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Actualités - Chronologie

En gros plan Luc Besson : autour de Cannes

Président du jury du 53e Festival de Cannes – qui s’achève après-demain, dimanche 21 – Luc Besson a fait d’intéressantes déclarations peu avant l’ouverture de cette manifestation. Se voulant «très attentif, très démocratique», l’auteur de Nikita et de la dernière version filmée (en date!) de l’histoire de Jeanne d’Arc a dit «espérer que ce premier festival du siècle soit placé sous le signe de la tolérance». Tout en soulignant le rôle pédagogique de Cannes: «mettre en lumière certains films que le public n’irait jamais voir sans le festival». Luc Besson a ensuite abordé divers problèmes spécifiques du cinéma français. En commençant par une allusion (directe) à une presse qui va voir les films «avec des couteaux et des lance-roquettes...», des gens qui «assassinent les films» (c’est Patrice Leconte qui a dû être content!). Besson, pour ce qui le concerne, travaille, comme on le sait, plus ou moins directement avec les Américains ou, en tout cas, en Amérique. Il s’en explique: «On me fait des ponts d’or pour que je parte travailler aux États-Unis. Mais j’aime mon pays, je reste ici... et pourtant je perds de l’argent tous les jours... et je commence à en avoir franchement marre de payer 67% d’impôts. C’est vrai, si ça continue comme ça, alors amour ou pas, je partirai. Parce qu’il ne faut pas nous prendre pour des c...s trop longtemps». Besson produit des films d’autres réalisateurs et annonce la mise en chantier à Hollywood – par la Fox – d’un remake de Taxi. Très dynamique, cet homme-là. L’argent... le financement des films. Dans ce domaine aussi, les problèmes s’aggravent. En France, le soutien étatique à la production cinématographique donne des signes d’essouflement: d’autant que la plupart des films français perdent de l’argent. On y reviendra.
Président du jury du 53e Festival de Cannes – qui s’achève après-demain, dimanche 21 – Luc Besson a fait d’intéressantes déclarations peu avant l’ouverture de cette manifestation. Se voulant «très attentif, très démocratique», l’auteur de Nikita et de la dernière version filmée (en date!) de l’histoire de Jeanne d’Arc a dit «espérer que ce premier festival du siècle soit placé sous le signe de la tolérance». Tout en soulignant le rôle pédagogique de Cannes: «mettre en lumière certains films que le public n’irait jamais voir sans le festival». Luc Besson a ensuite abordé divers problèmes spécifiques du cinéma français. En commençant par une allusion (directe) à une presse qui va voir les films «avec des couteaux et des lance-roquettes...», des gens qui «assassinent les films» (c’est...