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Actualités - Chronologie

Internet Le commerce électronique explose, mais son succès n'est pas assuré

Le commerce électronique, qui tente tous les professionnels de la vente, est en pleine expansion, mais le succès de cette forme de vente est loin d’être assuré, notamment en raison de ses importants coûts de lancement, selon une étude présentée par Merrill Lynch. Michèle Wolff, spécialiste de la distribution alimentaire chez Merrill Lynch, s’est montrée particulièrement prudente quant au boom attendu et à la rentabilité du «e-commerce». Le poids de la distribution par Internet est très difficile à apprécier, a-t-elle expliqué en présentant l’étude. Les estimations les plus fiables lui accordent d’ici à quelques années une part de marché entre 5 et 20 %, et entre 3 et 15 % dans l’alimentaire, a-t-elle souligné. Même sans chiffres précis, il est clair que tous les grands du commerce se lancent et ouvrent leur site d’achat en ligne. «D’ici à la fin de l’année, tous les opérateurs en France auront leur site», estime Mme Wolff. «Il y aura certainement des gagnants mais aussi des perdants et cette forme de distribution va accélérer la concentration du secteur», prévoit-elle. Parmi les principaux risques du commerce électronique pour les distributeurs, Mme Wolff a cité les coûts de lancement et d’acquisition de chaque nouveau client, qui peuvent atteindre 25 à 50 % du chiffre d’affaires. L’arrivée de cette nouvelle forme de distribution ne menace pas le commerce traditionnel, estime-t-elle, en s’appuyant sur l’évolution de la vente par correspondance, qui représente aujourd’hui seulement 5 % à 6 % de l’ensemble de la distribution. L’aspect «prix compétitif», censé être un avantage déterminant pour le commerce en ligne, est une autre idée préconçue réfutée par Mme Wolff. Selon elle l’achat en ligne est avant tout motivé par son côté «pratique». L’absence de magasin n’est d’ailleurs pas un avantage déterminant dans la formation du prix, selon Merrill Lynch. Le coût de fonctionnement d’un magasin représente 15 % du prix de vente au détail. Pour les distributeurs en ligne, ce coût est nul mais «il est compensé» par les frais de logistique et d’acheminement, particulièrement élevés dans le secteur alimentaire. Chaque commande alimentaire coûte au distributeur en moyenne 8 à 12 euros, indique Merrill Lynch.
Le commerce électronique, qui tente tous les professionnels de la vente, est en pleine expansion, mais le succès de cette forme de vente est loin d’être assuré, notamment en raison de ses importants coûts de lancement, selon une étude présentée par Merrill Lynch. Michèle Wolff, spécialiste de la distribution alimentaire chez Merrill Lynch, s’est montrée particulièrement prudente quant au boom attendu et à la rentabilité du «e-commerce». Le poids de la distribution par Internet est très difficile à apprécier, a-t-elle expliqué en présentant l’étude. Les estimations les plus fiables lui accordent d’ici à quelques années une part de marché entre 5 et 20 %, et entre 3 et 15 % dans l’alimentaire, a-t-elle souligné. Même sans chiffres précis, il est clair que tous les grands du commerce se lancent et...