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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché sous contrôle

La demande du dollar a continué de l’emporter sur l’offre encore hier, à Beyrouth, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie valable à la vente de cette monnaie dans le cadre de sa politique de stabilité monétaire. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue donc à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande de la livre libanaise, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar largement au-dessus de ce niveau, soit entre 1 514,00 et 1 515,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque 15 millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, dans un marché strictement sous contrôle. Coup d’arrêt à la chute de l’euro grâce à des rumeurs d’intervention À l’étranger, l’euro est resté pratiquement faible mais soutenu au-dessus du seuil de 0,89 dollar sur les marchés des changes internationaux grâce à des rumeurs d’intervention des banques centrales européennes, après avoir plongé dans la matinée en Europe à un plus bas historique de 0,8853 dollar, tandis que la livre sterling était au plus bas depuis quatre ans face au billet vert. La résistance de l’euro a été imputée à des rumeurs d’intervention de banques centrales européennes sur les marchés des changes dans la journée, lui permettant de stopper sa chute après qu’il fut mal parti. Selon les cambistes, ces rumeurs concernaient aussi bien la Bundesbank que la Banque de France et la Banque centrale italienne, qui n’ont pas voulu faire de commentaires. Bien que ces rumeurs semblaient pour la plupart des professionnels être dues à des transactions commerciales, elles n’ont pas tardé à avoir leur impact sur les opérateurs dans la mesure où elles tombaient à un moment critique, alors que les marchés étaient très nerveux du fait de la faiblesse de l’euro et spéculaient sur une possible intervention concertée des banques centrales européennes pour venir à sa rescousse. Cela d’autant que la Banque centrale européenne (BCE) a répété à plusieurs reprises qu’elle attendait un retournement de l’euro. De plus, la monnaie unique a trouvé un certain soutien dans l’annonce par la Commission européenne que l’indice de confiance économique est resté stable à un très haut niveau en avril dans la zone euro, se maintenant à 104,00 points comme en mars. Il en est de même du recul du chômage en mars dans la zone euro à 9,4 % de la population active contre 9,5 % en février, justifiant les propos tenus hier, à Budapest, par le Premier ministre français Lionel Jospin qui a estimé qu’il n’y avait pas «de raison économique» à la baisse de l’euro et qu’il s’agissait d’un «phénomène financier sans corrélation avec la bonne santé économique de l’Union européenne». Par ailleurs, le marché a sanctionné hier la décision de la Banque d’Angleterre de laisser inchangé son principal taux directeur à 6 % à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire, en poussant la livre sterling à un plus bas face au dollar depuis quatre ans. Pour la troisième fois en trois mois, les neuf membres de ce comité ont décidé de faire une pause dans la politique de resserrement monétaire entamée en septembre, alors que l’industrie manufacturière britannique souffrait de la hausse de la livre. De ce fait, les investisseurs ont largement privilégié le dollar sur le sterling, spéculant d’ores et déjà sur un écart d’un demi-point en pourcentage entre les taux britanniques et américains après la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) le 16 mai courant. Cela étant, le billet vert a été généralement bien entouré hier, se négociant à New York sur un ton soutenu comme suit : – 0,8910 pour un euro contre 0,8945, la veille – 1,5405 pour un sterling contre 1,5610 – 2,1955 DM contre 2,1865 – 7,3515 FF contre 7,3335 – 1,7380 FS contre 1,7240 – 2 173,00 lires contre 2 164,65 – 108,15 yens contre 109,00. Bourse de Beyrouth : léger mieux À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est légèrement améliorée, hier, dans la mesure où la hausse des actions A de Solidere et des actions C de la Byblos Bank l’a emporté sur la baisse des actions B de Solidere, dans un marché autrement stable quoique délaissé sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,12 % à 67,82 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,20 % à 155,81 points. Ce mouvement s’est encore une fois déroulé dans un faible volume d’affaires, totalisant seulement 56 404 actions négociées d’une valeur globale de 130 743 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, les marchés américains se sont montrés très irréguliers et volatils hier au lendemain de la baisse de 2,34 % de Wall Street et de 2,06 % de la Bourse électronique Nasdaq. De fait, les craintes de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis dans une proportion plus forte que prévue pour lutter contre l’inflation continuaient à peser sur la tendance, comme en témoigne l’évolution du marché obligataire américain. Ce sentiment n’a guère été modifié hier après l’annonce par le département du Travail que la productivité américaine aurait progressé de 2,4 % au premier trimestre 2000, au lieu de 3,00 % comme attendu, contre 6,9 % au quatrième trimestre 1999, reflétant un ralentissement de la croissance économique. Cela d’autant que l’indice des coûts salariaux, un baromètre d’inflation très surveillé par la Fed, a augmenté de 1,8 % contre une baisse de 2,9 % pendant la même période, ce qui a contribué à entretenir les craintes inflationnistes. De plus, les investisseurs ont été sensibilisés par les propos tenus hier par le président de la Fed, Alan Greenspan, lors d’un discours à Chicago, selon lesquels les banques ne doivent pas ignorer les risques d’un recul de marchés boursiers et son impact sur les produits dérivés. «La possibilité que des intervenants sur les marchés soient trop optimistes ou qu’ils aient le sentiment que les valeurs de la haute technologie les protègent contre les turbulences des marchés est préoccupant, car une telle attitude n’est pas justifiable», a-t-il notamment déclaré. «Lors de la récente progression phénoménale des marchés dérivés, aucune contraction de l’activité économique ne s’est produite pour tester la capacité des produits dérivés à y résister ainsi que les outils de gestion des risques des intervenants», a encore relevé M. Greenspan. Compte tenu de toutes ces considérations, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq s’est davantage affaibli pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fléchissait d’un plus haut à 10 523,10 points à un plus bas à 10 407,12 points, avant d’afficher en préclôture 10 412,90 points, en baisse de 67,23 points sur la veille. Irrégularité des Bourses européennes Les Bourses européennes ont terminé sur une note hésitante jeudi à l’image du comportement de Wall Street, les interrogations sur les taux d’intérêt devenant plus vives à une dizaine de jours de la réunion de la Réserve fédérale américaine. L’indice Eurotop 300 a perdu 0,1 % et l’Euro Stoxx 50, limité à la zone euro, 0,2 %. La Bourse de Paris a gagné 0,87 %, celle de Londres 0,24 % et celle de Francfort 0,13 %. Amsterdam a cédé 0,71 %, Bruxelles 0,6 % et Madrid 0,6 %. Zurich a pris 0,04 % et Milan 1,55 %. Les investisseurs sont restés sur leur faim après le discours du président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan à Chicago. Greenspan s’est abstenu de toute déclaration sur l’économie américaine et les taux d’intérêt lors de son intervention, s’en tenant à des propos sur le monde de la finance, sujet de la conférence. En Europe, le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a décidé de ne pas modifier son taux d’intervention, le maintenant à 6,00 %. Les télécoms ont globalement été malmenées. Deutsche Telekom a cédé 4,4 % à 66,73 euros, les investisseurs prenant leurs bénéfices à l’approche de l’émission en juin d’une troisième tranche d’actions. British Telecom a reculé de 6,42 % sur des rumeurs de révision à la baisse de ses résultats dans le sillage de l’avertissement émis par son homologue américain AT&T en début de semaine. En revanche, l’équipementier Alcatel s’est particulièrement mis en évidence avec un gain de 9,54 %, après l’annonce d’une nette amélioration de ses résultats du premier trimestre et de la cession de son activité câbles afin de poursuivre son recentrage sur les télécommunications. Bouygues a pris 4,12 %. La branche de téléphonie mobile du groupe pourrait attirer des acheteurs alors que les licences de téléphonie nouvelle génération UMTS vont prochainement être octroyées. Le cimentier français Lafarge a terminé sur une baisse limitée de 3,06 % compte tenu du nombre d’abaissements de recommandations sur le groupe après l’échec de son OPA sur Blue Circle. Aux bancaires, Deutsche Bank a progressé de 2,31 %, après l’annonce que son bénéfice avant impôts du premier trimestre s’est accru de 76 % pour atteindre un record, conformément aux prévisions. Dresdner Bank a pris 1,28 % et Commerzbank 0,63 %. Le géant pétrolier Royal Dutch/Shell a fini sur un nouveau record à 65,20 euros à Amsterdam après avoir annoncé une hausse de 118 % de son bénéfice au premier trimestre.
La demande du dollar a continué de l’emporter sur l’offre encore hier, à Beyrouth, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie valable à la vente de cette monnaie dans le cadre de sa politique de stabilité monétaire. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue donc à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande de la livre libanaise, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar largement au-dessus de ce niveau, soit entre 1 514,00 et 1 515,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume d’affaires de la journée d’hier...