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Actualités - Chronologie

Nouvelle économie En Bourse, les sociétés dotcom apprennent l'humilité

Les titres de sociétés de l’Internet, portés aux nues l’année dernière par des investisseurs friands de tout ce qui avait une terminaison «dotcom» («pointcom»), ont beaucoup perdu de leur lustre, liquidés par ces mêmes investisseurs qui leur réclament des résultats. Il y a eu 224 introductions en Bourse de sociétés dans le secteur de l’Internet en 1999, et les titres de 101 d’entre elles s’échangent actuellement en dessous de leur cours d’introduction, selon les chiffres de la firme d’analyse Forrester Research. Depuis le début de l’année, 71 sociétés se sont lancées en Bourse et, à ce jour, la capitalisation de plus de la moitié d’entre elles est inférieure à celle de départ. C’est le cas de Value America, un site de commerce en ligne, dont l’action cotait quelque 2 dollars vendredi, par rapport à un cours d’introduction de 23 dollars le 8 avril 1999. Elle avait grimpé à 33,75 dollars dans les mois suivants. Le vendeur de jouets sur l’Internet eToys est dans la même situation. Lancé le 19 mai 1999 à 20 dollars l’action, il avait plafonné à 86 dollars à l’automne. Aujourd’hui, il vaut moins de 7 dollars. Il y a aussi drkoop.com, un portail sur la santé, dont le titre n’a pas rempli ses promesses. Il vaut le tiers de son cours d’introduction, qui était de neuf dollars l’été dernier. Henry Blodget, l’analyste de Merrill Lynch spécialisé dans l’Internet, estime que 90 % des titres de ce secteur sont encore surévalués, malgré la chute de 25 % du Nasdaq, la Bourse électronique où sont cotés la plupart des titres de l’Internet, depuis son record du 10 mars. Le Nasdaq avait enregistré une progression spectaculaire de 85 % en 1999. Lors des turbulences boursières du mois d’avril, M. Blodget a prédit que 75 % des valeurs Internet n’existeraient pas d’ici trois ans, en raison d’une consolidation dans le secteur, relève le site spécialisé stockhouse.com. «L’impatience des actionnaires va grandir face au report continuel de l’instant où ces sociétés vont être rentables», a déclaré l’analyste dans une interview à stockhouse.com. «Et ils vont exprimer leur impatience en vendant l’action, ce qui va continuer à faire pression sur le prix», a-t-il ajouté. Les actionnaires n’hésitent également pas à déposer plainte lorsqu’ils estiment avoir été floués par les déclarations optimistes infondées des dirigeants de ces sociétés, comme c’est le cas pour Value America ou MicroStrategy, un éditeur de logiciels pour le commerce électronique. Finis les budgets de publicité exorbitants, qui avaient coûté près de 4 milliards de dollars en 1999, selon la firme Competitive Media Reporting, ou la cour à outrance aux employés potentiels. Le secteur n’est également pas à l’abri des licenciements, comme ceux annoncés chez le libraire Amazon.com.
Les titres de sociétés de l’Internet, portés aux nues l’année dernière par des investisseurs friands de tout ce qui avait une terminaison «dotcom» («pointcom»), ont beaucoup perdu de leur lustre, liquidés par ces mêmes investisseurs qui leur réclament des résultats. Il y a eu 224 introductions en Bourse de sociétés dans le secteur de l’Internet en 1999, et les titres de 101 d’entre elles s’échangent actuellement en dessous de leur cours d’introduction, selon les chiffres de la firme d’analyse Forrester Research. Depuis le début de l’année, 71 sociétés se sont lancées en Bourse et, à ce jour, la capitalisation de plus de la moitié d’entre elles est inférieure à celle de départ. C’est le cas de Value America, un site de commerce en ligne, dont l’action cotait quelque 2 dollars vendredi, par...