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Actualités - Chronologie

Formule 1 - GP d'Espagne Williams -BMW, la bonne surprise(photos)

L’écurie Williams-BMW surprend en ce début de saison et aborde le Grand Prix d’Espagne, cinquième épreuve du championnat du monde de Formule 1 cette fin de semaine à Barcelone, en troisième position, juste derrière Ferrari et McLaren-Mercedes, les «intouchables». Avant le coup d’envoi à Melbourne pourtant, Frank Williams et les dirigeants de BMW manifestaient beaucoup de prudence. Voire un léger pessimisme. Chacun voulait aborder cette nouvelle collaboration avec humilité, sachant que les premiers pas risquaient d’être difficiles, très difficiles. Surtout au plan de la fiabilité. D’où la surprise aujourd’hui de l’encadrement. De Gerhard Berger, directeur de BMW Motorsport, notamment. «Le très bon départ de l’équipe BMW-Williams, qui a marqué des points à trois reprises en quatre courses, a eu un effet très positif chez BMW. Cela motive encore plus tout le monde», dit l’ancien pilote. Berger ne veut toutefois pas se laisser griser par cette réussite inattendue. Il sait par expérience qu’il est extrêmement difficile d’être régulier tout au long d’une saison. «Il ne faut pas que cela nous rende trop euphoriques. Nous sommes fiers d’être troisièmes mais cela ne change en rien notre objectif qui reste la cinquième place des constructeurs à la fin de la saison. C’est certain, nous aurons de durs moments à affronter». À Barcelone ce week-end cependant, sur un tracé réputé pour être l’un des plus techniques de la saison, Williams-BMW pourrait poursuivre sa moisson si l’on en croit Ralf Schumacher. « De mieux en mieux » «Après notre week-end fructueux de Silverstone, je suis assez optimiste dans l’optique du Grand Prix d’Espagne, dit le pilote allemand. Avec Jenson (Button), nous avons bien préparé ce rendez-vous durant trois jours, la semaine passée à Barcelone». «Le tracé a beaucoup d’adhérence et il est généralement dur pour les pneumatiques. La traction est aussi un facteur important avec pas moins de six virages en 2e vitesse. Mais par-dessus tout, la FW22 va de mieux en mieux et donc il n’y a aucune raison de ne pas être optimiste», ajoute le cadet des Schumacher. Même Jenson Button, le jeune prodige (20 ans) qui a fait chavirer son public de Silverstone, se prend à rêver d’un nouveau bon résultat lui qui, pourtant, n’a découvert le circuit catalan que la semaine passée. «Cela était important que je tourne deux jours durant parce que j’ai besoin d’effectuer des kilomètres sur ce tracé que je ne connais pas. Sur lequel j’ai peu d’expérience, où je n’ai jamais couru», indique Button. Impressionnant depuis le début de la saison, le Britannique a connu son heure de gloire chez lui, il y a dix jours, avec une cinquième place et un week-end remarquable, tant aux essais qu’en course. Sans pouvoir vraiment goûter sa réussite, sa gloire naissante. «À peine le drapeau à damiers a-t-il été brandi à Silverstone qu’il fallait partir à Barcelone pour les essais», constate le jeune pilote. «Mais la FW22 semble tellement bonne que je suis excité à l’idée de courir ce Grand Prix d’Espagne», avoue Button. Le Grand Prix d’Espagne 1999 en bref Grand Prix d’Espagne, cinquième épreuve comptant pour le championnat du monde de Formule 1, couru le dimanche 30 mai 1999 sur le circuit de Catalunya à Montmelo, près de Barcelone (Distance : 65 tours de 4,728 km, soit 307,196 km – Temps : chaud et ensoleillé – Spectateurs : 81 000) Meilleur temps des essais : Mika Hakkinen (Fin/McLaren-Mercedes) 1’22’’088 (207,348 km/h) Grille de départ : 1re ligne : Mika Hakkinen (Fin/McLaren-Mercedes) Eddie Irvine (Irl/Ferrari) 2e ligne : David Coulthard (G-B/McLaren-Mercedes) Michael Schumacher (All/Ferrari) Podium : 1. Mika Hakkinen (Fin/McLaren-Mercedes), les 307,196 km en 1 h 34’13’’665 (moyenne : 195,608 km/h) 2. David Coulthard (G-B/McLaren-Mercedes) à 06’238 3. Michael Schumacher (All/Ferrari) à 10’845 Meilleur tour en course : Michael Schumacher (All/Ferrari) 1’24’’982 (200,287 km/h) au 29e tour. Leaders successifs : Hakkinen du 1re au 23e tour, Coulthard du 24e au 26e, Hakkinen du 27e au 44e, Coulthard 45e, Hakkinen du 46e à l’arrivée. La course : Mika Hakkinen et McLaren-Mercedes n’ont pas manqué leur rendez-vous. Après les revers enregistrés à Imola et à Monaco face à Ferrari et Michael Schumacher, le Finlandais s’imposait devant son coéquipier David Coulthard et les deux Ferrari de Michael Schumacher et Eddie Irvine, à l’issue d’un cavalier seul largement favorisé par le départ fabuleux de Jacques Villeneuve (BAR-Supertec), intercalé entre les McLaren et les monoplaces de la Scuderia. Le pilote allemand devait attendre le 24e tour et son premier arrêt, au même moment que Villeneuve, pour passer le Québécois dans les stands. Mais pour Schumacher, il était trop tard. Villeneuve, quant à lui, pouvait espérer obtenir la 5e place, ses premiers points et ceux de l’écurie BAR. Mais une panne du circuit hydraulique de l’embrayage le contraignait à l’abandon, laissant à Ralf Schumacher (Williams-Supertec) le bénéfice de cette position. L’Allemand terminait devant Jarno Trulli (Prost-Peugeot) qui marquait son premier point de la saison, le second de l’équipe française. Pilotes de F1 : des êtres à part Le Britannique David Coulthard, rescapé d’un accident d’avion dans lequel son pilote et son copilote ont trouvé la mort mardi à Lyon-Satolas, ne devrait pas connaître le moindre problème en s’installant dans le cockpit de sa McLaren-Mercedes pour les premiers essais du Grand Prix d’Espagne de Formule 1, vendredi matin à Barcelone. Selon Dominique Sappia, ostéopathe et préparateur physique des pilotes de l’écurie Arrows jusqu’à la fin de la saison dernière, les pilotes de F1 en effet sont des sportifs hors norme, des êtres à part. «Ils sont habitués à vivre avec la notion d’accident, explique Sappia. Il n’y aura donc pas de contrecoup au moment où Coulthard va prendre le volant de sa monoplace». «Les pilotes de F1, comme les motards de Grand Prix d’ailleurs, vivent avec la notion de mort qu’ils côtoient à chaque fois qu’ils s’élancent en piste, poursuit l’ostéopathe. Ils n’y pensent pas mais la mort fait partie intégrante de leur activité. Ce sont les seuls. Aucun autre sportif, aucun être normal ne peut réagir comme eux. C’est normal, c’est leur lot quotidien». Un employé de l’aéroport de Lyon-Satolas avait été très étonné mardi par le comportement de Coulthard dans les minutes qui suivirent le crash de l’avion. «Il a pris son portable et donné deux appels en parlant calmement. Il n’avait pas l’air choqué du tout. Il m’a vraiment impressionné», témoignait cet employé admiratif. « Une motivation supplémentaire » Dominique Sappia avoue en revanche qu’il a été surpris par la réaction de David Coulthard aussitôt après l’accident, la distance marquée par le pilote écossais face à la mort du pilote et du copilote de son jet privé. «Naturellement, je suis soulagé que Heidi (sa fiancée), Andrew et moi-même soient sains et saufs, mais je voudrais exprimer ma plus profonde sympathie aux familles des deux pilotes», déclarait le pilote écossais dans un communiqué de l’écurie McLaren-Mercedes. «Dans cette réaction, Coulthard me paraît très distant, note l’ostéopathe. Soit cela a été rédigé par l’écurie, soit la déclaration de David a été faite sous le choc. Je pense que d’autres pilotes, comme Olivier Panis ou Pedro Diniz que je connais particulièrement bien, auraient été plus sensibles à la disparition des pilotes de l’avion, plus touchés au plan humain que par l’accident lui-même». Jeudi, David Coulthard devra certainement passer un examen, des tests, en présence du docteur Syd Watkins, le médecin de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), à qui il apppartiendra de décider de l’aptitude du pilote à participer au Grand Prix d’Espagne de Formule 1 cette fin de semaine à Barcelone. «Là, je ne suis pas inquiet, dit Dominique Sappia. Cet accident d’avion peut procurer une motivation supplémentaire pour David Coulthard. Il n’y pensera pas. Il peut même se dire qu’après ça, il ne craint plus rien».
L’écurie Williams-BMW surprend en ce début de saison et aborde le Grand Prix d’Espagne, cinquième épreuve du championnat du monde de Formule 1 cette fin de semaine à Barcelone, en troisième position, juste derrière Ferrari et McLaren-Mercedes, les «intouchables». Avant le coup d’envoi à Melbourne pourtant, Frank Williams et les dirigeants de BMW manifestaient beaucoup de prudence. Voire un léger pessimisme. Chacun voulait aborder cette nouvelle collaboration avec humilité, sachant que les premiers pas risquaient d’être difficiles, très difficiles. Surtout au plan de la fiabilité. D’où la surprise aujourd’hui de l’encadrement. De Gerhard Berger, directeur de BMW Motorsport, notamment. «Le très bon départ de l’équipe BMW-Williams, qui a marqué des points à trois reprises en quatre courses, a eu un...