L'Administration US aborde prudemment la réglementation sur les OGM
le 05 mai 2000 à 00h00
L’Administration américaine aborde prudemment une réglementation sur les produits à base d’organismes génétiquement modifiés (OGM), que les adversaires des OGM jugent bien insuffisante alors que l’industrie alimentaire applaudit. La Maison-Blanche a annoncé un ensemble de mesures destinées notamment à «mettre en confiance les consommateurs», selon un communiqué. Les autorités sanitaires seraient notamment informées à l’avance de l’introduction sur le marché d’un produit issu d’OGM, mais l’étiquetage concernant ce dernier resterait volontaire. «Les consommateurs veulent que les aliments OGM soient testés pour la sécurité et étiquetés. Ce plan ne prévoit rien de tel», a rétorqué Rébecca Goldburg, scientifique à l’association Défense de l’environnement. L’agence américaine chargée du contrôle des aliments et des médicaments, la Food and Drug Administration (FDA), serait informée au moins quatre mois à l’avance de l’intention d’une entreprise d’introduire un produit OGM sur le marché. La FDA rendrait alors un avis à la société, mais le communiqué ne précise pas dans quelle mesure ce dernier affecterait la commercialisation du produit. Le Centre pour la sécurité des aliments (CFS) a critiqué le fait que la FDA écarte ainsi l’exigence de tests obligatoires sur la sécurité des aliments OGM avant leur mise sur le marché. «Des dizaines de millions d’Américains resteront des cobayes testant la sécurité de ces aliments», a déclaré Andrew Kimbrell, directeur du CFS. La FDA va aussi élaborer des «règles qui aideront les industriels à concevoir des étiquettes qui soient véridiques et informatives, plutôt que confuses», selon le communiqué. L’étiquetage n’étant pas obligatoire, les seules ayant intérêt à en user seraient les entreprises n’utilisant pas d’OGM. «La FDA pourrait rendre les choses plus difficiles pour les entreprises prêtes à étiqueter leurs produits non-OGM, en leur imposant quantité de certifications», a remarqué Jean Halloran, une des responsables à l’Union des consommateurs. Les associations représentant l’industrie alimentaire n’ont pas hésité d’ailleurs à insister sur la nécessité d’établir des règles strictes dans ce domaine. «Il est important que les prétentions des produits non-OGM soient véridiques...», a jugé le docteur Stacey Zawel, vice-président de l’association des Industries alimentaires américaines (GMA). «L’obligation d’étiqueter démontrerait aux consommateurs que l’industrie alimentaire n’a rien à cacher», a estimé de son côté Garry Goldberg, président de l’Association des cultivateurs américains de maïs (ACGA). Il milite notamment pour l’adoption d’un projet de loi, actuellement à l’étude au Congrès, qui rendrait obligatoire l’étiquetage d’aliments contenant des OGM. Dans l’Union européenne, un étiquetage obligatoire pour les aliments et ingrédients alimentaires contenant au moins 1 % d’organismes génétiquement modifiés (OGM) est entré en vigueur au début avril.
L’Administration américaine aborde prudemment une réglementation sur les produits à base d’organismes génétiquement modifiés (OGM), que les adversaires des OGM jugent bien insuffisante alors que l’industrie alimentaire applaudit. La Maison-Blanche a annoncé un ensemble de mesures destinées notamment à «mettre en confiance les consommateurs», selon un communiqué. Les autorités sanitaires seraient notamment informées à l’avance de l’introduction sur le marché d’un produit issu d’OGM, mais l’étiquetage concernant ce dernier resterait volontaire. «Les consommateurs veulent que les aliments OGM soient testés pour la sécurité et étiquetés. Ce plan ne prévoit rien de tel», a rétorqué Rébecca Goldburg, scientifique à l’association Défense de l’environnement. L’agence américaine chargée du...
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