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Actualités - Chronologie

Affaire Lockerbie La justice écossaise refuse un nouveau report du procès

Le procès des suspects libyens de l’attentat de Lockerbie s’ouvrira comme prévu le 3 mai aux Pays-Bas, après le rejet par la cour écossaise appelée à juger les deux hommes d’une demande de report déposée par l’accusation. Le président du tribunal, le juge Ranald Sutherland, a jugé insuffisants les arguments présentés par le procureur Colin Boyd, qui reprochait à la défense de n’avoir communiqué son volumineux dossier à ses services qu’à la dernière minute, le 20 avril. «Les accusés sont maintenant en détention provisoire depuis 467 jours, ce qui est sans précédent dans l’histoire judiciaire écossaise (...). Sans négliger les difficultés surgies pour l’accusation, je ne suis pas convaincu qu’un report soit nécessaire», a déclaré Lord Sutherland, à l’issue d’une audience spéciale sur l’ancienne base militaire néerlandaise du Camp Zeist, près d’Utrecht (centre des Pays-Bas), qui accueillera le procès. Il a assuré qu’il aurait pris la décision inverse s’il avait été «convaincu qu’un procès équitable ne pourrait avoir lieu sans report». L’accusation, qui avait la possibilité de faire appel, avait auparavant précisé qu’elle n’en ferait pas usage. «Si la cour tranche contre moi, l’accusation ira au procès», avait indiqué M. Boyd en préambule à son intervention. Le procureur écossais a vivement pris à partie la défense des deux suspects libyens, Abdel Basset Ali el-Megrahi et al-Amine Khalifa Fhimah, implicitement accusée d’obstruction. «La responsabilité de la situation incombe uniquement aux actions des représentants de la défense», a-t-il insisté, affirmant qu’en dépit de mois de réunions entre les parties, la liste des témoins à décharge ne lui était parvenue que «dans l’après-midi de la veille du week-end de Pâques». Sur un total de 119 témoins, résidant en Suède, en Allemagne, aux États-Unis, à Malte et, pour l’essentiel, en Libye, l’accusation n’en connaissait que 31. «Et pour ce qui est des Libyens, ils nous sont tous totalement inconnus», a souligné M. Boyd. Sous les regards attentifs des deux accusés, apparus détendus à l’audience, l’avocat d’Abdel Basset Ali el-Megrahi, Me William Taylor, a répliqué qu’«un précis de ce que chacun des témoins dirait (au procès) avait déjà été remis à l’accusation» mercredi. Il a vertement répondu aux reproches de M. Boyd, en énumérant à son tour une série de retards pris par le procureur dans la procédure, depuis la livraison des deux accusés par la Libye le 5 avril 1999. Me Taylor a réaffirmé au passage qu’avec son collègue Richard Keen, défenseur d’al-Amine Khalifa Fhimah, il plaiderait lors du procès l’innocence des deux ressortissants de Tripoli et mettrait en cause «deux organisations et dix individus». Sans nommer ces organisations, il a précisé que, parmi les témoins de la défense, figuraient des agents du FBI américain ayant longuement enquêté sur le Front populaire de libération de la Palestine-commandement général (PFLP-CG) d’Ahmed Jibril. Abdel Basset Ali el-Megrahi et al-Amine Khalifa Fhimah sont accusés d’avoir fait exploser en vol, le 21 décembre 1988, un Boeing de la PanAm au-dessus de Lockerbie (Écosse), tuant 270 personnes, 259 à bord de l’appareil et 11 habitants du village. Comme l’audience de jeudi, le procès de Lockerbie se tiendra dans une salle spécialement aménagée pour l’occasion au Camp Zeist, à quelques dizaines de mètres de la prison où les deux accusés sont détenus, à l’intérieur du site.
Le procès des suspects libyens de l’attentat de Lockerbie s’ouvrira comme prévu le 3 mai aux Pays-Bas, après le rejet par la cour écossaise appelée à juger les deux hommes d’une demande de report déposée par l’accusation. Le président du tribunal, le juge Ranald Sutherland, a jugé insuffisants les arguments présentés par le procureur Colin Boyd, qui reprochait à la défense de n’avoir communiqué son volumineux dossier à ses services qu’à la dernière minute, le 20 avril. «Les accusés sont maintenant en détention provisoire depuis 467 jours, ce qui est sans précédent dans l’histoire judiciaire écossaise (...). Sans négliger les difficultés surgies pour l’accusation, je ne suis pas convaincu qu’un report soit nécessaire», a déclaré Lord Sutherland, à l’issue d’une audience spéciale sur...