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Actualités - Chronologie

Irak Les coupures du courant profitent aux marchands de l'électricité

Les désagréments des coupures du courant à Bagdad représentent une aubaine pour une poignée d’entrepreneurs qui «vendent» de l’électricité aux foyers grâce à d’énormes générateurs. «Mon projet de génération d’électricité connaît un grand succès auprès de la population qui s’apprête à faire face aux heures de coupure à l’approche de la saison chaude», explique M. Ahmed Abdallah, qui fournit du courant dans un quartier résidentiel de Bagdad. Deux jours seulement après sa mise en service, le générateur géré par M. Abdallah fonctionne à pleine capacité malgré le récent allègement du rationnement du courant à Bagdad, ramenant les heures de coupures à quatre au lieu de six quotidiennement. L’Irak avait autorisé en juillet dernier la création de compagnies privées pour générer et distribuer le courant électrique afin de faire face aux pannes résultant du délabrement des équipements étatiques. Les «entrepreneurs de l’électricité» vendent le courant à un prix allant de 2 500 à 3 500 dinars (moins de deux dollars) par mois et par ampère, un tarif largement supérieur à celui de l’autorité générale de l’électricité. le branchement est également effectué aux frais des consommateurs. Mais pour beaucoup d’Irakiens, une telle dépense est justifiée, surtout par le besoin de faire fonctionner leurs climatiseurs en été quand la température frôle les 50 degrés celsius le jour. «Je paye 15 000 dinars (8 dollars) par mois, qui représentent une importante partie de mon revenu mensuel pour cinq ampères d’électricité qui me permettent d’utiliser un climatiseur et quelques lampes», affirme Moustapha Hamid, un retraité qui travaille comme chauffeur de taxi pour joindre les deux bouts. Youssef Haïdar, un commerçant qui tient une boutique dans le centre de Bagdad, verse l’équivalent de 30 dollars par mois pour obtenir du courant. «Mes enfants passent bientôt leurs examens et je dois assurer leur confort pour qu’ils puissent bien étudier», souligne-t-il. Un autre entrepreneur d’électricité, M. Yassine Chaker, affirme que «ce type d’activité n’est pas facile et nécessite d’importantes sommes pour l’achat de grands générateurs». Le directeur général de la compagnie de distribution d’électricité à Bagdad, M. Sahbane Mahjoub, a par ailleurs affirmé que les autorités avaient lancé une campagne contre les «voleurs» de courant et ceux qui contreviennent aux consignes de rationner la consommation. «Ces gens seront poursuivis en justice et pourront être privés d’électricité s’ils persistent dans leurs violations qui nuisent aux autres citoyens», a-t-il dit au quotidien gouvernemental al-Joumhouriya. Les installations électriques irakiennes ont été sévèrement endommagées durant la guerre du Golfe (janvier-février 1991) et leur réhabilitation est entravée par un manque de pièces de rechange dû aux sanctions imposées à l’Irak depuis son invasion du Koweït, en août 1990.
Les désagréments des coupures du courant à Bagdad représentent une aubaine pour une poignée d’entrepreneurs qui «vendent» de l’électricité aux foyers grâce à d’énormes générateurs. «Mon projet de génération d’électricité connaît un grand succès auprès de la population qui s’apprête à faire face aux heures de coupure à l’approche de la saison chaude», explique M. Ahmed Abdallah, qui fournit du courant dans un quartier résidentiel de Bagdad. Deux jours seulement après sa mise en service, le générateur géré par M. Abdallah fonctionne à pleine capacité malgré le récent allègement du rationnement du courant à Bagdad, ramenant les heures de coupures à quatre au lieu de six quotidiennement. L’Irak avait autorisé en juillet dernier la création de compagnies privées pour générer et...