Etats-Unis Greenspan invite les banques à plus de prudence face aux turbulences
le 05 mai 2000 à 00h00
Les banques devraient faire preuve de davantage de prudence quant à l’impact que pourraient avoir les turbulences des marchés financiers sur les produits financiers dérivés et leurs engagements grandissants sur le marché des actions, a mis en garde hier le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan. «La possibilité que des intervenants sur les marchés soient trop optimistes ou qu’ils aient le sentiment que les (nouvelles) technologies les protègent contre les turbulences des marchés est préoccupante car une telle attitude n’est pas justifiable», a-t-il déclaré devant la conférence annuelle sur les structures et la concurrence bancaire organisée par la Banque de réserve fédérale de Chicago. «Lors de la récente progression phénoménale des marchés dérivés, aucune contraction de l’activité économique ne s’est produite pour tester la capacité des produits dérivés à y résister ainsi que les outils de gestion des risques des intervenants», a encore relevé M. Greenspan. Il a ainsi jugé de la première importance pour les banques d’incorporer des scénarios extrêmes dans leurs modèles de risques. Le président de la Fed, qui n’a fait aucun commentaire sur l’évolution présente de l’économie et des marchés, a également mis en garde les banques contre le fait qu’elles ne devaient pas compter sur la Fed et les autres organismes fédéraux de réglementation à Washington «pour venir régler tous les problèmes sérieux potentiels et mettre fin aux perturbations financières». «De telles certitudes peuvent conduire les institutions financières à croire que tous les problèmes sérieux seront réglés par leur Banque centrale et que leur système de gestion des risques ne nécessite pas d’être amélioré», a encore estimé Alan Greenspan. Il a ainsi mis en garde les banquiers contre la certitude que les institutions financières américaines «sont trop grandes pour faire faillite».
Les banques devraient faire preuve de davantage de prudence quant à l’impact que pourraient avoir les turbulences des marchés financiers sur les produits financiers dérivés et leurs engagements grandissants sur le marché des actions, a mis en garde hier le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan. «La possibilité que des intervenants sur les marchés soient trop optimistes ou qu’ils aient le sentiment que les (nouvelles) technologies les protègent contre les turbulences des marchés est préoccupante car une telle attitude n’est pas justifiable», a-t-il déclaré devant la conférence annuelle sur les structures et la concurrence bancaire organisée par la Banque de réserve fédérale de Chicago. «Lors de la récente progression phénoménale des marchés dérivés, aucune contraction de l’activité...
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