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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar activement recherché

Le dollar a été activement recherché hier, à Beyrouth, au lendemain d’un long week-end chômé pour la commémoration des Pâques orthodoxes et du 1er mai. Mais, les opérateurs se sont montrés encore une fois très réticents à l’offre du billet vert, incitant la Banque du Liban (BDL) à satisfaire la demande en cette monnaie au haut de sa fourchette d’intervention maintenue en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Cela étant, le dollar, qui a clôturé selon la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, a été effectivement négocié sur le marché interbancaire bien au-dessus de ce niveau, soit entre 1 514,00 et 1 515,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé 15 millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. Journée noire pour l’euro À l’étranger, la monnaie unique européenne, en pleine tourmente, a chuté hier pour la première fois de son histoire sous le seuil de 0,89 dollar, souffrant du flux de capitaux d’Europe vers les États-Unis et des mises en garde de la Banque centrale européenne (BCE) face à l’entrée de la Grèce dans la zone euro. Déjà fragilisée par ses pauvres performances en fin de semaine dernière, la monnaie européenne a perdu encore un peu plus de crédibilité auprès des investisseurs, rendus de plus en plus pessimistes quant à son avenir à moyen terme. Après avoir brutalement brisé le seuil important de 0,90 dollar, en début d’échanges à Londres hier, la devise européenne a multiplié les records à la baisse contre le billet vert et la livre sterling, tombant respectivement jusqu’à 0,8889 dollar et 0,5696 sterling avant de se reprendre légèrement par la suite. Ces niveaux n’avaient jamais été atteints depuis le lancement de l’euro en janvier 1999. Celui-ci a désormais perdu 22,8 % de sa valeur face au billet vert. Encore une fois, les analystes n’ont pas donné d’explications fondamentales à cette chute, mais ils notaient que l’augmentation du flux de capitaux hors d’Europe vers les États-Unis jouaient de plus en plus en défaveur de la devise européenne. À cet égard, on a fait état des récents mouvements de fusions et d’acquisitions par des compagnies européennes sur des sociétés américaines qui sont de nature à renforcer les sorties de capitaux aux dépens de l’euro, dont l’acquisition par Siemens de l’américain Shared Medical System (SMS) et le rachat par le géant néerlandais de la bancassurance ING de l’assureur américain ReliaStar. Pour la plupart des analystes, tant qu’il n’y aura pas de signes de ralentissement de la croissance américaine et de retour d’argent frais dans la zone euro, les investisseurs bouderont la devise européenne. Dans ce contexte, les opérateurs continuaient d’ignorer toute bonne nouvelle concernant la vigueur du redressement de l’économie européenne. L’euro n’a ainsi pas pu bénéficier de la chute des marchés boursiers aux États-Unis hier et la veille, ni de la hausse de la confiance des consommateurs en France au mois d’avril. À l’inverse, les mises en garde de la BCE pour l’adhésion à l’euro de la Grèce, recommandée par la Commission européenne dès l’an prochain, ont joué au passif de la monnaie unique. De l’avis unanime des observateurs, investisseurs et spéculateurs n’écoutent plus rien, ils vendent de l’euro pour acheter du dollar et du sterling. Plus inquiétant encore, selon ces mêmes milieux, les chances de l’euro de remonter la pente semblent s’amenuiser de jour en jour. Ainsi, à l’instar de la Deutsche Bank, Paribas a révisé à la baisse ses prévisions de retour de l’euro au-dessus de la parité jusqu’à la fin du quatrième trimestre 2000. Certes, il ne semble pas à la lumière de tous ces développements que la BCE puisse tirer l’euro de ce mauvais pas, malgré la multiplication des déclarations en sa faveur de plusieurs responsables européens. Cela étant, le dollar paraissait le principal bénéficiaire de cet accès de faiblesse de l’euro. Il s’est davantage raffermi face au yen en l’absence d’indications en provenance de Tokyo dont les marchés devaient rester fermés jusqu’à la fin de la semaine pour la «Golden Week». De son côté, la livre sterling n’est pas parvenue à préserver ses gains face au dollar, à la veille de la décision de la Banque d’Angleterre sur les taux d’intérêt à l’issue de la réunion mensuelle aujourd’hui de son comité de politique monétaire. Pour la plupart des analystes, il est difficile d’anticiper la décision des membres de ce comité alors que la demande intérieure en Grande-Bretagne est toujours forte et fait peser des risques de tensions inflationnistes sur l’économie, tandis que le secteur de l’industrie souffre toujours de la vigueur de la livre sterling. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié hier, à New York, sur un ton soutenu comme suit : – 0,8950 pour un euro contre 0,9095, la veille – 1,5610 pour un sterling contre 1,5600 – 2,1855 DM contre 2,1510 – 7,3290 FF contre 7,2140 – 1,7255 FS contre 1,7135 – 2 163,50 lires contre 2 129,40 – 109,20 yens contre 108,50. Bourse de Beyrouth : marché déprimé À la Bourse de Beyrouth, qui a repris ses activités hier au lendemain d’un long week-end chômé, la tendance est restée faible en raison de la rechute des actions A de Solidere et C de la Byblos Bank de respectivement 6 1/2 à 6 3/8 dollars et de 2,00 à 1 15/16 dollar, dans un marché autrement délaissé sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,24 % à 67,74 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,13 % à 155,51 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un volume d’affaires très mince, ne dépassant pas quelque 18 273 actions d’une valeur globale de 95 194 dollars. Rechute de Wall Street et du Nasdaq Sur les places boursières internationales, Wall Street a continué de battre en retraite ainsi que la Bourse électronique du Nasdaq, malgré le déclenchement des freins qui limitent les transactions informatisées en fin de matinée après que les pertes eurent dépassé 2 % sur le Dow Jones des industrielles (DJIA). La publication du Livre beige de la Réserve fédérale américaine (Fed), faisant état d’une expansion soutenue jusqu’à fin avril accompagnée de davantage de tensions sur les salaires, est venue assombrir l’humeur sur le marché. Cela d’autant que les investisseurs commencent d’ores et déjà à anticiper un relèvement des taux directeurs d’un demi-point en pourcentage lors de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed le 16 mai pour contenir les pressions inflationnistes. L’annonce hier par le département américain du Commerce d’une hausse plus forte que prévu des commandes industrielles en mars de 2,2 % contre une baisse de 0,8 % en février est venue conforter l’image d’une croissance toujours vigoureuse aux États-Unis, laissant croire à un tour de vis monétaire inévitable. Cela étant, et dans l’attente des chiffres de la productivité américaine au premier trimestre attendus aujourd’hui et du chômage en avril devant paraître demain, les marchés boursiers américains sont restés très faibles. Le Nasdaq est retombé jusqu’à 3 625 points alors que le DJIA a fléchi d’un plus haut à 10 732,21 points à un plus bas à 10 448,44 points, avant d’afficher en préclôture 10 453,34 points, en baisse de 277,78 points sur la veille. Les Bourses européennes trébuchent avec Wall Street Les Bourses européennes ont suivi mercredi le net repli de Wall Street en matinée, provoqué par un avertissement sur les prochains bénéfices, cette fois de Novell après AT&T, et la hausse plus forte que prévu des commandes industrielles américaines en mars, signe de surchauffe. La baisse de l’euro, qui a enfoncé 89 cents, a aussi pesé sur le climat, bien que les exportateurs européens puissent y trouver leur compte. Au plan institutionnel, la grande nouvelle du jour est la fusion prochaine des Bourses de Londres et de Francfort et leur association avec le Nasdaq. L’indice Eurotop 300 a reculé de 1,3 % à 1 646,28 et l’Eurostoxx 50 de 2,17 % à 5 316,94. Ces indices européens avaient bien progressé mardi, dopées par la reprise des high techs, et les analystes disent qu’une instabilité paraît s’être bien installée sur les marchés européens, l’investissement stratégique ayant cédé la place aux réactions ponctuelles aux événements et aux indicateurs. Par places, Londres a perdu 2,96 % à 6 184,8, Francfort 2,37 % à 7 376,93, Paris 1,93 % à 6 435,65, Zurich 0,4 % à 7 496,7, Amsterdam 0,55 % à 669,84, Milan 1,89 % à 3 1487, Madrid 1,68 % à 11 667,69, Stockholm 2,16 % à 6 208,85 et Helsinki 3,4 % à 17 707,51. Résistante, Bruxelles a gagné 0,08 % à 2 837,84. Le gros des ventes s’est porté sur les valeurs de la haute technologie et des télécoms, un renversement complet par rapport à leur orientation de la veille. Ainsi l’indice européen DJ Stox des technologiques a abandonné 3,23 % à 1 092,55, celui des médias 2,27 % à 608,94 et celui des télécoms 3,56 % à 813,69. Le compartiment des télécoms a souffert du recul de Nokia, d’Ericsson, de British Telecom, de Deutsche Telekom et, aux technologiques, de Baan, de Psion et de SAP. Le groupe finlandais a perdu 2,25 euros à 62,70, le suédois 41 couronnes à 784, le britannique 57 pence à 11,30 livres, le néerlandais 13,44 % à 2,64 euros, Psion 9,89 % à 39,72 stg et SAP 1,89 % à 20 euros. Les médias ont été tirés à la baisse par Reuters, TF1 et Havas Advertising. L’agence d’information britannique perd 5,00 % à 11,44 sterling, la chaîne française 6,07 % à 735 euros et le publiciste 6,41 % à 533 euros.
Le dollar a été activement recherché hier, à Beyrouth, au lendemain d’un long week-end chômé pour la commémoration des Pâques orthodoxes et du 1er mai. Mais, les opérateurs se sont montrés encore une fois très réticents à l’offre du billet vert, incitant la Banque du Liban (BDL) à satisfaire la demande en cette monnaie au haut de sa fourchette d’intervention maintenue en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Cela étant, le dollar, qui a clôturé selon la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, a été effectivement négocié sur le marché interbancaire bien au-dessus de ce niveau, soit entre 1 514,00 et 1 515,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé 15 millions de dollars, en grande partie...