Hariri : le pays a perdu l'un de ses plus nobles politiciens
le 11 mai 2000 à 00h00
L’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri a indiqué que «chaque Libanais, quelle que soit son appartenance politique, éprouve une grande tristesse face à la disparition du Amid, un grand homme que le Liban tout entier a perdu». «Le Amid est devenu, depuis les années quarante et jusqu’à l’an 2000, une étoile brillante de notre vie politique», a-t-il déclaré en soulignant que «beaucoup de personnes dans ce pays ont soutenu et aimé le leader du Bloc national, tandis que beaucoup d’autres également se sont opposées à Raymond Eddé, mais tout le monde au Liban respectait le Amid et reconnaissait sa stature politique et l’authenticité de ses principes». Et le député de Beyrouth d’ajouter : «Nous avons apprécié l’ami qu’il était et nous avons respecté ses opinions divergentes des nôtres ; le Amid était un homme authentique, fidèle à ses idéaux, ne renonçant jamais à ses principes. On aurait dit que ces derniers étaient innés : ils avaient vu le jour avec lui et l’ont accompagné, immuables, toute sa vie durant». Et de poursuivre que «ceux qui ont connu Raymond Eddé, depuis les années quarante jusqu’aux années soixante-dix au Liban, tout comme ceux qui l’ont connu à Paris savent que c’est un homme qui est resté égal à lui-même». M. Hariri a relevé : «Comme les empreintes des doigts, l’homme politique qu’était Raymond Eddé ne pouvait être modifié». «Le Amid a marqué la vie politique libanaise de son empreinte», a-t-il relevé en notant que «c’est cette empreinte qui manquera désormais au Liban et qui créera un vide». «Avec la perte de Raymond Eddé, nous éprouvons deux fois un grand chagrin, l’une réside dans le fait d’avoir perdu l’un des plus nobles politiciens libanais qui ont marqué la deuxième moitié de ce siècle, et l’autre que nous avons perdu le dernier des Grands de ce pays», a souligné M. Hariri en conclusion.
L’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri a indiqué que «chaque Libanais, quelle que soit son appartenance politique, éprouve une grande tristesse face à la disparition du Amid, un grand homme que le Liban tout entier a perdu». «Le Amid est devenu, depuis les années quarante et jusqu’à l’an 2000, une étoile brillante de notre vie politique», a-t-il déclaré en soulignant que «beaucoup de personnes dans ce pays ont soutenu et aimé le leader du Bloc national, tandis que beaucoup d’autres également se sont opposées à Raymond Eddé, mais tout le monde au Liban respectait le Amid et reconnaissait sa stature politique et l’authenticité de ses principes». Et le député de Beyrouth d’ajouter : «Nous avons apprécié l’ami qu’il était et nous avons respecté ses opinions divergentes des nôtres ; le Amid...
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