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Actualités - Chronologie

OUA La rébellion congolaise et ses alliés, grands absents du sommet

La rébellion congolaise et ses alliés, le Rwanda et l’Ouganda, seront les grands absents du sommet d’Alger organisé dimanche par le président en exercice de l’OUA, le chef de l’État algérien, pour tenter une énième fois de faire appliquer un cessez-le-feu en République démocratique du Congo (RDC). Ce sommet, convoqué dans le cadre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) par Abdelaziz Bouteflika, réunira les présidents de la RDC, Laurent-Désiré Kabila, de la Zambie, Frederick Chiluba, du Mozambique, Joachim Chissano, du Mali, Alpha Oumar Konaré, d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki et du Nigeria, Olusegun Obasanjo. Le secrétaire général de l’OUA, Salim Ahmed Salim, ainsi que Ketumile Masire, l’ex-président du Botswana et médiateur du dialogue inter-congolais, assisteront au sommet. Mais aucun des trois mouvements rebelles congolais, ni Kigali, ni Kampala, qui les soutiennent militairement, n’ont été invités. Leurs leaders s’interrogent sur la portée réelle de cette nouvelle réunion. «On ne voit pas très bien sur quoi peut porter ce sommet puisque ni les alliés ni les acteurs de la révolution n’ont été invités», a déclaré depuis Gbadolite (Équateur) Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de libération du Congo (MLC), soutenu par l’Ouganda. «Par ailleurs, on s’étonne que les organisateurs aient invité certains pays qui n’ont rien à voir avec le conflit congolais», a-t-il ajouté, précisant qu’«il s’agit peut-être de trouver des volontaires pour la mise en place d’une force d’interposition». Il ne «faut rien attendre de précis de ce sommet», juge Joseph Mudumbi, responsable par intérim du département des Relations extérieures du principal mouvement rebelle, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), contacté à Goma (est de la RDC). Le RCD est soutenu par le Rwanda. Le RCD-ML (Mouvement de libération), d’Ernest Wamba dia Wamba, n’a pas non plus été invité. Le RCD, le MLC et le RCD-ML contrôlent, grâce à l’appui des soldats ougandais et rwandais, près de la moitié du territoire de l’ancien Zaïre, au nord, au centre et à l’est. Alger présente toutefois cette réunion comme une simple rencontre d’«évaluation» après les échecs de nombre de forums consacrés au conflit depuis le début de la guerre en août 1998, pour voir comment il est possible de faire appliquer l’accord de cessez-le-feu de Lusaka, entré en vigueur le 31 août 1999 mais jamais respecté depuis par ses signataires : Kinshasa et ses alliés la Namibie, le Zimbabwe et l’Angola (auncun de ces trois pays n’a d’ailleurs été invité à Alger), les trois mouvements rebelles, l’Ouganda et le Rwanda. André Bumaya, ministre rwandais des Affaires étrangères, tempère les propos des rebelles : «Ce sommet des non-belligérants, initié par Kabila, doit permettre de discuter de l’avenir du Congo. C’est le premier du genre, ajoute-t-il, précisant : Il faut toujours espérer que tout ceci puisse contribuer à la mise en place des accords de Lusaka en faisant prendre conscience à Kabila de la nécessité d’un règlement imminent de ce conflit». M. Bumaya juge également que «Kabila cherche un soutien en initiant cette rencontre, mais il faut espérer que ce soutien n’aille pas à l’encontre de l’accord de Lusaka, ce serait une erreur». L’accord de cessez-le-feu de Kampala, signé également par tous les belligérants, prévoyait la «cessation immédiate des hostilités» à partir du 14 avril pour permettre le déploiement des observateurs et d’une force de maintien de paix des Nations unies, prévu par le texte de Lusaka. Il est, lui aussi, resté lettre morte.
La rébellion congolaise et ses alliés, le Rwanda et l’Ouganda, seront les grands absents du sommet d’Alger organisé dimanche par le président en exercice de l’OUA, le chef de l’État algérien, pour tenter une énième fois de faire appliquer un cessez-le-feu en République démocratique du Congo (RDC). Ce sommet, convoqué dans le cadre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) par Abdelaziz Bouteflika, réunira les présidents de la RDC, Laurent-Désiré Kabila, de la Zambie, Frederick Chiluba, du Mozambique, Joachim Chissano, du Mali, Alpha Oumar Konaré, d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki et du Nigeria, Olusegun Obasanjo. Le secrétaire général de l’OUA, Salim Ahmed Salim, ainsi que Ketumile Masire, l’ex-président du Botswana et médiateur du dialogue inter-congolais, assisteront au sommet. Mais aucun des...