Les 22 enfants philippins détenus ont été transférés
le 03 mai 2000 à 00h00
Les 22 enfants, otages depuis le 20 mars de rebelles musulmans aux Philippines, ont laissé derrière eux des dessins et un calendrier inachevé sur les murs de leur prison, abandonnée ce week-end à la suite d’un assaut de l’armée. Ces dessins en bleu et rouge tracés sur les murs de bois évoquent leurs maisons ou leurs souvenirs d’école. Le calendrier dessiné sur l’un des murs de cette pièce de 200 m2 s’arrête à la date du 15 avril. On ignore si ces otages, 22 enfants auxquels s’ajoutent au moins cinq adultes, ont ensuite été transférés ailleurs ou s’ils sont restés dans la zone. Ils avaient été enlevés dans leur école par des rebelles du groupe extrémiste musulman Abu Sayyaf le 20 mars à la suite de l’attaque manquée d’une caserne de l’armée. Les forces armées philippines sont parvenues dimanche à s’emparer du camp des rebelles sur l’île de Basilan où ces otages étaient retenus prisonniers, mais sans parvenir à les libérer. Depuis, le sort de ces otages reste un mystère. «Nous avons accompli notre mission de détruire l’Abu Sayyaf», s’est néanmoins félicité hier le général Narciso Abaya devant un groupe de journalistes invités à visiter ce camp des rebelles. Ce militaire a toutefois reconnu avoir échoué à libérer les otages. L’assaut avait été donné la semaine dernière après que les rebelles eurent affirmé avoir décapité deux otages, deux hommes. Aucune preuve de cette exécution n’a toutefois été fournie ni retrouvée. Cette attaque, qui a duré une semaine, a fait dix morts et 52 blessés dans les rangs de l’armée, selon un porte-parole militaire, le colonel Rafael Romero. On ignore en revanche combien de victimes elle a fait dans les rangs des rebelles. «Si tout va bien, les otages seront sains et saufs», a déclaré de son côté le colonel Saulito Aromin, qui commandait une des brigades ayant participé à l’assaut contre les rebelles. «Mais c’est une région de forêts et nous ne pouvons pas complètement la boucler», a-t-il expliqué. Sur le sol de boue de la pièce où ont été retenus les otages, les soldats ont retrouvé des chemises, des sous-vêtements et des couvertures abandonnés à la hâte dans la fuite des rebelles. Les autorités philippines s’efforcent maintenant de savoir si ces rebelles sont parvenus à faire le lien avec d’autres membres du groupe Abu Sayyaf qui détiennent sur l’île voisine de Jolo 21 personnes en otages dont dix touristes étrangers, selon un porte-parole de la présidence philippine, Ricardo Puno.
Les 22 enfants, otages depuis le 20 mars de rebelles musulmans aux Philippines, ont laissé derrière eux des dessins et un calendrier inachevé sur les murs de leur prison, abandonnée ce week-end à la suite d’un assaut de l’armée. Ces dessins en bleu et rouge tracés sur les murs de bois évoquent leurs maisons ou leurs souvenirs d’école. Le calendrier dessiné sur l’un des murs de cette pièce de 200 m2 s’arrête à la date du 15 avril. On ignore si ces otages, 22 enfants auxquels s’ajoutent au moins cinq adultes, ont ensuite été transférés ailleurs ou s’ils sont restés dans la zone. Ils avaient été enlevés dans leur école par des rebelles du groupe extrémiste musulman Abu Sayyaf le 20 mars à la suite de l’attaque manquée d’une caserne de l’armée. Les forces armées philippines sont parvenues...
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