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Actualités - Chronologie

La police se prépare à un 1er mai mouvementé à Londres

Jardinage sauvage aux portes du parlement, manifestation au cœur de la City et protestations en tout genre : la police craint un week-end du 1er mai agité à Londres où les «anticapitalistes» ont commencé à se mobiliser hier. Les forces de l’ordre seront pendant quatre jours sur le pied de guerre, dans la crainte d’incidents similaires à ceux qui avaient éclaté le 18 juin 1999 en marge d’un rassemblement contre «l’exploitation du tiers-monde» par les pays industrialisés. Ce jour-là, plusieurs centaines de casseurs anarchistes avaient mis à sac une partie du quartier de la City, le plus grand centre financier européen, causant plusieurs pour millions de livres de dégâts, faisant 44 blessés et entraînant 101 arrestations. «Tous les congés prévus pour le week-end ont été annulés dans la police londonienne, à commencer par le mien», souligne, quelque peu dépité, un porte-parole de Scotland Yard. La police, qui compte plus de 20 000 agents à Londres, se refuse à donner des détails sur le nombre de gardiens de la paix déployés. Mais, à en croire la presse, Scotland Yard a mis sur pied l’une des plus imposantes opérations de sécurité que la métropole de 7 millions d’habitants ait connues. «Nous n’allons pas permettre qu’une minorité de gens fassent peser un risque sur la sécurité du public», a prévenu l’un des préfets de police adjoints de la capitale, Michael Todd. Anarchistes, défenseurs de l’environnement et pourfendeurs du capitalisme mondial ont multiplié ces dernières semaines sur leurs sites Internet harangues et appels à manifester pour le MayDay 2000. Les organisateurs ont promis un «rassemblement de révolutionnaires» dans les rues de Londres et menacé de «faire sauter» le toit du Dôme du millénaire, un gigantesque centre d’expositions très controversé en raison de son coût pharaonique. Une myriade de petites manifestations, allant de la distribution de sandwiches végétariens devant les restaurants McDonald’s aux séminaires sur les méfaits de la mondialisation, sont prévues pendant quatre jours. Elles devaient débuter vendredi par un rassemblement de cyclistes contre la pollution automobile, un tournoi de football autonome et un défilé «anarchiste». Mais la police redoute surtout des violences lundi pour le 1er mai. Jusqu’à 10 000 manifestants sont attendus dans le centre de la capitale, en particulier dans la City, temple du capitalisme mondial honni aux yeux des protestataires. Le mouvement de l’ultra-écologie Reclaim the Streets («Reprenez possession des rues») invite le même jour à des opérations de «guérilla de jardinage» au nom de la lutte contre la «destruction de la planète». Armés de pioches, de pelles et de râteaux, ses sympathisants entendent créer des espaces verts sauvages en plein centre-ville, en particulier sur Parliament Square, devant la Chambre des députés britanniques. Certains projettent aussi de déverser du fumier aux portes du palais de Buckingham. «Lundi sera une journée glorieuse», prévenait cette semaine l’un des organisateurs dans le quotidien The Independent.
Jardinage sauvage aux portes du parlement, manifestation au cœur de la City et protestations en tout genre : la police craint un week-end du 1er mai agité à Londres où les «anticapitalistes» ont commencé à se mobiliser hier. Les forces de l’ordre seront pendant quatre jours sur le pied de guerre, dans la crainte d’incidents similaires à ceux qui avaient éclaté le 18 juin 1999 en marge d’un rassemblement contre «l’exploitation du tiers-monde» par les pays industrialisés. Ce jour-là, plusieurs centaines de casseurs anarchistes avaient mis à sac une partie du quartier de la City, le plus grand centre financier européen, causant plusieurs pour millions de livres de dégâts, faisant 44 blessés et entraînant 101 arrestations. «Tous les congés prévus pour le week-end ont été annulés dans la police londonienne,...