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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché toujours fermé

Le marché libanais des changes est resté fermé hier, en raison du chômage officiel du 1er mai, décalé de 24 heures car coïncidant cette année avec le lundi de Pâques orthodoxe. Rappelons que le dollar avait clôturé la semaine dernière, à la veille du long week-end pascal chez les communautés orthodoxes, au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de la propension du marché à la demande plutôt qu’à l’offre du dollar, les banques de la place ont été amenées à acheter le billet vert de la BDL au haut de sa fourchette d’intervention, en l’absence d’autres contreparties valables à la vente en dehors d’elle. Nouvel accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, l’euro était encore une fois à la baisse sur les marchés des changes internationaux, sans pour autant dégringoler tout en restant sans force pour lutter contre les assauts du dollar. Les investisseurs ont continué de vendre de l’euro pour du dollar, ont indiqué les cambistes à Londres et à New York. Selon eux, l’euro devrait rester faible cette semaine, sans toutefois subir la dégringolade de la semaine dernière où il était tombé jusqu’à 0,9033 dollar. Et d’ajouter que le marché attend la publication du Livre beige de la Réserve fédérale américaine (Fed) aujourd’hui pour avoir une idée de la politique monétaire qu’elle adoptera le 16 mai, à la lumière aussi des chiffres sur la productivité américaine au premier trimestre demain et ceux du chômage en avril après demain. En plus de l’écart qui s’est creusé entre les taux d’intérêt américains, actuellement à 6,00 %, et européens à 3,75 %, les analystes ont relevé un autre facteur de pessimisme concernant l’euro. À cet égard, ils ont fait état d’une augmentation plus importante que prévue de la masse monétaire européenne M3, utilisée comme un indicateur d’inflation à moyen terme par la Banque centrale européenne (BCE), de l’ordre de 6,5 % au mois de mars après une croissance révisée de 6,1 % en février, alors que l’objectif de croissance de la moyenne mobile sur trois mois des taux de croissance annuels de cet agrégat monétaire ne devrait pas dépasser 4,5 %. Le billet vert a également gagné du terrain hier contre le yen, s’échangeant à ses plus hauts niveaux face à cette monnaie depuis deux mois. Selon les cambistes, certains investisseurs préféraient toujours se délester de leurs avoirs en yen au profit du dollar, à la veille de la Golden Week au Japon où les marchés financiers nippons seront fermés jusqu’à lundi prochain. Cela d’autant que le marché ne semble plus avoir très peur d’une intervention de la Banque du Japon depuis que le dollar s’échange à des niveaux proches des 109 yens. Le dollar a été de son côté soutenu hier par les dernières statistiques américaines, dont la baisse de 4,5 % des ventes de logements neufs et la hausse de 0,1 % de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie en mars, qui ont mis en évidence un tableau économique très solide aux États-Unis, laissant augurer de nouvelles hausses des taux par la Fed. Quant à la livre sterling, elle a été un peu plus ferme face au dollar dans la perspective d’une hausse des taux d’intérêt britanniques demain par la Banque d’Angleterre à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire. Cela étant, le dollar s’est négocié, à New York, sur un ton soutenu face aux autres grandes monnaies, à l’exception du sterling, comme suit : – 0,9075 pour un euro contre 0,9155, la veille – 1,5590 pour un sterling contre 1,5530 – 2,1555 DM contre 2,1355 – 7,2285 FF contre 7,1650 – 1,7180 FS contre 1,7090 – 2 133,65 lires contre 2 114,95 – 108,50 yens contre 108,75. Wall Street : sous le signe de AT & T Sur les places boursières internationales, Wall Street et la Bourse électronique Nasdaq ont été déprimées toutes les deux hier par la forte chute du titre de télécommunications AT & T après l’annonce par son président-directeur général, Michael Armstrong, d’une révision à la baisse des résultats du groupe pour l’ensemble de l’année. Dans la foulée, les secteurs de l’informatique, de l’Internet et des télécoms devaient connaître hier une séance assez négative. En revanche, les valeurs sûres de l’industrie, de la grande consommation et de la pharmacie offraient hier un visage plus souriant. Selon les professionnels, le titre AT & T, qui avait largement profité de la vague d’enthousiasme qui a porté récemment aux sommets les valeurs de la haute technologie, suit depuis le début de l’année les vicissitudes de ce secteur, surtout après que cette compagnie se fut convertie en un groupe présent aussi bien dans la téléphonie sans fil que l’Internet et les réseaux à haut débit avec le câble. C’est dans ce contexte que l’indice Nasdaq a dû abandonner une bonne partie du terrain qu’il avait gagné la veille en fléchissant sous les 3 900 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 valeurs industrielles de Wall Street oscillait entre un plus haut à 10 824,68 points et un plus bas à 10 710,02 points, avant d’afficher en préclôture 10 745,07 points, en baisse de 66,71 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont fini en hausse mardi, dopées par les bonnes performances des médias et des télécoms, et malgré le repli de Wall Street. La Bourse de Paris a terminé en hausse de 2,22 % à un nouveau record de clôture, Londres a gagné 0,73 % et Francfort 1,90 %. Amsterdam s’est adjugée 0,91 %, Milan 3,26 %, Madrid 3,48 %, Zurich 1,34 % et Bruxelles 0,79 %. L’indice paneuropéen Eurotop 300 a fini sur une hausse de 1,72 % et l’Eurostoxx 50 des valeurs vedette de la zone euro sur une progression de 2,47 %. Le compartiment des télécoms, des médias, et des technologiques (TMT) s’est particulièrement bien comporté. Telefonica a pris 9,23 % et le néerlandais KPN a gagné 2,23 % au lendemain de l’annonce de pourparlers sur un rapprochement d’une ou plusieurs de leurs activités. Une fusion des deux groupes pourrait donner naissance à un géant des télécoms de 160 milliards d’euros. Telefonica a précisé qu’aucun accord n’avait encore été atteint. L’ensemble du secteur a bénéficié de cette annonce, France Télécom prenant 4,58 %, Deutsche Telekom 5,06 % et British Telecoms 2,00 %. En revanche, Vodafone a perdu 1,95 %. Bouygues a terminé sur une hausse de 6,48 %, le groupe étant considéré comme une cible possible en raison de son activité mobiles. Aux médias, BSkyB s’est adjugé 10,98 % à 1 685. Pearson a gagné 15,85 % à 4 370 pence et Reuters 3,92 % à 1 203. Canal Plus a pris 12,26 %, ses perspectives de développement étant jugées excellentes. Aux technologiques, l’allemand Siemens a progressé de 5,06 % au lendemain de l’annonce du rachat pour plus de deux milliards de dollars de la société américaine de services informatiques pour le secteur de la santé, Shared Medical Systems. Le fabricant d’ordinateurs de poche Psion a pris 15,85 % et le fournisseur de service sur Internet Freeserve 10,69 %. Parmi les valeurs de l’ancienne économie, BMW s’est octroyé 6,42 % tandis que les discussions se poursuivent avec Phoenix sur la reprise de Rover. Tokyo : clôture sur une note soutenue La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,2 % mardi, portée par la hausse du Nasdaq américain de la veille et par des anticipations d’achats prochains de la part des nouveaux fonds d’investissement, ont indiqué les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a clôturé en hausse de 36,28 points à 18 439,37 points, l’indice élargi Topix progressant de son côté de 7,35 points à 1 702,58 points, dans un volume d’échanges estimé à 528 millions de titres, contre 584,9 millions lundi. La pression à l’achat s’est relâchée dans l’après-midi, les investisseurs ayant pris leurs bénéfices en fin de séance, la dernière d’une semaine raccourcie par les jours fériés, selon les opérateurs. Les titres liés aux banques et aux technologies de l’informaiton ont soutenu la hausse du marché, ont-ils précisé. «Le rapport entre l’offre et la demande et les facteurs extérieurs ont été tous deux favorables», a indiqué Kazunori Jinnai, analyste chez Daiwa Securities SB Capital Markets, faisant notamment référence au bond du Nasdaq de la veille et à la mise en place de nouveaux fonds d’investissements. L’indice composite américain du Nasdaq a en effet grimpé de 2,52 % lundi à New York, porté notamment par le rebond du titre Microsoft. «Mais les échanges (à Tokyo) se sont ralentis car les opérateurs se sont contentés d’ajuster leurs placements avant le début de la série de jours fériés», a expliqué M. Jinnai. Le Nikkei a en effet brièvement gagné 200 points «mais n’a pas progressé davantage dans un contexte de prudence au milieu d’une période de vacances», a précisé Hiroichi Nishi, analyste chez Nikko Securities. Les marchés financiers de Tokyo seront fermés à partir de mercredi et jusqu’à vendredi à l’occasion de la série de jours fériés japonaise de printemps de la «Golfen Week», et rouvriront lundi. Les investisseurs resteront cependant à l’écoute des indicateurs économiques américains publiés cette semaine, notamment l’indice trimestriel de production, attendu jeudi, et les chiffres du chômage en avril, attendus vendredi, selon M. Jinnai. Ils seront également attentifs au sommet américano-japonais de vendredi à Washington, dont on attend qu’il se concentre sur les demandes américaines de réduire largement les tarifs d’interconnexion pratiqués par l’opérateur japonais Nippon Telegraph and Telephone (NTT), a-t-il précisé. Le titre NTT a terminé la séance en hausse de 50 000 yens (+3,7 %) à 1,42 millions de yens. Les titres des fabricants d’électronique et les technologiques, qui ont fait l’objet d’un intérêt modéré, ont contribué au soutien de l’ensemble du marché, selon les opérateurs.
Le marché libanais des changes est resté fermé hier, en raison du chômage officiel du 1er mai, décalé de 24 heures car coïncidant cette année avec le lundi de Pâques orthodoxe. Rappelons que le dollar avait clôturé la semaine dernière, à la veille du long week-end pascal chez les communautés orthodoxes, au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de la propension du marché à la demande plutôt qu’à l’offre du dollar, les banques de la place ont été amenées à acheter le billet vert de la BDL au haut de sa fourchette d’intervention, en l’absence d’autres contreparties valables à la vente en dehors d’elle. Nouvel accès de faiblesse de...