France Premier congrès du Front national depuis sa scission
le 29 avril 2000 à 00h00
Le congrès du parti d’extrême droite français Front national, le premier depuis sa scission l’an dernier, a débuté hier vendredi à Paris, dans un climat morose, sous la houlette de son dirigeant, Jean-Marie Le Pen, désormais privé de tous ses mandats électifs. Le FN n’a pas réussi à retrouver ses forces après la scission qu’il a connue en 1998. Il demeure en perte de vitesse dans le paysage politique français, et Jean-Marie Le Pen lui-même admet que son parti est en «convalescence». Unique candidat à la direction du parti, dont il fut l’un des fondateurs en 1972, Le Pen devrait être réélu par acclamation aujourd’hui samedi par les 1 500 délégués, sans que l’on puisse déterminer, faute de vote à bulletins secrets, la proportion des opposants ou abstentionnistes. Le président du Front national se présente pourtant dépouillé de tout mandat électif, le gouvernement venant de confirmer sa déchéance en tant que député européen après le retrait de son mandat de conseiller régional. Cette confirmation fait suite à une décision de justice de le priver de ses mandats électifs, pour un an, à l’issue de son agression d’une candidate socialiste lors de la campagne électorale de juin 1997. Le Pen, 71 ans, qui souligne à toute occasion sa bonne forme physique et intellectuelle, affirme toutefois que ni la perte de ses mandats ni la condamnation qui la motive n’entameront la confiance de ses troupes. Bien au contraire, ils seront «fous de rage», assure-t-il. Le Pen reconnaît que son parti «a dû surmonter les difficultés d’une trahison et d’une scission en pleine campagne électorale, ce qui a évidemment minoré son succès, ses résultats». Mais, a-t-il ajouté lors d’une interview, «les problèmes qui se posent à la France demeurent dans leur gravité brûlante et, par conséquent, le FN conserve intact son potentiel électoral puisqu’il est le seul à oser faire les analyses vraies et à proposer des solutions courageuses». «Nous ferons porter, comme toujours, notre effort sur les dangers qui sont les plus perçus. Actuellement, c’est évidemment la montée dramatique, à la fois structurellement et qualitativement, de l’insécurité, c’est la montée de l’immigration et c’est la stagnation du chômage», a-t-il ajouté.
Le congrès du parti d’extrême droite français Front national, le premier depuis sa scission l’an dernier, a débuté hier vendredi à Paris, dans un climat morose, sous la houlette de son dirigeant, Jean-Marie Le Pen, désormais privé de tous ses mandats électifs. Le FN n’a pas réussi à retrouver ses forces après la scission qu’il a connue en 1998. Il demeure en perte de vitesse dans le paysage politique français, et Jean-Marie Le Pen lui-même admet que son parti est en «convalescence». Unique candidat à la direction du parti, dont il fut l’un des fondateurs en 1972, Le Pen devrait être réélu par acclamation aujourd’hui samedi par les 1 500 délégués, sans que l’on puisse déterminer, faute de vote à bulletins secrets, la proportion des opposants ou abstentionnistes. Le président du Front national se...
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