 par les forces de la coalition rebelle. Selon l’agence Misna, des hommes, des femmes, dont des vieillards, ainsi que des enfants ont été tués par balles ou à l’arme blanche. Les...
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