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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché toujours sous contrôle

Le marché libanais des changes a repris ses activités hier, au lendemain du long chômage pascal, mais il est resté un peu agité par les conjectures auxquelles ne cesse de donner lieu la décision d’Israël de retirer ses troupes du Liban-Sud avec ou sans accord avec la Syrie dans le cadre d’un règlement régional de la crise du Moyen-Orient. En effet, l’offre du dollar continuait à se contracter contrairement à la demande qui a pris une certaine dimension hier, au lendemain d’un long week-end pascal et ce, abstraction faite des assurances émanant de hauts responsables au sujet de la situation saine du marché et de la détermination de la Banque du Liban (BDL) de préserver la stabilité monétaire dans le pays. Cette dernière, en maintenant sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue donc à faire clôturer le dollar au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant que les banques de la place continuaient de le négocier au haut de cette fourchette et très rarement en dehors de la BDL. Le billet vert est resté donc confiné dans d’étroites limites autour de 1 514,00 LL durant toute la journée d’hier, avec un volume d’affaires estimé à quelque 15 millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, à en croire les milieux cambistes. L’euro à de nouveaux planchers historiques À l’étranger, l’euro a été très mal en point hier sur les marchés des changes internationaux, atteignant de nouveaux planchers historiques jamais connus après avoir été boudé par les investisseurs qui, ne voyant pas comment la Banque centrale européenne (BCE) pourrait inverser la tendance, lui ont préféré le dollar. La monnaie européenne a entamé sa chute face au billet vert en milieu de matinée, enchaînant les records à la baisse, pour frôler le plancher de 0,9160 dollar et afficher de nouveaux records de faiblesse aussi à 0,5810 sterling et 0,9720 yen. L’euro avait déjà dégringolé jeudi dernier, à la veille du long chômage pascal, pour descendre à 0,9353 dollar après qu’il n’eut pas réussi à profiter de la chute des marchés boursiers américains la semaine précédente. Sa rechute a été aggravée par la reprise des actions américaines hier, après une nouvelle baisse la veille sur le front des valeurs de la haute technologie figurant dans le Nasdaq. Les analystes trouvent dans cette évolution que les réactions du marché des changes aux fortes variations des marchés boursiers américains depuis deux semaines illustrent le pessimisme des investisseurs vis-à-vis de l’euro, remarquant qu’aucune chute du Nasdaq n’a bénéficié à la monnaie européenne mais au contraire à chaque reprise de cet indice les opérateurs procèdent à s’en débarrasser. De plus, l’indifférence des autorités financières et monétaires européennes à la chute de l’euro continue de le rendre moins attractif. L’annonce, hier, par le ministre de l’Économie allemand, Werner Müller, que «la nouvelle baisse de l’euro n’a rien d’inquiétant» est venue peser sur lui au profit des autres grandes monnaies, ont indiqué les cambistes. De façon générale, les analystes ne voient pas comment la BCE, dont le conseil des gouverneurs se réunit demain pour se prononcer sur une éventuelle hausse des taux d’intérêt européens, pourrait soutenir l’euro, faisant remarquer que le principal taux, le REFI, est depuis le 16 mars dernier à 3,50 %. Et d’ajouter que la BCE se trouve actuellement entre le marteau et l’enclume car si elle n’augmente pas les taux cette fois-ci elle aura l’air de négliger l’euro et si elle les augmente elle aura l’air de céder à la panique. De ce fait, il n’y a rien pour le moment qui puisse soutenir l’euro, même si du point de vue économique il n’a aucune raison d’être délaissé sauf si sa baisse pourrait être positive pour les pays européens concernés sous le rapport de leur compétitivité avec les États-Unis et le Japon. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro a été frappé d’un nouvel accès de faiblesse hier, faisant négocier le dollar à New York sur un ton soutenu, comme suit : – 0,9185 pour un euro contre 0,9380, la veille – 1,5795 pour un sterling contre 1,5780 – 2,1290 DM contre 2,0850 – 7,1415 FF contre 6,9925 – 1,7120 FS contre 1,6755 – 2 108,50 lires contre 2 064,25 – 105,85 yens contre 105,75. Bourse de Beyrouth : rechute de la cote À la Bourse de Beyrouth, la tendance continuait à s’effriter, la baisse des actions A de Solidere et C de la Banque Audi l’ayant emporté sur la hausse des actions B de Solidere dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lipsi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 1,27 % à 67,96 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 2,04 % à 155,92 points. Ce phénomène s’est produit dans un faible volume d’affaires avec seulement quelque 63 970 actions négociées d’une valeur globale de 107 046 dollars. Nette reprise de Wall Street Sur les places boursières internationales, les valeurs américaines de la «nouvelle économie» et de la «vieille économie» se sont reprises hier, à New York, après une mauvaise journée la veille, à l’issue de laquelle le Nasdaq avait terminé sur une perte de 4,43 % et le Dow Jones des industrielles (DJIA) sur un maigre gain de 0,57 %. Le titre de Microsoft, dont la plongée de 15,7 % la veille avait démoralisé bon nombre d’investisseurs, s’est repris hier ainsi que les autres valeurs du secteur de la haute technologie qui ont retrouvé la faveur des investisseurs. Le fabricant de microprocesseurs Micron Technologies et les fabricants d’ordinateurs dont IBM et Hewlett-Packard, ainsi que les fabricants de logiciels ont tous relevé la tête avec les valeurs de l’Internet. Le tableau a été encore positif sur les valeurs traditionnelles et cycliques où le nombre de hausses l’a nettement emporté sur celui des baisses (1 548 hausses contre 822 baisses) en mi-séance. Les financières ont aussi fait bonne figure dans l’ensemble, avec American Express, Chase Manhattan et JP Morgan. Il en est de même des valeurs de la chimie, des télécommunications et de la distribution. En effet, l’indice Nasdaq est remonté à plus de 3 650 points pendant que le DJIA fluctuait entre un plus bas à 10 881,04 points et un plus haut à 11 079,90 points, avant d’afficher en préclôture 11 072,39 points, en hausse de 166,29 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont effacé mardi les pertes d’abord enregistrées, au retour d’un congé de quatre jours, en réaction au recul subi lundi par l’indice américain Nasdaq des technologiques. Aidées par la nette hausse de Wall Street en début de séance, la plupart des places européennes ont pu ainsi finir en hausse mais, observent des professionnels, bon nombre de valeurs de la «nouvelle économie» ont encore été déprimées – malgré le redressement vigoureux du Nasdaq – et les gains ont été surtout enregistrés sur des valeurs considérées comme défensives. En clôture, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a affiché un gain de 17,75 points, soit 1,12 %, à 1 607,67, et l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, s’est contenté d’une avance de 40,35 points, soit 0,79 %, à 5 158,13. Les plus fortes hausses reviennent aux Bourses de Francfort et Paris, qui ont gagné respectivement 1,71 % et 1,38 %, suivies par Milan (+1,02 %), Zurich (+0,84 %), Londres (+0,67 %) et Amsterdam (+0,20 %). Deux matches cependant sont encore à la baisse en clôture : Madrid (-0,67 %) et Bruxelles (-0,47 %). Tokyo : en baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 1,1 % mardi en raison de prises de bénéfices de dernière minute liées aux incertitudes quant à l’orientation de Wall Street, qui ont effacé les gains réalisés en milieu de journée, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 225, modifié lundi pour mieux refléter l’émergence de la «nouvelle économie», a cédé 207,82 points à 18 272,33 points. Il avait pourtant terminé la séance du matin en hausse de 0,4 % à 18 549,11. L’indice élargi Topix a du reste gagné 4,47 points à 1 665,28. Les échanges ont été peu fournis et ont représenté un volume estimé à 537 millions de titres contre 657,5 millions lundi. «Une sourde inquiétude sur l’avenir incertain des titres à Wall Street explique les ventes tardives», a dit Masatoshi Sato, de Kankaku Securities. «Il semblait que les opérateurs avaient à peu près digéré les récents soubresauts de Wall Street, mais en fait l’inquiétude demeure profonde», a-t-il estimé. Le marché avait ouvert en petite forme après la nouvelle zone de turbulences traversée par les marchés américains en raison des craintes de démantèlement de Microsoft sur décision du gouvernement américain. Avant les prises de bénéfices de fin de séance, l’optimisme était revenu suite à la diffusion d’une information selon laquelle les fabricants d’acier, de résine synthétique et d’autres matériaux allaient augmenter leur production pour répondre à la forte demande des marchés asiatique et intérieur. Nippon Steel Corp. a fermé la journée en hausse de deux yens, soit 0,8 % à 250. Les titres bancaires ont aussi enregistré des gains, avec une hausse de Bank of Tokyo-Mitsubishi Ltd. de 20 yens à 1 456, et de Fuji Bank Ltd. +19 yens à 1 020.
Le marché libanais des changes a repris ses activités hier, au lendemain du long chômage pascal, mais il est resté un peu agité par les conjectures auxquelles ne cesse de donner lieu la décision d’Israël de retirer ses troupes du Liban-Sud avec ou sans accord avec la Syrie dans le cadre d’un règlement régional de la crise du Moyen-Orient. En effet, l’offre du dollar continuait à se contracter contrairement à la demande qui a pris une certaine dimension hier, au lendemain d’un long week-end pascal et ce, abstraction faite des assurances émanant de hauts responsables au sujet de la situation saine du marché et de la détermination de la Banque du Liban (BDL) de préserver la stabilité monétaire dans le pays. Cette dernière, en maintenant sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1...